metal Métal > Hatebreed

Biographie > semence de haine

Hatebreed
est né à New Haven (Massachussetts/USA) en 1994, des projets de Jamey Jasta (voix) et de ses compères Sean Martin (guitare), Chris Beattie (basse) et Matt Byrne (batterie). Influencé par Slayer, Entombed pour le métal ou d'autres groupes comme Earth Crisis et enfin pas mal de New York hardcore pour le reste (Madball...), le groupe se fait vite une place sur la côte est. Après un passage chez Victory records (pour notamment sortir Satisfaction is the death of desire en 97) il sort Perseverance en 2001 et rejoint Roadrunner en 2003, et pour The rise of brutality, un condensé de tout ce qu'ils savent faire : du bourrin, ni intelligent, ni subtil mais bien fait, basé sur de gros riffs, un gros son et un couple rythmique bien cadré, sans concessions. Groupe charnière entre la scène hardcore, métal et néo,
Hatebreed
fait avant tout partie de ces groupes ayant réussi (commercialement, scéniquement ...), et compensant peut-être leur manque d'originalité par une production très efficace.
En 2006, ils affirment leur Supremacy...

Review Festival : Hatebreed, Xtreme Fest 2013

Interview : Hatebreed, interview de Jamey Jasta (juin 2004)

Hatebreed / Chronique LP > The divinity of purpose

Hatebreed - The divinity of purpose Tu veux une définition de ce qu'est la base du metal hardcore moderne en 2013 : demande Hatebreed dans ton moteur de recherche, checke le tube et c'est réglé. Tu auras de l'ultra-standardisé, moyen de gamme et sans option. Mais avec Jamey Jasta dedans. Frondeur, ultra-déterminé comme à son habitude mais - et c'est évidemment là son défaut majeur - d'une simplicité infantile, limite bas du front, The divinity of purpose joue la carte du HxC simplissime. Portés par une ferveur toujours aussi contaminatrice (ça au moins on ne pourra pas leur enlever), les natifs de la côte Est distribuent les parpaings punk hardcore comme d'autres enfilent les perles. Et le font en annonçant directement la couleur, que ce soit avec "Put it to the torch", "Honor never dies", "Before the fight ends you", soit des titres qui se suivent, s'empilent et délivrent leur quota syndical de punchlines musculeuses et autres petites friandises testostéronées.
Prévisible au riff près ("The langage", "Nothing scars me"), le groupe respire la harangue, envoie une pelletée de plans bien vigoureux désencrasser la tuyauterie, deux trois sacoches rageuses et suffisamment de caillasse métallique pour butiner les enceintes avec une efficacité redoutable. Mais n'invente strictement plus rien ("Bitter truth", "The divinity of purpose"). Bon ça à la limite passe encore, mais cloner les morceaux d'albums en albums et faire glisser ça comme papa dans maman en espérant que personne ne va remarquer le subterfuge, franchement c'est un peu du foutage de gueule. L'avantage, c'est que l'on pourra bientôt copier-coller les chroniques du W-Fenec d'un album d'Hatebreed à l'autre en changeant la pochette. Pratique à l'heure de la recherche de compétitivité et de rentabilité des entreprises françaises même si cela ne nous concerne donc pas. Quoique niveau démolition peut-être...

Hatebreed / Chronique LP > Hatebreed

Hatebreed - Special Edition Cinquième album "seulement" pour Hatebreed qui s'est rapidement hissé au rang de groupe culte du rayon hardcore grâce au charisme et aux engagements de son leader Jamey Jasta. Les gars ont de la bouteille mais ont décidé de frapper fort avec cet opus éponyme, comme s'ils recommençaient tout à zéro. D'ailleurs leur guitariste originel Wayne Lozinak parti très tôt du combo est de retour, remplaçant Sean Martin parti en février 2009. Mais peut-on parler pour autant d'un retour en arrière ? Certainement pas, Hatebreed continue d'envoyer du gros son avec des lignes de guitare bien écrites qui se sur-impriment à des riffs plus bateaux et surtout efficaces. La rythmique est précise, lourde et/ou rapide et ne fait pas toujours dans le détail même si le "tout à fond" n'est pas la seule idée d'Hatebreed ("Undiminished"). Sur cet opus bien rempli (14 morceaux), Chris Broderick (Megadeth) passe dire bonjour le temps de "Through the thorns", un titre où étrangement, les guitares ne sont pourtant pas trop mises en valeur, bien moins en tout cas que sur "Not my master" ou "As damaged as me". Côté chant et textes, c'est toujours de belles mélodies et les relations amoureuses qui priment... Non je déconne, Jamey ne quitte pas son style hargneux, les trois modulations de sa voix qui sont autant de notes pugnaces et le bordel sur notre planète.
Pour l'édition spéciale, on a un joli digipak (avec la pochette version violette), un livret bien garni et surtout un DVD bonus qui contient "Making of the album", des interviews pendant plus de 20 minutes des zicos et du producteur avec plein d'infos sur l'écriture, l'enregistrement, leurs morceaux préférés, le retour de Wayne... Le tout sans sous-titre mais compréhensible si on maîtrise un minimum l'anglais... Ajoute à cela le live au Download Festival (2009 !) avec parmi les 9 titres la reprise de "Thirsty and miserable" des Black Flag (présente sur l'album de covers For the lions) mais aussi les hymnes "I will be heard" et "Destroy everything" et son lot d'invectives au public et de circle pits. Et comme il restait un peu de place, Hatebreed a placé 4 autres morceaux captés live au Wacken (2008).
Pour ceux que les 14 nouveaux titres bien gaulés ne suffiraient pas à décider, le DVD bonus et sa bonne douzaine de morceaux en live devraient permettre de forcer la décision car ce genre de bonus, ça mérite un achat...

Hatebreed / Chronique B.O. > The punisher : war zone

The Punisher War Zone Soundtrack C'est vrai que ça nous manquait un peu les années 80 et ses chefs-d'oeuvre de série B avec les Sly, JCVD et autres Dolph Lundgren (mais si le russkof baraqué de Rocky IV, celui qui éclate des parpaings avec le petit doigt...), avec leur biceps bien saillants, la Kalachnikov toujours fièrement en bandoulière et le regard de gros dur qu'il ne faut pas trop chatouiller. Heureusement pour nous, les amateurs de bon gros films kaboum décérébré étaient de retour dès 2004 avec The Punisher, où quand un agent du FBI est laissé pour mort sur une plage après que sa famille ait été massacrée sous ses yeux, avant de revenir d'entre les morts se venger en dézingant du porte-flingue patibulaire à tout va pour finir par achever son oeuvre en faisant passer de vis à trépas un grand mamamushi de la pègre local. Excitant non ? Bon OK le film a fait un four. Mais The punisher, c'est plus qu'un film à la base, c'est également un comic-book de chez Marvel (synonyme de grosse pompe à billets verts...), donc ça peut marcher... non pardon ça doit marcher. Forcément. Conclusion, 2009 arrive et op on remet ça avec The punisher : war zone. Une suite ? Pas vraiment. Plutôt un repackaging du concept de départ (déjà pas bien compliqué à faire rentrer dans la soupière mais bon), le tout bercé d'un titre bien explicite pour le cas où on s'attendrait encore à une relecture en prise de vue réelles des 101 Dalmatiens. Et pour être sûr que ça va sentir la poudre en déversant des torrents d'hémoglobines (les habituels teasers et autres trailers promotionnels affichent la couleur), rien de mieux qu'une bonne vieille B.O qui respire le metal burné pour illustrer le tout (ou pas).

Qui dit BO métallique dit Rob Zombie, c'était presque devenue une règle de base chez le samouraï du film de genre, mais le gusse s'étant depuis improvisé réalisateur de film d'horreur qui fout de la tripaille sur le fauteuil, ils se faisaient plutôt rares les inédits du Zombie depuis quelques temps. Et là, le monsieur s'y colle et commet sans ciller le morceau-titre de la galette avec l'assurance de faire son petit effet. Mais pour le coup, reconnaissons que ce n'est pas ce qu'il a fait de mieux, même si ça se laisse toujours écouter. D'autant qu'on enchaîne avec du Slayer autrement plus carton. Forcément avec des moyens pareils... ça calme et ça nous fait surtout oublier un instant qu'on va devoir s'enfiler ensuite du Slipknot puis du Rise Against dans des conduits pour le coup salement amochés. Seether tente de panser les blessures à coup de rock Fmisé mais rien n'y fait... On s'attend à tout et là, c'est le drame : le rock pré-pubère "Evanescence-like" de Kerli nous fait subir un "Bulletproof" qui devrait évidemment cartonner auprès des ado boutonneux (mais juste eux-seuls). Cette BO a-t-elle donc un quelconque intérêt alors ? Et ben, bizarrement oui. Déjà, elle nous rappelle que le néo-metal existe toujours avec 7 Days Away mais que c'est définitivement devenu carrément inoffensif. Ensuite, elle nous confirme que Senses Fail n'est définitivement qu'un ersatz pseudo punk mélo comme on en voit trop souvent, enfin nous assure comme si besoin était qu'on a bien fait de refourguer Justice à nos amis ricains. Mais surtout The punisher : war zone nous offre également une toute petite poignée de titres bétons (et oui comme quoi parfois...). Pendulum y va de son petit "Showdown", démontrant par la même occasion que sa drum'n bass boostée aux hormones de croissance est d'une rare efficacité à ce niveau et Static X nous lâche un "Lunatic" pas piqué des vers entre les esgourdes. Mais surtout, on s'offre une petite séance de démontage métallique avec Hatebreed (valeur sûr du débroussaillage de tympans en règle) avec une reprise homérique du "Refuse/resists" de Sepultura. Un coup de Trafalgar des producteurs de cette BO et un coup de maître. Pouce levé. On en oublierait presque "Ramallah" qui tente un "Days of revenge" farouchement guerrier pour conclure les débats mais on restera sur les coups de force signés Hatebreed et Slayer. Rien que pour ça, ça valait le coup de rire un peu... même aux forceps.

Hatebreed / Chronique LP > Supremacy

hatebreed : supremacy Comparer un album ou un groupe à un rouleau compresseur est chose courante, surtout quand la musique est lourde et vous aplatit par terre sans vous laissez la moindre chance... Et bien, devine quoi, ce nouvel opus d'Hatebreed n'est pas un simple rouleau compresseur, c'est un putain de rouleau compresseur inarrêtable !!! A part les quelques secondes de calme qui servent d'intro au premier titre, "Defeatist", il n'existe aucun moment de relâche durant la trentaine de minutes de Supremacy. Pas le temps donc de leur contester (la suprématie, même si dans le contexte, il s'agit d'atteindre sa propre suprématie...) ni même d'essayer de l'ouvrir tant on se prend de riffs et de roulements en travers des mâchoires... Ceux qui aiment ça (et ils sont nombreux), sont donc ravis... La bande de Jamey Jasta mouline sévère dans ta tronche sans s'arrêter, si ce n'est pas trop leurs habitudes de ralentir les tempos pour emballer les gonzesses, là, ils ne se reposent même pas sur quelques breaks ! Bon, si, il en y a quelques uns sur 1 ou 2 titres mais c'est peanuts, genre les grattes qui laissent vivre leur accord sur 3 secondes pour que Jamey insiste un peu (''Immortal enemies") et enfonce le clou sur son discours. Il a des trucs à dire le Jamey et ne se retient pas, aprés 4 pages de présentation de l'album et de remerciements aux fans lambdas, il explique le pourquoi du comment des titres avant de livrer les paroles : son évolution personnel, le hardcore, le combat perpétuel... Un tas de trucs qui expliquent pourquoi il a toujours autant d'énergie et de rage. Musicalement, ça reste du HardCore qui débroussaille (du basique comme "Horrors of self" ou plus élaboré "Give wings to my triumph") et par moment, ça blast de façon plus métallique, le chant me rappelant celui de Max Cavalera (ex-Sepultura, Soulfly) sur "Destroy everything" (les rythmiques et le son de gratte ne sont pas innocentes non plus...).
Hatebreed est en pleine forme, Hatebreed ne se repose pas sur ses lauriers, Hatebreed n'a pas succombé aux sirènes du métal-core, Hatebreed reste Hatebreed. Point barre à mine !