metal Métal > Grÿmt

Biographie > méchant

Les Aqme et les Lazy se connaissent depuis longtemps, ils habitent le même coin, répètent en voisins et à force de se croiser, Etienne est même devenu leur manager idéal... Il n'est pas donc pas surprenant de retrouver le batteur d'Aqme au coeur d'un side-project avec 2 Lazy, en l'occurence Julien (guitare) et Aurélien (basse). Pas étonnant que ça défouraille bien plus que leurs groupes respectifs car Grÿmt, à la base, c'est certainement un délire (Etienne est quand même très attaché à la Suède et son métal "méchant") pour décompresser et ne pas se prendre la tête... Danek (ex-Unfold et actuellement dans Houston Swing Engine) connaît également Etienne depuis plusieurs années mais qui aurait dit que le suisse prenne au sérieux ce nouveau combo ? Ce qui est sur c'est que c'est devenu un vrai truc qui est sorti fin novembre 2006 chez Athome !
PS : si tu ne veux pas avoir l'air idiot, prononce "Grumt" !!!

Grÿmt / Chronique LP > My dark one

Grymt : My dark one On n'est pas franchement fan des trucs qui beuglent par ici alors quand on a su que 4 lascars dont on apprécie plus que beaucoup la musique s'étaient réunis pour monter un groupe de grind/death/thrash/black/blast/truc métal qui arrache, c'est plus la curiosité que l'impatience qui nous a dévoré... Et si dans l'ensemble, My dark one n'est pas un disque de chevet, il faut bien avouer que ça fout une patate d'enfer ! Certes, c'est super bourrin ("My dark one"), certes, le chant n'est pas toujours harmonieux ("Phallic salvation"), certes, on a parfois d'écouter une parodie (le vomi de "Lobotomy in the rehearsal room") mais bon, c'est quand même super bien ficelé ! Le son, souvent défaillant dans ce registre extrême, est tranchant comme on aime (bravo Etienne et Francis Caste) rappelant par moment le côté clinique d'Unfold et donc de Bergstrand ("Equilibrium", monstrueux instrumental qui ouvre l'album au bistouri), les compos sont elles expéditives. 10 titres en 26 minutes, circulez, il n'y a plus rien à entendre (s'il te reste une oreille). Danek entre en scène juste aprés avec un cri gueulé de derrière les fagots, s'il restait dans ce domaine vocale, ce serait vite chiant, mais il use bien de son énergie pour passer à d'autres chants, toujours agressifs et speedés, à l'instar des instruments. Si ça trace la route sans trop se poser de questions, un titre comme "Red angel on fire" démontre que Grÿmt n'est pas là que pour déconner, ils savent aussi se poser (pour mieux exploser) et construire avant de détruire, les morceaux sont réfléchis, les riffs meurtriers ne sont pas uniquement enquillés les uns derrière les autres (ou derrière la nuque).
A part ça, les garnements échappés de Aqme, Lazy et HSE respectent les codes du genre avec un digipack mettant en scène une araignée-tête un peu pourrave, plaçant un petit pentagramme renversé en décoration et ne reculant devant aucun titre scato-sexuellement orienté ("Burning whore", "Defecate and fuck" ou encore "Phallic salvation" qui est véritablement excellent !), on savait que Danek ne se servait pas de ses paroles pour faire passer de messages, là, on se dit que ça vaut mieux...
Bref, au final, on espère que My dark one ne sera pas juste un projet de déconne vite jeté aux oubliettes parce que le monde du grind/death/thrash/black/blast/métal truc leur est resté fermé, "ouais, parce que hein, bon, le batteur d'Aqme, ok, techniquement il n'est pas mauvais, mais il a rien à foutre dans notre rayon...".