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Biographie > la suite de Doggystyle

L'histoire d'HeadCharger commence aprés la sortie de Moments of awakening et des concerts qui l'ont accompagné, Doggystyle (un nom trop commun) a ensuite décidé de devenir HeadCharger. Le groupe prend son temps, change de guitariste (Antony remplace Dod), compose, enregistre et signe chez Customcore Records un nouvel album, éponyme, qui est distribué par Overcome, ce Headcharger déboule à l'automne 2005.
Deux ans plus tard, Watch the sun ne fait pas que nous brûler yeux, il nous explose aussi les oreilles !!!
En janvier 2010, direction XIII bis Records pour The end starts here, nouvel album qui comme le précédent est enregistré par Antony (gutariste) et masterisé par Alan Douches.

Review Concert : Headcharger, Assaut coriace au Splendid (nov. 2007)

Interview : Headcharger, Watch the interview (nov. 2007)

Headcharger / Chronique LP > The end starts here

Headcharger - The end starts here Des corbeaux partout, fond rouge ou fond bleu, c'est le crayonné noir qui attire l'attention (signé ElvisDead), on est loin de la chaleur de Watch the sun dans l'image mais encore assez proche dans le son, les HeadCharger n'ayant pas changé leurs guitares d'épaule. Rock N Roll grave burné hésitant entre l'option stoner désertique et l'option pluie acide, les Caennais ne se contentent plus de botter le cul des (devenus) molassons Queens Of The Stone Age ("The end starts here" ravive même le son de Kyuss), ils vont désormais également jouer plus au Nord sur les terres brumeuses d'Alice In Chains quand ils se calment ("Harvey Keitel's syndrom" -la suite de "Bill murray's syndrom" ?-, "Something someone") rappelant au passage leur intérêt pour la scène grunge par un clin d'oeil dans le nom d'un titre ("I hate myself and I want you back" qui n'a pas grand chose d'autre de Nirvana). S'ils sont excellents, ces morceaux tout en délié avec arpèges et chant dédoublé ne sont pas légions, nos cowboys du pas si far west préfèrent garder le pied à fond sur la pédale de disto et mouliner des riffs bien gras. Pour pimenter l'ensemble, on a le choix entre une belle couche de chant lourd pour le contraste ("Breathe out"), l'harmonica de Philippe Gehanne ("Would you ?"), du solo aux accents seventies en veux-tu en voilà ("The gambler"), un ami chargé de mixage qui vient chanter quelques mots (Guillaume de 64 Dollar Question), bref pas de quoi s'ennuyer une seule seconde !
Le (hard ?) rock gras made in France est en pleine forme, et si la fin commence ici, c'est que ce n'est que le début, alors tant mieux. [ [fr] ElvisDead: MySpace (26 hits)External ]

Headcharger / Chronique LP > Watch the sun

Headcharger - Watch the sun C'est une des grosses claques de l'automne que ce nouvel album d'HeadCharger car si on s'attendait à un très bon album (au vu de leur premier effort, on ne doutait pas de leurs talents), on ne s'attendait pas forcément à une telle débauche de rock'n'roll crasseux et chaleureux.
Watch the sun est le rejeton d'une maman HardCore et d'un papa stoner qui assume complètement sa condition : il pose un pied sur le retour, tend deux doigts diaboliques vers le ciel, agite la tête et t'envoie de gros riffs en travers de la gueule. HeadCharger joue bras tendus, taille dans le gras et allie parfaitement sens de la mélodie qui fait mal, accords incisifs et rythmiques animales. Le son est gigantesque mais, là encore, il ne pouvait en être autrement car confié à la doublette Serge Morattel (Knut, Tantrum, Shora, Membrane, Houston Swing Engine, ...) / Alan Douches (Prejudice GVA, Ampools, Right 4 Life, Hatebreed, Converge, ...), la voix et chaque instrument sont formidablement bien placés et font leur job sans rechigner, qu'il faille tabasser à vitesse grand V ("Bill Murray's syndrome"), se faire plus charmeur ("Get naked") ou faire honneur au Rock'N'Roll ("You wanna dance you gotta pay the band") avec deux grands R et un gros N. Séb a gagné en variété dans son chant, à l'aise dans le dur comme dans le doux, il suit sans sourciller les ruades des zicos qui l'entourent et ne le ménagent pas forcément (il faut pouvoir assurer après une intro comme celle de "On the prowl"). La très belle pochette annonçait elle aussi la couleur : rouge flamboyant, chaleur infernale, forcément, musicalement ça devait péter le feu, mission plus que réussie avec un album où l'ennui est réduit à l'état de cadavre, piétiné par les empreintes des Caennais qui ont définitivement trouvé éperons à leurs bottes. En France, on sait enfin faire du rock méga bien burné, en tout cas, avec Lazy, Sna-Fu, HeadCharger et les autres, on peut rivaliser avec la Scandinavie, la Suisse ou les Etats-Unis sans rougir. Ne serait-ce que pour ça, merci les gars !

Headcharger / Chronique LP > Headcharger

headcharger : headcharger Aprés un album assez particulier car un peu "le cul entre deux chaises" (Moments of awakening), Doggystyle devenu HeadCharger a trouvé sa route, celle qui passe par cette station service au milieu de nulle part et qui sert une essence avec pas mal de plomb... Les premières secondes de l'album sont un peu déroutantes, le son semble venir de loin, on craint de voir resurgir le syndrôme Metallica (comprendre "si on enregistrait notre nouvel album avec un son de merde") mais aprés quelques riffs, la 4L tressautante se transforme en poids lourd lancé à toute vitesse ! Ouf... Les progrés de HeadCharger sont impressionnants et à tous les niveaux, la prod est mortelle (est-ce surprenant quand on sait que c'est Serge Morattel (Knut, Tantrum, Overmars... qui a enregistré l'album ?), d'ailleurs, le côté rock'n'roll abrasif qui va si bien aux Normands a certainement été apporté par le Suisse... Dès le deuxième titre, "Daily struggle", on atteint des sommets noisy-core où la saturation est reine. HeadCharger accélère encore la cadence avec "Falling asleep masses" où la voix éraillée devient parfois très clair, les breaks et les relances sont ultra énergisants, on ne s'ennuie pas même quand lorsque survient le calme "Dead end" et ses ambiances peu rassurantes ou les mélodies entrainantes de "Dead or alive".
Gros travail sur les rythmes, des plans de gratte trés variés et qui s'enchainent à merveille, énorme boulot sur le chant (lourd, mélodieux, rapide, percutant, effets judicieux...), HeadCharger est une des excellentes surprises de la rentrée, si c'est aussi carré et puissant sur scène, ça va faire trés mal, te voilà prévenu.