metal Métal > Guts Syndicate

Biographie > drôle de syndicat...

Guts Syndicate n'est pas un groupe ricain, contrairement à ce que pourrait laisser penser son nom. Il ne vient pas non plus de la millefa parisienne. Non non, ces petits bonhommes viennent tout simplement de Troyes. Et pas la peine de venir d'une ville "hype" pour faire de la bonne musique. Fin 1998, Greg, Vince et un certain Ice-Man se réunissent histoire de rassembler leurs instruments pour faire la fête en répèt. Très vite, Lucho-B, Guig et Will grossissent les troupes. Les répèt s'enchainent, aux boeufs succèdent les morceaux de plus en plus construits, et, enfin, un nom sort du lot. Guts Syndicate is on the place, baby !!! Après l'arrivée de Doug et l'attérissage de Will, les concerts se succèdent et une démo trois titres éponyme voit le jour. Mais une des étapes les plus significatives du groupe reste probablement l'enregistrement de leur premier album Laisse faire, véritable bombe à retardement enregistré chez Monsieur Stephan Kraemer, s'il vous plait, l'homme qui a enregistré la Nowhere, tiens tiens, une belle influence des GS. La route des Guts est bien ouverte, et le groupe ne loupera certainement pas une occasion de se faire remarquer...

Guts Syndicate / Chronique EP > Laisse faire

guts syndicate : laisse faire Bah nan ! Y a pas que Raphael Mezräi qui est connu à Troyes, dans l'Aube ! Bon, ok il y a une petite équipe de fotball qui joue vraiment comme des pieds (en même temps, ça devrait les aider, mais bon...) et puis, plus tard, dans pas longtemps, dans quelques mois, tout au plus, il y aura Guts Syndicate. Car le public que vous êtes ne connait pas encore Guts Syndicate, et c'est normal...quoique ! Les fans du genre ont peut être entendu parler de ce groupe qui, pour une fois, à des influences plus françaises que ricaines, et ça c'est pas plus mal ! pour situer les choses, les Guts Syndicate (h)opèrent dans ce qu'on appelle communément le Hop Core. le groupe n'aime pas faire les choses à moitié, et ça se sent. En plus de compositions pas forcement originales mais bien menées, la bande s'est donné les moyens d'aller enregistrer chez Stephan Kramer en Belgique, responsable de Benny B, Pleymo et Enhancer. Chercher l'erreur. En tout cas, Les Guts semblent avoir suivi leurs modèles, car incontestablement, le groupe semble avoir fait un mix très intelligent de Pleymo et Enhancer. Rien n'est laissé au hasard, du style pratiqué aux photos de presse et aux textes, sans parler de certaines similitudes dans les voix. Alors bien sûr, on pourrait croire qu'il n'est pas la peine de mettre une oreille sur ce jeune groupe qui ne vient pas de Paris, dommage pour lui...ou peut être heureusement en fait. Car si la formation n'était pas issue de province, on aurait pu facilement les qualifier de plagieurs. Et ce, à défaut, car malgré ces apparences trompeuses, Guts Syndicate développe tout de même un style avec une implacable facilité. Comme prévu, le son est bon, très bon, et cette production va permettre aux Guts d'augmenter sa puissance et sa maturité. En 7 titres composant ce premier album, Guts Syndicate ne peut que laisser à son auditeur une bonne impression. Exemple avec "Laisse faire", premier morceau du 7 titres. Intro jungle, puis, déflagration sonore composée principalement de guitares sous accordées dans les graves et les aigus, une basse surpuissante, une batterie efficace, un DJ inspiré et deux chanteurs dans le ton du style. ce qui étonne, c'est cette grandissante maturité dont fait part ces messieurs de l'Aube. Guts Syndicate doit être fier de ses influences, et il les revendique avec beaucoup d'enthousiasme, en durciçant la mise. Là où un Enhancer délire avec ses trois voix, les Guts là joue à la Black Bomb Ä. Quand Kemar des Pleymo entonne les phrasés hip hop, chez les Guts, ça martelle grave derrière avec des instruments jamais en dessous de dix au compteur des amplis. Passages rapides, hurlements, voix à la limite du hardcore, phrasés rappés, tout est pretexte à marteler l'auditeur chez les 3i1 ! "Fight Core" est très dur, tandis que "Guts Syndicate" la joue beaucoup plus rappé avec ses gimmick de néo et des choeurs mélodiques en guise de refrain. L'un des aspects les plus interessants de GS reste le texte: bien sur, les paroles ne sont pas d'un haut niveau, mais les chants sont compréhensibles par rapport à un Nncer ou un Pleymo qui laissent parfois le fan un peu dérouté. Bien joué de ce coté là. ça se vérifie sur le poétique "Lop'sa", je vous laisse deviner le thème. en tout cas, la musique est bonne, et ce titre reste un morceau majeur du mini cd. Le groove est bien là, le flow est garanti sang pour sang controlé, pour le plus grand bonheur des excités que nous sommes...Le reste du disque, avec "On est bien...", ambiance jungle, "...chez oit !", et "Mystère 2 l'éducation" ne fera que confirmer le grand bien que Guts Syndicate se sera efforcé à nous faire entendre ! Message reçu les gars !
7 titres, un album certe un peu court, mais la qualité est bien là, et c'est sur ce point que l'on peut se permettre d'affirmer sans se tromper que les Guts sont loin d'être un groupe de plus ! Il va falloir compter sur eux, c'est moi qui vous le dit !!! Guts Syndicate reprezents le dawa pour cette fois ! Vivement le retour de la familia !