Métal > Heaven Shall Burn
Biographie > HSB(C ?)
Heaven Shall Burn est né un jour d'automne 1996 sous la forme d'un quintet a la particularité un peu curieuse : quatre des cinq musiciens sont végétariens (ça c'était pour le scoop people du jour...). Originellement baptisé Consense, le groupe enregistre, quelques mois après ses débuts, une premier démo. En 1998, le groupe sort un MCD au titre guerrier : In battle there is no law, puis un split avec Fall of Serenity en 1999. A la suite de ces premiers efforts, HSB signe chez Lifeforce Records, label via lequel sort en 2000, le premier album long-format du groupe Asunder. A chaque année sa sortie (ou presque) et le groupe enchaîne alors les disques : un split avec Caliban (2001), un deuxième album "Whatever It may take" en 2002. Deux ans plus, Heaven Shall Burn signe avec Century Media et sort Antigone (2004) puis Deaf to our prayers (2006). A raison désormais d'un album tous les deux ans, 2008 marque la sortie de Iconoclast.
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Heaven Shall Burn / Chronique LP > Iconoclast
HSB : 3 lettres et un album baptisé Iconoclast qui promet une bonne saillie métallique... à la teutonne (dans le genre, Caliban est un bon sparring-partner). Tu vois 300, le film avec quelques dizaines de fiers spartiates en jupettes prêt à dérouiller gaiment du méchant perse ? Heaven Shall Burn, c'est pareil... ou presque. Un artwork guerrier qui annonce la couleur avec finesse : en sommes... ça va saigner. Intro symphonique classe ("Awoken") annonciatrice de l'affrontement à venir. Le calme avant la tempête. "Endzeit" range l'orchestre et sort son glaive, une batterie qui fait une entrée fracassante, double pédale qui fait mâle, gros riffs virils et hurlements rageurs de rigueur, ça blast, ça cogne à tout va et surtout, ça ne se prive pas pour nous mettre les morceaux en gros plans. Primaire ? Parfaitement, et alors ? Les teutons sont des bourrins, le cliché est évidemment réducteur (quoique que quand on voit la Nationalmannschaft...) mais tenace et ce n'est pas avec "Like a thousand suns" ou le très fin "Murders of the murderers" que Heaven Shall Burn va bouleverser les mentalités. Tant mieux après tout, le groupe n'est pas là pour ça. Son but : briser de la nuque à coup de metalcore thrashisant qui déboîte. Ses armes : tout l'arsenal métallique déjà utilisé à plus ou moins bon escient par Napalm Death, Machine Head, Caliban ou Bolt Thrower (si si)... Résultat, HSB cogne d'abord et pose les questions après, pour peu qu'il y ait des survivants, parce que même dans un genre ultra-balisé (mais alors... méchamment "ultra"...), les allemands sortent l'artillerie lourde et bien aidés par une prod plutôt lisse et clinquante (Tue Madsen - The Haunted, Mnemic - Ektomorf) fait en même temps rarement les choses à moitié) envoient du bois et ratissent large sur leur passage. Metalcore pur aux relents death, vitesse d'exécution impeccable, batterie en mode "mitrailleuse", des vociférations qui tendent éventuellement à supposer que le chanteur est un poil énervé... (peut-être on a dit...) et une série de brûlots bien montés et qui, alignés les uns après les autres, ont l'étonnante capacité (jouissive) de passablement agacer tes voisins du troisième (quatrième ?) âge. Certes, une fois passée la moitié de l'album, ça a une petite tendance à ennuyer tant la petite séance d'équarrissage métallique sur laquelle s'épanchent les cinq allemands paraît répétitive, mais quelques morceaux pris à la volée et/ou dans le désordre (au hasard "A dying ember", "Quest for resistance" ou "Against all lies") et il n'y paraîtra plus. Le groupe bombe le torse, gonfle les biceps et crache le feu dans les enceintes, Heaven Shall Burn est venu déposer un doux moment de metal destructeur et haineux sur notre oreiller. De quoi passer une douce et apaisante nuit plongé dans les bras de Morphée...
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