metal Métal > Highscream

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Highscream, HS pour les intimes, sort tout droit du Havre, mélangeant avec allègresse neo-metal, hardcore et fusion, le groupe s'inscrit dans la mouvance rap-metal cher à certain. Entre un Enhancer, d'un NFZ, ou d'un Asaliah, Highscream trouve ses propres repères pour marquer ses influences. Deux chanteurs, deux guitaristes, un scratch, une bonne dose d'enthousiasme, d'énergie et de volonté, voilà ce qui caractérise ce combo havrais. La platine de Highscream tient ici une vrai place et n'a pas un seul rôle de figuration comme on peut le voir dans certains groupes... Bien décidé à conquérir le territoire national et pas seulement la province normande qu'ils ont déjà écumés ( mais c'est quand qu'ils viennent à Rouen ? , -), Highscream sort son premier 4 titres éponyme, et ça fait mal, ils sont près à tout fracasser. La maturité de Highscream n'est plus à prouver, leur compos sont solides, et sur scène, No Place For Soul et Pleymo, leurs ont déjà fait confiance.

Highscream / Chronique EP > Highscream

highscream Une foule en délire, un écho proche, le début commence très lourd, sur un mélange bien saturé, un chant hip-hop, des riffs ou les harmoniques artificielles apporte une toute autre couleur. Le style est typique et bien prononcé, un bon morceau pour commencer un concert. L'énergie est présente, et on ne peut s'empêcher de secouer la tête, à moins d'être sourd. Le passage calme apporte sa dose d'originalité, son atmosphère étrange, son crescendo. "Same full bus", déroule sa basse presque jazzy, vite submergée par un déluge de guitares, un riff plus rythmique que mélodique, moins abordable, plus réfléchi, leurs paroles en français trouve un nouvel élan ici, fermement appuyé par la symbiose guitare-batterie. Le rythme se modifie, sort de son carcan binaire bateau 4/4, -pour se faire entendre-. Le brouillard commence à apparaitre, le grondement monte, peur, cris, la ritournelle continue, toujours aussi basse, légèrement accompagnée par une guitare saturé, entre hip-hop et hardcore, le chant en jette plein la tête. Les passages feutrés, basse grondante, chant hip-oriental, guitares étouffés, relève la sauce, ammène la suite avec excellence. Highscream est dans le secteur, -j'ai des problèmes, et dans le blasphèmes on nage, notre avenir est précaire, mais on lâche pas l'affaire-, un bon gros tube pour conclure, un riff lent qui sait prendre son temps. Deux chants énervés, remontés à bloc, une guitare qui s'énerve sans s'embrouiller, un refrain scandé tel un hymne, une pulsation énergique et symbiotique. On fait un break et on recommence -On est venu sur scène-, mettant toute leur énergie -HS !- dans le combat, entrainant guitares, batterie dans l'arène, prêt à en découdre, bénéficiant en plus de cette énergie, et de cette puissance, d'un certain groove pas déplaisant. Plage cachée, puissace dissimulée, prise live sous un déluge hardcore, un maelström en fusion, avec en prime un solo de guitare, une cadence rageuse, une frappe efficace, et cette coopération des deux chants qui va en laisser plus d'un sur le carreau.