headcharger : headcharger Aprés un album assez particulier car un peu "le cul entre deux chaises" (Moments of awakening), Doggystyle devenu Headcharger a trouvé sa route, celle qui passe par cette station service au milieu de nulle part et qui sert une essence avec pas mal de plomb... Les premières secondes de l'album sont un peu déroutantes, le son semble venir de loin, on craint de voir resurgir le syndrôme Metallica (comprendre "si on enregistrait notre nouvel album avec un son de merde") mais aprés quelques riffs, la 4L tressautante se transforme en poids lourd lancé à toute vitesse ! Ouf... Les progrés de Headcharger sont impressionnants et à tous les niveaux, la prod est mortelle (est-ce surprenant quand on sait que c'est Serge Morattel (Knut, Tantrum, Overmars... qui a enregistré l'album ?), d'ailleurs, le côté rock'n'roll abrasif qui va si bien aux Normands a certainement été apporté par le Suisse... Dès le deuxième titre, "Daily struggle", on atteint des sommets noisy-core où la saturation est reine. Headcharger accélère encore la cadence avec "Falling asleep masses" où la voix éraillée devient parfois très clair, les breaks et les relances sont ultra énergisants, on ne s'ennuie pas même quand lorsque survient le calme "Dead end" et ses ambiances peu rassurantes ou les mélodies entrainantes de "Dead or alive".
Gros travail sur les rythmes, des plans de gratte trés variés et qui s'enchainent à merveille, énorme boulot sur le chant (lourd, mélodieux, rapide, percutant, effets judicieux...), Headcharger est une des excellentes surprises de la rentrée, si c'est aussi carré et puissant sur scène, ça va faire trés mal, te voilà prévenu.