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Né en septembre 2006 à Besançon (oui encore...) sur les cendres encore fumantes de Gantz, Hiro se compose de quatre membres : Vax (chant), Mike (basse), Joss (guitare) et Ced (batterie). Adepte d'une hardcore émotionnel et corrosif, le groupe tourne un peu partout en France, en Allemagne et Suisse avant des groupes comme Ampools, Aussitôt Mort, Daïtro, Farewell ou Brume Retina. C'est avec ces derniers que le groupe, signé chez le label local de référence Impure Muzik (Aside from a Day, Gantz, Tesa...), sort fin 2007 son premier effort sous forme de split. Un peu moins d'un an plus tard, c'est cette fois avec un groupe suédois (en l'occurence Amalthea) que les Hiro décident de réchauffer les tympans des amateurs du genre, avec un nouveau split CD, toujours sur le même label.

Hiro / Chronique Split > Hiro | Who Needs Maps?

Hiro | Who Needs Maps? Hiro vs Who Needs Maps?, deux représentants d'un certain esprit noise-hardcore-punk sulfurique - et en mode "French DIY-touch" - qui entrent en collision le temps d'un split LP fatalement attendu au tournant, ça laissait supposer une jolie séance de concassage des tympans. Et c'est le cas. Orchestrée par toute une flopée de labels indé dont les toujours excellents Impure Muzik (Jack and the Bearded Fishermen, Membrane, Sofy Major, Tesa...), Moment of Collapse (Ausstôt Mort, Selenites...) et autres Orchidscent plus inconnus, cette "rencontre" gravée sur un élégant vinyle rouge marbré marque également le dernier témoignage discographique des furieux mais trop rares (et accessoirement excellents) Hiro. Donc on en profite une petite dernière fois avant le baisser de rideau définitif.

Et le groupe aussi, lui qui déclenche les hostilités d'entrée de jeu avec une volée de titres bien saignants (moins surpuissants et monstrueusement massifs que par le passé cependant), mais plus crus, acerbes et hargneux que jamais. Quatre titres pour enterrer l'auditeur avant de se saborder la tête haute, Hiro fonce dans le tas et dégaine deux premiers morceaux qui incendient les enceintes sans prévenir. Une combustion spontanée dont les principaux responsables sont des riffs sol -air qui arrosent les conduits auditifs au napalm, mais également une exécution chirurgicale et une rage particulièrement expressive qui fait de jolis dégâts dans la tuyauterie ("L'errance", "La tentation"). Le scénario est parfaitement rédigé : une attaque en piqué, une expédition noisecore punitive qui laisse des traces et des guerilleros franc-comtois qui calment le jeu avec un troisième morceau destiné à laisser parler son efficacité insidieuse et subversive plutôt que de donner dans le contact outrageusement frontal. Malin.

Le résultat n'est pas calme pour autant même si l'on s'attendait à quelque chose de plus salement violent. L'impression qui ressort ici est celle d'un chaos savamment contrôlé, une maîtrise absolue que le groupe laisse exploser une dernière fois, bien outillé qu'il est avec ses guitares imparables, ses quelques éléments mélodiques de premier choix et toujours ce cocktail hautement addictif de noise, de hardcore et de rock'n'roll... Là où par contre, sans guère de transition, Who Needs Maps? prend le relai pour faire joyeusement sauter la boutique. 4 pistes sans titre distillant un emo-hardcore-punk qui pistonne sec, c'est roots as fuck, ça transpire la sauvagerie pure, ça passe les neurones dans la lessiveuses et ça fait parler la poudre jusqu'à réduire les amplis à un tas de cendres. Intense et corrosive, la mixture sonore ici proposée, ne s'embarrasse pas des convenances. On oublie les présentations et on rentre directement dans le gras, le batteur frappe comme si sa vie en dépendait, le riffing est saignant, la basse... volubile, les vociférations vocales âpres absolument sans concession : en clair Who Needs Maps? est une claque que l'on prend violemment en pleine face et dont on attend impatiemment les prochains méfaits.

Hiro / Chronique Split > Hiro | Amalthea

Hiro | Amalthea Split Ceux qui avaient découvert le groupe via le split avec Brume Retina savent de quoi je parle. En deux titres, les bisontins avaient carbonisé le platine à coup de hardcore screamo punk intense et abrasif et déjà marqué durablement les esprits. Pour ceux qui vont faire leur baptême "hiro-ïque" avec ce split présentement chroniqué et rangé dans un digipack classieux, on va faire court, simple et efficace : Hiro c'est la classe cinq étoiles. En trois claques, le groupe nous met à genou.
La démonstration débute avec "Refoulés" et prend fin sur "Demain ne mène à rien", au milieu des deux, "Le mépris" étant chargé de faire le liens entre les deux. Trois titres et autant de brulots incandescents marqué sous le sceau du hardcore, intensément émotionnel, magnifiquement corrosif. A la lecture des noms des morceaux, aucun doute, la musique d'Hiro n'a rien d'une ballade bucolique. Là n'était évidemment pas l'idée de départ. Le résultat n'en est que plus impressionnant. Après un petit sample d'introduction, "Refoulés" met les guitares en avant et envoie directement la sauce. Speedé et abondamment assaisonné en riffs acérés et section rythmique carnassière, le hurlement ravageur et la puissance de feu destructrice, le quartet bisontin frappe fort et nous scotche littéralement aux enceintes, notamment avec un final au piano majestueux. Un deuxième titre enlevé ("Le mépris"), plus hardcore-punk, moins compact mais tout aussi aguisé et le groupe s'offre un dernier tour de piste avec "Demain ne mène à rien". Le propos est lucide, le texte (en français) s'attaque à notre esprit jusqu'à nous rendre irrémédiablement addict. La fièvre au corps, Hiro se veut passionné, maîtrisant ses éclairs de rage foudroyante pour en accentuer l'impact quand il ne produit pas des atmosphères remarquablement désespérées. Un must absolu.
Après une telle claque, difficile de faire mieux et il faut bien reconnaître que les suédois d'Amalthera, s'ils ne déméritent pas, ont bien du mal à soutenir la comparaison. Et s'ils ne boxent pas dans la même catégorie, évoluant ici dans un registre plus émo/screamo rock, ne font pas oublier leurs prédécesseurs. Cela dit, après quelques écoutes attentives, on décèle dans l'alternance des vocalises (émo aigues et hardcore graves) et dans les mélodies uniques que distillent patiemment le groupe, ce petit "truc" qui fait qu'Amalthea sort efficacement son épingle du jeu. Certes, il faut se forcer à oublier quelques instants ce qu'à fait Hiro pour pleinement se plonger dans l'univers des scandinaves, mais une fois fois cet effort consenti, l'effet est quasi immédiat. Répondant aux trois titres des frenchies par une triplette chantées (ou hurlée) en anglais, les suédois dévoilent une musique à la puissance émotionnelle assez imprévisible et en évolution permanente. "We are comedians" est ainsi un modèle du genre quand "We smile in denial" fait appel à des orchestrations subtiles qui font ainsi constamment osciller Amalthea entre douleur vive et apaisement délicat. Un dernier titre ("We share laughter in torment") mélangeant complètement les genres, post-rock, screamo-core, indie-rock, pour mieux s'affirmer et les suédois referment ce split avec le sentiment du devoir accompli et l'assurance d'avoir révélé deux groupes déjà difficilement dispensables.

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Hiro / Chronique Split > Brume Retina | Hiro

brume retina / hiro Un split entre Brume Retina et un autre groupe dénommé Hiro, ça sent l'émo-screamo qui envoie du gros et à l'écoute des 6 titres, on se rend compte qu'on ne s'est pas trompé ! Brume Retina (avec 3 ex-Gameness pour ceux qui ne suivent pas) occupe les quatre premières pistes mais ses morceaux sont expulsés en un peu moins de temps que les deux proposés par Hiro, les deux entités sont donc à armes égales sur ce split. Split où il n'est pas question de combat, ou alors juste celui de l'auditeur qui lutte pour ne pas succomber sous les assauts des guitares, des rythmes et du chant (en français pour ceux qui arrivent à le comprendre). La voix de Brume Retina est un instrument (plutôt à ranger avec les percussions) et les Parisiens n'en sont pas dépendants, en témoigne un premier titre instrumental où le décor se construit peu à peu avant d'être déchiré ("Avale" / "Recrache"), naturellement liés entre eux, ces deux titres servent aussi de mèche à l'explosif "La raison a cédé" qui amène le chaos, la vitesse, la confusion, l'excitation et "Hymne à la loi". On peut reprendre notre souffle avec l'intro de "Lis", nous écoutons alors Hiro.
Qui sont ces Hiro pour avoir autant de classe dés leurs débuts (le groupe n'est monté que depuis septembre 2006) ? Si je te dis Besançon, ça donne déjà une petite idée... Le quatuor vient en effet de cette place forte du rock chargé d'émotions, Xav (chant), Mike (basse) Joss (guitare) sont tous trois passés dans les rangs de Gantz, avec Céd (batterie), ils sont désormais Hiro (Nakamura ?) et livrent un screamo éclatant. Sample presque classique, atmosphère tranchante, sons à fleur de peau, voix posée sur le rebord de la falaise, on se retrouve au coeur du titre avec les guitares sans s'en rendre compte, complètement saturé, l'air devient irrespirable et magique. Riffs dévastateurs, rythmiques destructrices, Hiro fait autant dans la dentelle que dans la démolition atomique. L'autre titre, "La manipulation des corps", est moins surprenant, c'est un concentré d'émo-core qui taille dans le vif sans anesthésie. En deux titres, Hiro s'est imposé.
Aprés un split à quatre regroupant Gameness, Gantz mais aussi Amen Ra et Vuur, on retrouve avec bonheur les évolutions des deux combos frenchies sur une même galette ébouriffante qui a déjà tout l'air d'un must have, cette première sortie d'Hiro pourrait en effet vite devenir collector...

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