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Haste The Day est un groupe de metalcore chrétien (oui, chacun son délire) formé en 2001 et signé sur le label Solid State Records. Le groupe est baptisé d'un nom tiré de l'hymne "It is Well With My Soul". Après plusieurs changements au sein du line-up (notamment de chanteur) Haste The Day se compose actuellement de Stephen Keech (chant), Michael Murphy (basse), Dave Krysl (guitare), Scotty Whelan (guitare), et Giuseppe Capolupo (batterie).

Discographie :
That They may know you (2002)
Burning bridges (2004)
When everything falls (2005)
Pressure the hinges (2007)
Dreamer (2008)
Attack of the wolf king (2010)

Haste the Day / Chronique LP > Attack of the wolf king

Haste the day - Attack of the wolf king "When peace like a river attendeth my way
When sorrows like sea billows roll
It is well, it is well with my soul ..."

Ces lignes, tirées de l'hymne "It Is Well With My Soul" résume l'état d'esprit de Haste The Day, groupe américain de metalcore chrétien. Niveau style ? Si As I Lay Dying, Parkway Drive, Killswitch Engage, Between The Buried And Me, ou encore The Agony Scene sont des groupes que vous portez en étendard sur vos t-shirts, il y a de fortes chances que vous vous léchiez les babines sur Attack of the wolf king, le cinquième opus discographique de Haste The Day. Du moins pouvait-on s'attendre à une sortie de qualité. Il y a tout juste un mois, le 29 juin dernier, je découvrais la galette, impatiente, mais peut-être un peu trop.

Si les bravehearts et le headbanging ont déjà causé quelques blessures aux cervicales et aux côtes des amateurs de Haste The Day venus les voir en concert, l'ambiance semble moins bestiale sur Attack of the wolf king. Moins de chant saturé ("Wake up the sun", "Dog like vultures", deux titres un peu mou considérant le style auquel le groupe appartient). Heureusement, "The quiet, deadly ticking" remet la cogne à l'honneur (certains passages font étrangement penser à Gojira), soulagement qui se prolonge avec le violent et mélodique "Travesty" (avant que le morceau ne retrouve un chant clair un peu mièvre d'adolescent sentimental). "Merit for sadness" commence avec une rage bestiale avant de s'adoucir avec l'automatisme lassant d'un groupe faisant commencer ses morceaux par du chant bourrin avant de chanter des paroles en élévation céleste. Frustration mon amie, ne t'installe pas trop vite ! Avec "The Un-manifest", je retrouve les joies d'une musique frénétique, rapide et agressive accentuée par une lourde basse, un cri bestial tout du long et un talent de composition symphonique indiscutable. Entre rythmiques calibrées au poil et le sentiment de sombrer dans un précipice, Haste The Day retrouve ses couleurs, me rappelant les excellents Dreamer et Pressure the hinges.

A partir du sixième morceau, le groupe se réveille enfin et balance un son baveux de crocs et de basses lourdement cadencées (la pochette justifie enfin ses loups s'apprêtant à dévorer l'agneau). Un vrai bonheur ! Ainsi, "The Un-manifest", "The place that most", "Crush resistance", "Walk with a crooked spine" achèvent l'album sur une excellente impression tandis que le début de cette même galette annonçait le pire. Bipolaire Haste The Day ? En recherche d'un nouveau public intermédiaire entre metalcore et screamo mélodieux ? Il reste que le groupe a encore de bonnes compositions qui nous font presque oublier les trop nombreuses envolées lyriques du chanteur.