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Le Hellmotel ouvre officiellement ses portes au sortir de l'été 2004. A cette époque, Judoboy met un terme à son existence suite au départ de son chanteur, celui-ci laissant par la même occasion ses 3 compères désoeuvrés mais pas démotivés. Ceux-ci embauchent alors un nouveau vocaliste/hurleur et mettent Hellmotel sur les rails. Après quelques mois d'existence, les gaziers entrent en studio histoire de confectionner dans leur coin un brûlot hardcore comme on n'en fait plus. Mis en boîte par Franck Hueso (Hacride, Inside Conflict) et masterisé par Pellec Henricsson (Cult of Luna, Refused), l'album, intitulé Hang us young sort courant 2005 chez Radar Swarm (Caldera, Cortez, Gantz, Omega Massif, Time to Burn, Year of No Light...)

Hellmotel / Chronique LP > Hang us young

Hellmotel - Hang us young A partir de "Shade and cliche" et ce, jusqu'aux derniers soupirs d'un "Love laziness" chaotique, Hang us young est de ces disques que l'on peut passer en boucle pour faire au choix : chier ses voisins (cochez la case 1), se vider le cerveau (cochez 2), les deux en réduisant ses enceintes à l'état de cendres (cochez 3). Botch, Breach, Converge, Norma Jean et Everytime I Die, toute la crème du hardcore corrosif y passe, non sans que le groupe y appose une petite touche personnelle, comme une petite griffe rock'n roll infernale qui mettrait tout le monde d'accord. "Outlaw texas ranger" met les choses au clair et calme les ardeurs, la doublette "A new saw : taste of broken glass" / "A new saw : the rustiest tools" se chargeant d'annihiler les dernières menaces, éradiquant l'ennemi pour mieux imposer sa puissance. Hellmotel laisse les tympans s'effriter sous les coups de boutoirs de guitare inflammables et de hurlements ravageurs. Féroce et ouvertement rockin' hardcore, le groupe envoie du bois et déboîte au passage quelques épaules non sans garder le sourire au lèvre. C'est bruyant, très bruyant mais qu'est-ce que ça fait du bien par où ça passe...
Aussi énervé qu'une vague déferlante de syndicalistes post-68 sur le retour, Hellmotel met les décibels en avant et fait son petit effet. La différence avec certains, c'est que là, on ne s'en fout pas du tout de leur manif (sic...). Pulsions hardcores, matraquage bourrin et groove rock'n roll pour alléger la sauce, le groupe envoie du gros son mais pas que, atomise les tympans mais pas que, exsude une colère froide mais pas que... Car Hang us young, c'est tout ça et bien plus encore, du HxC technique qui foudroie tout ce qui lui passe sous la main avec une précision chirurgicale, des influences parfaitement recyclées et un background de tueur. "Winter cowboy" et ses cinq minutes de power violence qui fait mâl(e) ou "Hell hot cats" le prouvent, Hellmotel, ça rigole deux minutes, ça cogne dur les 48 minutes qui restent... Et comme les gaziers sont de sacrés bons zikos, forcément, ça arrache un ou deux tympans au passage. Pratiquant un bon gros metal hardcore rock compact et sulfurique, le combo ne fait pas de détail, ça passe ou ça casse... là ça passe. Pas étonnant donc que ça sorte chez le trop rare mais toujours implacable label Radar Swarm (Omega Massif, Time to Burn et Year of No Light notamment). Du 4 étoiles bien classe avec jacuzzi...