metal Métal > Hate Me Tender

Biographie > Hate me true

La création de Hate Me Tender remonte au début de l'été 2000, quand le groupe s'appelle encore Cracked et qu'il produit une musique typiquement néo-metal et participe à l'aventure Homesick Crew.
Après quelques années passées à bosser dans son coin et à tourner dans la région toulousaine, le groupe s'émancipe peu à peu des structures conventionnelles du genre pour développer une palette sonore teintée de rock, de hardcore et d'ambiance : Hate Me Tender est né. Une première démo 4 titres (Love as you hate voit le jour courant 2005 et le groupe tourne notamment aux côtés de Houston Swing Engine ou Amen Ra. En 2006, HMT décide de lancer l'enregistrement de son premier album intitulé In the wake of reality avec aux manettes de B. Bouchard (Aeria Microcosme, My Own Private Alaska, 8Control.). Le groupe signe avec le label aubagnais CustomCore Records (Curtiss, Headcharger, NSBS, Stillrise...) à l'été 2007, alors que l'enregistrement est bouclé, le mastering est confié à J.P. Bouquet (Eths, The Arrs, In Other Climes...) et l'album débarque dans les bacs au printemps 2008.

Hate Me Tender / Chronique LP > In the wake of reality

hate_me_tender_in_the_wake_of_reality.jpg Un peu d'émo-core qui dérouille ses voisins, ça croustille sous le pied, ça ne fait jamais de mal et dans son genre Hate Me Tender fait le métier sans trop se poser de questions. En même temps, quand tu es signé chez CustomCore Records, ce n'est pas pour faire de la couture (ahhhh Headcharger, re-arrghhhh NSBS). Tant mieux, de toutes les façons, pour la pop satinée et voluptueuse, les toulousains n'avaient pas le bon matériel sur eux. Ici, c'est plutôt tronçonneuse qu'aiguille et sulfateuse que dé à coudre. Dès "What we do in the city..." et sa réponse "... echoes in eternity", le groupe balance dans les écoutilles un émo-core intense et ravageur. Les guitares sont de sortie, un chant à fleur de peau, tantôt mélodique, tantôt écorché vif, une base rythmique solide, rien de bien révolutionnaire en soit, mais HMT livre une première volée de titres efficaces, compacts et bien troussés (l'éponyme "In the wake of reality", "Just press rewind"...). Riffs saillants, changements de rythme abrupts, breaks qui démontent tout sur leur passage, Hate Me Tender a largement assez de coffre pour livrer un quota de décibels suffisant pour être crédible à ce niveau et le fait avec une maîtrise formelle et un enthousiasme qui ne se démentent jamais. In the wake of reality est un album homogène, qui gagne progressivement en puissance, le groupe musclant sensiblement son jeu sur "At the sunset" ou "An inconvenient truth", mettant ses tripes sur le CD et balançant sa rage brute avec l'énergie du désespoir. Résultat, c'est catchy, mélodique et braillard "Your true story", ça envoie du petit bois un peu partout dans les tuyaux et pour être sur de faire son petit effet, HMT conclue l'affaire en envoyant la tripaille sur le désespéré et post-hardcore "Slow atmosphere" avant de boucler la boucle avec l'excellent et très bien nommé "My own destruction". Sept ultimes minutes de gros matraquage auditif et démontage en règle hardcore qui mettent un point d'orgue à un album solide et efficace.