Hangman's Chair est né courant 2006 sur les cendres encore chaudes d'Es la Guerilla. Du metal brut de décoffrage, qui passait au napalm nos parts d'ombre pour en mettre en relief les vices, le groupe a notamment eu à son actif le puissant El dia de los muertos mais a vécu. Et c'est Hangman's Chair qui a pris la relève. Avec toujours le même état d'esprit, cette lourdeur presque malsaine et ce son crasseux si particulier, la différence se faisant au niveau du chant plus mélodieux et retenu. En mars 2007, le groupe partage un split CD avec Eibon, puis s'enferme au studio St Marthes sous la direction d'un expert ès déflagration sonore : Francis Caste (Draft, Lazy, Revok, Zuul FX, Sna-Fu et déjà Es la Guerilla...). Septembre de la même année : (A lament for...) the addicts sort dans les bacs via Bones Brigade.
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Hangman's chair: Myspace
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hangmanschair.bandcamp.com: Bandcamp
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Hangman's Chair discographie sélective
lp :
Hope///Dope///Rope
...
split :
Drawers | Hangman's Chair
...
lp :
Leaving Paris
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lp :
(A lament for...) the addicts
...
split :
Eibon | Hangman's Chair
...
Hangman's Chair sur les forums
Forum :
Acquisitions Estivales
- 55 commentaires
La suite du topic de la mort, avec au menu, achats, grosses déchires et autres OPA agressives ! En plus, en pleine période des soldes, ça devrait être...
Liens Internet
Nawak Posse : webzine métal français
The HardCore Source : Webzine HardCore
Métal > Hangman's Chair
Biographie > Southern addicts on the chair
Hangman's Chair / Chronique LP > Hope//Dope//Rope
Le ciel de Paris semble toujours aussi sombre et déprimant aux yeux des Hangman's Chair. Après avoir essayé de purger le malaise par la fuite (leur précédent LP Leaving Paris) puis par la thérapie de groupe (le split avec Drawers sorti il y a quelques mois), les Parisiens sortent un nouveau manifeste plein d'un spleen étouffant et fataliste mais par instant lumineux : Hope//Dope//Rope.
La pochette de l'album annonce les couleurs avec son liseré bleu blanc rouge entourant une vue de Pigalle et de sa faune. Le groupe est resté fidèle à Jull à qui l'on doit un certain nombre des artworks du combo et qui a su parfaitement retranscrire l'ambiance de ce nouvel opus. Pas de singeries à l'américaine ou de substitution de culture ici, la musique est référencée US mais l'imagerie et les thèmes développés restent éminemment personnels mettant le groupe à part d'une bonne myriade de formations hexagonales interchangeables et sans goût. Les Parisiens puisent leur inspiration dans la noirceur de leur ville, de leurs vies, dans leur culture et leur fascination pour les artistes maudits et dérangeants magnifiant les aspects les plus noirs de l'existence pour essayer d'en sortir plus fort. Hope//Dope//Rope semble tracer le fil noir de vies où se succèdent les moments d'espoirs, d'illuminations et d'abattements, à l'issue étouffante et rarement sereine.
La musique sombre et lancinante du groupe transmet admirablement ce parti pris et ces émotions sans jamais tomber dans la mièvrerie ou la farce caricaturale et sachant par moment accordée quelques plages d'un répit salvateur ("December"). La voix de Cub comme tendue à la jonction de ses camarades trace superbement son chemin au milieu d'un maelstrom instrumental alternant les purs moments de doom ("The saddest call") et de longs arpèges évocateurs ("Alley's end"), le tout scandé par les pérégrinations d'une batterie lente et sinueuse comme une déambulation nocturne. Atténuant, amplifiant ou se fondant au contraire par nappe dans l'ensemble, cette voix par moment tragique, reste le fil directeur de chaque composition sans en atténuer la force brute.
Les quelques extraits de chansons, films et autres discours disséminés le long des 7 plages participent pleinement à l'ambiance qui suinte de la platine une fois le disque lancé, parachevant un travail déjà plus que convaincant de ce côté là. Hangman's Chair a encore frappé fort avec cet album intègre, personnel, par moment salvateur mais plongé jusqu'au cou dans le marasme et les obsessions de ses créateurs.
Hangman's Chair / Chronique Split > Drawers | Hangman's Chair
Ce que donnerait la confrontation entre un groupe au riffing stoner/sludge métallique de mammouth et un autre présentant à peu près la même chose mais façon brontosaure, c'est un peu (on va développer) ce que présente, sur le papier, le tout jeune label MooDisordeR avec ce split 7'' réunissant Drawers | Hangman's Chair. Et si cette première sortie de la structure ne s'est pas faite non sans mal, notamment parce qu'il est apparemment désormais plus pertinent de faire presser des disques/vinyles en Tchéquie qu'en France (compétences/professionnalisme oblige en plus d'une rentabilité supérieure), le résultat valait largement le retard qu'a finalement eu ce split LP réunissant les deux groupes, présentant un titre chacun pour un résultat d'une homogénéité et efficacité redoutable. Malgré une petite surprise...
"Tears never come alone" par Drawers ouvre le bal et c'est une belle baffe stoner/southern rock bien graisseuse et épaisse façon Crowbar dégoulinant d'huile de coude. Le genre de truc que l'on ne digère pas comme ça si on n'est pas entraîné, mais qui par contre fait sérieusement du bien par où ça passe quand on maîtrise l'art délicat de la baignade dans un bain de boue par soirée d'automne un marais en compagnie d'individus peu recommandables. Un rock pachydermique, sombre et prégnant, mâtiné de sludgecore des familles, façon Kylesa bien velu, c'est gras, c'est lourd, donc c'est bien. A contrario et un peu à la surprise (quasi) générale, "I'am the problem" surprend. Pour ceux qui en étaient restés à (A lament for...) the addicts et sa séquelle immédiate (qui nous a snobé faute de promo efficace apparemment), le groupe a pas mal allégé la sauce au fil des années. Le résultat se lovant désormais dans un manteau doom-rock plutôt très classe mais simplement différent de ce à quoi on a l'impression d'avoir été habitué. Pas une mauvaise surprise au demeurant, juste une vraie curiosité tant la grosse majorité des groupes de ce registre ont généralement tendance à enfoncer le clou plutôt qu'à trouver un moyen de l'enlever. Pour le reste et à l'image de l'objet, c'est à découvrir d'urgence bien entendu.
Hangman's Chair / Chronique LP > (A lament for...) the addicts
Hangman's Chair, c'est ce qu'on appelle du stoner metal... lourd. Très lourd même. Du stoner doom métallique donc, poisseux, moite et intense, le son du groupe évoque inévitablement celui de deux grosses machines du genre : Down et Corrosion of Conformity. Des références. Aux côtés de ces deux monstres, le combo francilien ne fait pas vraiment pâle figure en donnant toute sa mesure à une dizaine de compos graisseuses et écrasantes à souhait. Du riff tectonique qui débroussaille, une section rythmique à la puissance de feu démentielle, véritable machine à faire headbanguer les foules, du solo de gratte qui démonte et des murs de guitares infranchissables cernant de toutes parts quelques mélodies rock éparses mais terriblement bien gaulées. On la dit, Hangman's Chair, c'est massif et, comme le suggère l'artwork de l'album, ça fait mal aux cheveux. Mais Hangman's Chair, c'est également un groupe qui en a suffisamment sous la six cordes pour garder sa personnalité et ne pas trop se laisser influencer par le all-star band mené par l'ex-Pantera Phil Anselmo (Down pour ceux qui ne suivent pas...).
Au passage, après un morceau trois quart de déluge stoner doom métallique, les parisiens s'offrent un final complètement inattendu avec un sample de la "Sonate au Clair de Lune" de Beethoven... Et là, on n'est pas au bout de nos surprises, parce qu'en lieu et place d'une nouvelle déflagration stoner metal destructrice, le groupe s'offre en guise de troisième piste de l'album, un interlude acoustique, avant de renouer avec ce qu'il sait faire mieux, à savoir du gros son aux relents southern rock 90's qui dépouillent. Explorant les thématiques de l'addiction et de la dépression, Hangman's Chair démontre qu'il maîtrise son sujet, n'hésitant pas à insuffler une vraie personnalité à sa musique. Et si le résultat n'est pas forcément d'une originalité démentielle, la manière elle se révèle d'une efficacité carrément redoutable. Implacable. Un riffing de bûcherons, un groove intense qui tronçonne, des samples, du gros metal qui envoie du bois et un chant qui assure quelque soit le registre (mélodique ou plus rugueux), les franciliens se posent en véritable révélation du genre à l'échelle hexagonale voire au-delà. Avant d'arriver dans nos enceintes feneciennes, Hangman's Chair avait la réputation de défourailler à tout va autant sur scène que du côté de l'open bar, (A lament for...) the addicts vient apporter la confirmation musicale de cet écho largement positif, pour celui plus éthylique, ça reste à vérifier. A bon entendeur...
