Headcharger - Slow motion disease Ce soir et toute la nuit, on va faire la fête, voilà le premier message envoyé par Headcharger de retour aux affaires avec Slow motion disease, les corbeaux se sont donc envolés laissant apparaître un ciel bleu éclatant et deux croix un peu lugubres mais un artwork au diapason du disque : un peu plus lumineux ! A leur talent naturel pour faire groover les titres et balancer les têtes ("Using people as one of the fine art", "Should be runnin'"...), les Headcharger ajoutent une grosse dose de smile (un poil agressif sur "Dusty dreams") et nous force à prendre leur train en marche sans faire dérailler le gros solo de service ("Fires of hell"). Si le titre de l'album (Slow motion disease) renvoie à la notion de ralenti (le lent titre éponyme qui clôt l'opus est d'ailleurs très lugubre, une sorte de blues funèbre qui fout la chair de poule) et qu'on a donc des titres plutôt cools comme "The life of a...", qui est une balade acoustique instrumentale toute douce, on a aussi des passages très rythmés comme la suite du morceau précédemment cité ("...Drifter") qui écrase le champignon progressivement ou son successeur "Spain summer sun" option cow boy au grand galop avec un soleil couchant dans le dos. On a donc une belle variété d'ambiances, d'attaques du chant et de sons sur ces douze pistes qui jouent parfois la simplicité ("Silence is worse") et même quand les Normands enchaînent les riffs stoner d'école ("Don't need you", mon moreau préféré), on est pris par l'efficacité redoutable du combo qui ne laisse rien au hasard et à la maîtrise son art.
Pour ceux qui ne téléchargent pas l'album sur MegaUpload ou ailleurs et qui achèteront le digipak (attention, c'est une édition limitée !), le groupe vous offre en cadeau Bonux un DVD avec le concert capté lors du Hellfest 2011.

Qu'un groupe français sorte un bon album de rock qui défouraille option stoner est devenu monnaie courante. Mais quand un groupe en sort trois d'affilée (l'éponyme Headcharger assurant davantage la transition avec Doggystyle), on peut parler de référence. Avec Slow motion disease, Headcharger démontre qu'il en est désormais une belle.