metal Métal > The Haverbrook Disaster

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Bien qu'encore jeune, le quintet teuton The Haverbrook Disaster a déjà les crocs qui rayent le parquet. Et s'il sort tout juste son premier abum à l'heure où sont rédigées ces lignes, il a déjà mis les petits plats dans les grands. Bien entouré, (label, agence de booking, producteur de renom), le groupe fait déjà les choses en grand quand bien même sa "jeunesse" relative lui autoriserait quelques erreurs de débutant légitime. Pas quand on débarque chez la crème du hardcore européenne qu'est Let it Burn Records (Anchor, Bear, Poison My Blood, To Kill...). Et comme les allemands, le hardcore, ils maîtrisent, c'est aux premières lueurs du mois de juin que sort le tout premier album de de THD : Hopeward bound.

The Haverbrook Disaster / Chronique LP > Hopeward bound

The Haverbrook Disaster - Hopeward bound Dans la série "je suis signé chez Let it Burn Records et je ressemble un peu à Gallows, Parkway Drive et The Acacia Strain donc j'ai la hype hardcore/metalcore/punk dans la peau (et les riffs qui suivent)" voici The Haverbrook Disaster, tout jeune combo allemand, déjà extrêmement structuré et bien entouré, qui déboule ici avec un premier album chargé de quelques douze titres calibrés pour faire mâl(e). Et ça marche plutôt pas mal avec ce "Howling with the wolves" qui démarre pied au plancher. Double chant plein de hargne, riffs qui s'empile à grande vitesse, THD joue dur sur l'homme, met du rythme dans l'entre-jeu et attaque par tous les côtés en même temps. C'est simple, un brin naïf si jamais l'adversaire la joue façon muraille de Chine et dresse les barbelés mais à force de pilonnage systématique, ça peut passer. Et généralement, c'est quand le groupe ralenti un peu le rythme, qu'il leste ses riffs de plomb que ça fonctionne le mieux. Entrée en matière réussie.
La suite sera du même (gros) calibre : avec un "The Ruiner" typiquement métalcore à l'américaine. Pas original pour deux sous mais terriblement foudroyant. On monte le volume et on laisse The Haverbrook Disaster faire son oeuvre. Les enceintes dégueulent de cette rage détonante qui habitera le groupe jusqu'au terme de cet Hopeward bound, les guitares envoient du lourd, la section rythmique martèle, les tympans saignent ("This train we call at..."). Et le pire, c'est que ça marche de mieux en mieux, le groupe insufflant une bonne dose de punk-rock plutôt bienvenue ("Hopeward bound", "Talking big") sur des compos majoritairement charpentée comme de véritables bulldozers métalliques ("Mr. No regrets", "An offer you can't refuse"). On l'a déjà dit, c'est quand THD joue passe en mid-tempo qu'il fait le plus de dégâts, sur un "Oceanic 815" bien viril et au titre en forme de clin d'oeil (pour l'anecdote l'Oceanic 815 est le vol sur lequel se trouvent les disparus de la série TV Lost et de fait, une pièce centrale de la mythologie du show au fil des saisons). Par contre, c'est quand même parfois assez répétitif. Bien qu'encore assez jeunes, les rookies allemands ont transposé le modèle metalcore à tendance punk sur le vieux continent et, une fois, bétonné par une prod' 3 étoiles, démontrent qu'ils n'ont pas grand chose à envier aux poids lourds de la catégorie.