Helmet 1989 : Page Hamilton monte Helmet. Musicien au talent fou, frontman charismatique, l'homme a pour but de bâtir un groupe de rock/ metal alternatif intense et particulièrement heavy. Un an suffit aux américains pour composer et enregistrer son premier album Strap it on, un disque qui sort chez le très respecté label indé Amphetamine Reptile Records et va se poser comme l'un des disques fondateurs du metal des années 90. Radical et brut de décoffrage, il vaut au groupe d'être signé chez une major, en l'occurence Interscope Records. La machine est lancée et Helmet va alors signer l'un des meilleurs albums de l'histoire du metal : Meantime (1992). Deux ans après, la roue commence à tourner dans l'autre sens pour le groupe de Page Hamilton et le nouvel album des américains (Betty) est très critiqué. Il faut dire que le groupe n'a pas voulu se reposer sur ses lauriers et a pris des risques. Mal lui en a pris. Il faudra trois ans au groupe pour pondre un disque avec Aftertaste, un excellent disque, mais qui n'aura pas le succès escompté, ce qui ronge un peu l'ambiance au sein de la bande. 1999, le groupe se sépare. Page Hamilton s'en va tourner à droite et à gauche, épaulant notamment Trent Reznor sur la tournée post-The Fragile de Nine Inch Nails, Helmet semble définitivement mort et enterré.
Et pourtant, courant 2003, la rumeur enfle sur la toile, le groupe va renaître de ses cendres avec un line-up tout beau tout neuf : Page Hamilton aux commandes (évidemment...) sera accompagné de Chris Traynor (qui avait déjà fait partie du groupe), Joe Tempesta (ex-Rob Zombie et Frank Bello (Anthrax). Dans le genre line-up qui a de la gueule, on a vu pire. Helmet new look se remet au travail et pond Size Matters. Un petit tour et puis s'en va ? Un disque pour jouer la carte de la réformation à but lucratif. Peut-être, peut-être pas... Quoiqu'il en soit, le groupe remet ça en 2006 avec Monochrome. Comme quoi, il semblerait que les grands groupes aient bien du mal à rester "six feet under".