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Haut & Court, trio strasbourgeois de métal hardcore, ne traine pas quand il s'agit de monter un groupe et de le développer. Fondé en juin 2012, ce groupe livre un premier EP de 6 titres à la fin du mois d'octobre de la même année. Enregistré en deux jours par Jonathan Allard au Le Kid Studio et mixé par Christoph Noth de l'agence de management & booking suisse Fire Ant Music, La vie est un condensé de douze minutes de violence totalement assurée.

Haut&Court / Chronique LP > Troffea

Haut&Court - Troffea Un peu plus de deux ans après La vie, son premier EP, Haut&Court s'est remis en selle avec un premier album de 12 titres pour 23 minutes. Oui, tu as bien lu, 23 minutes, donc la durée d'un EP, on est d'accord ? Rien de bien surprenant pour ceux qui connaissent déjà ce phénomène de la scène grindcore (pas que, mais quand même) française. Chaque membre du quatuor strasbourgeois a sorti son couteau (et sa bite), l'a aiguisé et mis entre les dents (pas la bite. quoique !) pour te servir la bande son parfaite de ton propre cauchemar. Enfin, ceux de tes voisins surtout, parce que les mecs ne lésinent pas dans la sauvagerie sonore. Ca ne tergiverse pas : quand les riffs et les rythmiques sont pour la plupart cataclysmiques, entre crust et grind, c'est du côté du post-hardcore lent et oppressant que le combo t'achève ("Swing" en est un bel exemple). Ah oui, j'oubliais, l'album parle notamment de l'épidémie dansante qui s'est produite à Strasbourg en 1518, où de nombreuses personnes se sont mises à danser sans se reposer pendant un mois et ont logiquement fini par mourir. Bon, à l'époque il y avait pas de grindcore, c'était donc moins fatiguant. Sinon vous, vous tenez combien de temps en dansant sur Troffea ?

Haut&Court / Chronique EP > La vie

Haut Et Court - La Vie
Expéditif. Comme la mise à mort d'un pendu, pas le temps de souffrir. "Haut" pour qu'il soit vu de tous et "court" afin d'économiser de la corde. Cette métaphore sied si bien à ces Strasbourgeois, parce qu'en douze minutes, durée relativement (très) courte, ils arrivent à démontrer leur honorable savoir-faire en matière de boucherie sonore dans un style proche du crust-punk et du mathcore. La vie, en somme, c'est un peu comme si Wolfbrigade rencontrait The Dillinger Escape Plan le temps d'un split. Rapides et lourds, les titres de Haut&Court se suivent dans une course folle qui laisse peu de place au relâchement, seul instant où les guitares peuvent encore respirer en bavant allègrement en fin de piste. Car chez ces Strasbourgeois, la basse n'est pas vraiment la bienvenue, eux préfèrent plutôt miser sur les cassures rythmiques et blastbeats de folie accompagnés de déflagrations de riffs entrecoupés de petites harmoniques et de soli très furtifs, sans parler du chant guttural qui en deviendrait presque anecdotique tant le reste l'emporte sur tout.