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Hero Destroyed vient de Pittsburg aux États-Unis, composé d'anciens membres de Commit Suicide, le quintet délivre un hardcore/noisecore virulent. Signé récemment chez Relapse Records, le groupe s'illustre avec un EP éponyme digne d'un brûlot efficace. Entre Converge, Soilent Green et The Red Chord, Hero Destroyer ne laisse que des décombres sur son passage.

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Hero Destroyed Sept titres plutôt efficaces (oui, chez certains, sept titres c'est un album entier), cet EP éponyme va faire parler de lui dans les chaumières, entre hardcore, métal et noisecore, Hero Destroyed n'hésite pas à mettre les bouchées doubles et sort les gros engins de chantiers pour effectuer son travail de destruction sonore, travail effectué soit dit en passant, avec un souci du détail et du petit gravier. Guitares compactes et incisives, une basse grondante plutôt massive qui donne du corps à l'ensemble, une batterie énervée qui donne dans l'exubérance, "Cause for cancer" et "Bloody hand" avancent à cent à l'heure avec violence et dissuasion, un déluge sonore dense et organique, c'est une jungle métallique que le quintet délivre là, pas de répit à l'horizon, l'agenda de Hero Destroyed est chargé, leur barillets également. Là où le groupe s'illustre c'est sur un "Flashers" subtile et interessant, la machinerie Hero Destroyed démarre comme à son habitude, barrage de guitares, pluie incessantes d'accords et de toms de batterie, une mécanique bien huilée à faire trembler le moindre batiment du grenier jusqu'aux fondations, une guitare qui part en trémolo virulent mais discret, break, un redémarrage à la manivelle et c'est parti pour du bourrin, une vraie entreprise de démolition totale lachée dans le vide à bride abattue.
Ces septs titres de Hero Destroyed annoncent du costaud, pas de répit avec ces lascards là, "Texas heart shot" démonte tous les meubles avec un son homogène et puissant, le groupe touche à peine la notion lointaine de subtilité avec "Head in the noose" où les trémolos fusent comme des étincelles, du métal chauffé à blanc travaillé à gros coup de marteau comme sur "Code of arms", avec ce son de basse plutôt impressionant, gros tirant, brillant à souhait, pas de rouille à l'horizon, Hero Destroyed enlève la crasse à coup de décibels.