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Gojira - Indisciplinés 2009 Gojira - Indisciplinés 2009 Depuis 1996, Gojira travaille. Depuis 1996, Gojira avait sorti 4 "démos". Depuis 1996, certains attendaient plus de Gojira. Ils sont aujourd'hui servis.
Né dans les Landes, le monstre n'a rien de japonais, il est plutôt franco-américain de part l'origine de deux de ses membres, Joe (chant, guitare) et Mario (batterie) et donc français du Sud-Ouest avec Christian (guitare) et Jean-Michel (basse).
Il a déjà mis au monde plusieurs petits avant son gros bébé... Victim qui apparaît en octobre 96, rapidement suivi par Possessed en avril 97, des petits qui l'amènent à se produire dans le grand Sud-Ouest et à se faire connaître dans les fameux milieux autorisés. A l'heure où Hollywood rachète le lézard géant pour qu'il détruise Los Angeles, les frenchies surfent sur la vague et l'onde de choc et sortent Saturate, 3ème démo, à l'automne 99. Le blockbuster cartonne au box-office, ravageant tout sur son passage, la musique déployée par Gojira fait de même mais n'explose pas autant de monde... Wisdom comes prépare la bête à sa première grosse sortie...

Elle se terre en Belgique, à l'Impuls Studio, sous la protection de Stephan Kraemer et relâche toute sa violence le 19 mars 2001 au travers de Terra incognita, premier grand, gros, long et dévastateur album des Landais. Edité chez Gabriel éditions et diffusé par Next Music, il fait trés mal et met à genoux les français. Ceux qui avaient raté le monstre sur scène sur la tournée française "Immortal" ou avec d'autres groupes (sur la liste des victimes, on compte pas mal de grands noms comme les Portobello Bones, Watcha, Cannibal Corpse, Out, Edge of Sanity, Mass Hysteria...) le trouvent chez leur disquaire et prennent un malin plaisir à se faire mal à l'écoute du skeud... avant de vouloir l'affronter live (moi j'ai déjà donné... mais j'y retourne dés que possible, il me reste quelques dents...)
Aïe, la deuxième expérience live a fait nettement plus mal...
Gojira a enchaîné un paquet de dates et est retourné s'enfermer dans son studio des Milans (au milieu de nulle part) avec Laurentx Etxemendi, ils ont signé chez Boycott Recods/Next Music et le 18 avril 2003, Gojira sort du bois avec ce The link.
Mai 2004, tremblement de terre, The link alive, le DVD live est prêt, l'énorme tuerie est désormais à jamais disponible dans son salon.
A la fin du mois de septembre 2005, From Mars to Sirius met tout le monde d'accord : Gojira est un des plus grands groupes de métal de l'univers.

Octobre 2008, la planète retient son souffle, les Etats-Unis ont craqué, The way of all flesh débarque tandis que le groupe s'embarque dans une tournée européenne, la plupart des Français attendront 2009 pour voir ce que donne en live ce quatrième opus...

Review Concert : Gojira, Gojiklone, la french métal connection bombarde Londres

Review Concert : Gojira, Les indisciplinés (nov. 2009)

Review Concert : Gojira, pour les amoureux... de Gojira (fév. 2009)

Review Concert : Gojira, Gojira - Live à Calais (CCGP, 12 mai)

Review Concert : Gojira, Tourcoing/Dunkerque 8/9 octobre 2005

Interview : Gojira, L'interview sauvage (2012)

Interview : Gojira, gojinterview (fév. 2009)

Interview : Gojira, From Oli to Joe (déc. 2005)

Interview : Gojira, Interview à Boulogne/Mer (mai 2003)

Interview : Gojira, Interview à Calais (avril 2002)

Gojira / Chronique LP > Magma

Gojira - Magma "On n'est jamais mieux servi que par soi-même", Gojira, bien que devenu un des groupes stars du métal mondial, apprécie particulièrement cet adage... Et comme on leur laisse le temps de peaufiner leurs albums (il faut désormais compter 4 ans entre deux offrandes, histoire de contenter le maximum de gens avec des lives sur toute la planète), ils le prennent. Et pour être dans les meilleures conditions possibles, ils ont construit, eux-mêmes, leur studio. Bye bye les Landes, welcome New York City, c'est désormais le Silver Cord qui abrite le combo en mode boulot. Avec eux pour enregistrer et mixer, celui qui les connaît le mieux, Johann Meyer, leur ingé son depuis qu'ils ont croisé sa route (il tournait alors avec Kruger). Seule petite entorse au "Do It Yourelf", l'artwork qui, pour une fois, n'est pas signé Joe... Gojira a du talent, ils avaient du temps, il fallait juste être patient, mais il est là, chaud et bouillonnant : Magma.

"The shooting star" ouvre le bal, un titre pesant, assez peu "death" au final, il donne la tonalité de l'opus qui est bien moins violent que certains de ses prédécesseurs. Moins violent mais pas moins efficace, en témoigne le monstrueux "Silvera" qui déboule juste après. Et alors qu'on pense tenir le nouvel hymne imparable, le tube gargantuesque de facilité de l'album, il faudra en débattre quelques minutes plus tard parce que les hachures de "Stranded" sont plus qu'excitantes. Moins carnassiers, les Gojira ne nous envoient pas non plus totalement dans un trip spatial à la From Mars to Sirius même si sur "Yellow stone", l'ombre de Mars plane, mais c'est plus celle de Mars Red Sky... Le groupe s'essaye au stoner brûlant et joue avec les sons et produit alors un travail différent de celui de "Only pain" où comment saturations et distorsions peuvent changer l'âme d'un titre. Quand ce n'est pas avec les sonorités que le quatuor s'amuse, c'est avec l'altitude, "Pray" nous fait escalader, descendre et remonter les mesures, fait varier la pression, dans la lignée de "Magma", le morceau évolue en dehors des codes du métal et des jalons posés par Gojira dans le passé. La sensation que cet album est, contrairement à ce que peut laisser penser son titre, plus aérien et aéré que sous-terrestre et compact, est renforcée avec les deux derniers titres, la promenade sur les "Low lands" (avec deux jolies lignes en français) et l'outro "Liberation" où l'on ne trouve qu'une guitare acoustique et quelques percussions.

Cet album ne plaira certainement pas à tous, faute de conséquentes séquences de blast à tout va, mais ravira ceux qui, comme moi, s'éclate avec une musique réfléchie, ouverte, captivante autant que percutante.

Gojira / Chronique LP > L'enfant sauvage

Gojira - L'enfant sauvage Gojira jouant désormais dans la cour des grands, le groupe a pris son temps (4 ans déjà depuis The way of all flesh !) pour sortir ce nouvel album qu'ils ont enregistré à New York avec Josh Wilbur (certainement conseillé par Randy Blythe de Lamb of God). Et L'Enfant sauvage répond à notre question "le groupe peut-il encore progresser ?", il apporte en effet la réponse sur un plan technique : celui de la production... Sans dénigrer le travail réalisé sur les albums précédents par Joe lui-même, Logan Mader ou Laurent Etxemendi car c'était plutôt très réussi, là, on est entré dans une autre dimension. Puissance, précision, raffinement, clarté, le résultat est bluffant, les effets sur les instruments et le chant sont d'une propreté et d'une efficacité diaboliques ("Liquid fire", "Pain is a master"...).

Si Gojira la joue à l'américaine, ils n'oublient pas qu'ils sont Français et placent leur french touch bien en évidence en choisissant un titre faisant référence à l'un des films culte de François Truffaut et mettant également au premier plan un de leurs thèmes favoris : le choc entre l'homme et la nature. Avec pour illustrer cette idée, encore un magnifique artwork (toujours signé Joe himself) mettant l'enfant nature au milieu d'une grande ville. L'Enfant sauvage à la découverte du monde, c'est aussi un peu le groupe qui est attaché à son tranquille Sud-Ouest et qui se laisse apprivoiser et sait s'acclimater loin de chez lui et de ses habitudes tout en conservant une part de "sauvagerie", ici ses créations musicales...

Parce que côté compositions, Gojira récite ses gammes et dès "Explosia", on est en terrain connu : décrassage de fûts, séries de glissades sur les cordes, chant pesant et surplombant des riffs plombés, pas grand chose de nouveau pour les fans de la première heure bien habitués au style mais encore une fois une maîtrise impeccable et un sens de la construction ravageur, en témoignent les quelques titres qui sortent du lot et me hérissent les poils ("L'enfant sauvage", "Liquid fire", "The gift of guilt"), autant de titres qui risquent de faire des ravages lors des prochains concerts. Au milieu des coups de boutoir, le quatuor relâche de temps à autres la pression, sur quelques passages plus aériens évidemment (l'imposante outro de "Mouth of Kala", la délicate ouverture de "Pain is a master") mais aussi le temps de "The wild healer" (une promenade pour guitares qui fait office d'interlude) et "Born in winter" (titre à la fois plus granuleux et adipeux). L'ensemble donne un album très équilibré qui transpire le sens de l'architecture de ses concepteurs.

Si le son gigantesque devrait terminer de conquérir le nouveau terrain de jeu (les Etats-Unis, antichambre du reste du monde non francophone), on se dit une fois de plus que Gojira aura bien du mal à faire encore mieux dans le futur... Mais le groupe a démontré qu'il avait de la ressource alors ne nous inquiétons pas et profitons de ce qu'ils nous offrent pour le moment, à savoir un album aux qualités innombrables qui n'a peut-être comme seul défaut que d'être trop facilement identifiable comme l'oeuvre de Gojira mais n'est-ce pas là une qualité des très grands ?

Gojira / Chronique LP > The way of all flesh

Gojira : The way of all flesh Le monde entier était prêt à en découdre avec Gojira, surtout que comme je l'écrivais à propos de From Mars to Sirius, il était difficilement réalisable d'aller encore plus loin. Le quatuor a donc fait "marche arrière", écrivant un album plus direct et moins "spatial" que le précédent, plus terrestre donc et fatalement plus proche de Terra incognita. Chronologiquement, il aurait peut-être fallu placer The way of all flesh à la place de The link pour avoir une évolution rectiligne entre la Terre et l'Univers. Où alors, il faut le considérer comme un voyage retour, un voyage plus intérieur, histoire de prendre la température de la chair et de faire une opération chirurgicale (ésotérique ?) et ce sans anesthésie (Pulling teeth ?).
Si Gojira a remis en avant ses côtés massif, dense, incisif et puissant, il sait désormais calmer le jeu sans perdre l'auditeur amateur de blast aux confins d'une autre constellation. Ainsi "The Silver cord" se place discrètement au coeur de l'album et ne dépasse pas les 3 minutes et l'intro de "The art of dying" est un modèle de montée en puissance destructrice alors que son outro permet à peine de récupérer un peu avant d'affronter le rythme effréné d'"Esoteric surgery"... Le repos des guerriers passe aussi par le traficotage de voix et le travail sur le son des guitares (le très beau "A sight to behold") ou par le passage de la course à la marche, sauf que là, les pas sont plombés et créent des secousses sismiques ("Wolf down the Earth"). "Oroborus", "Toxic garbage island", "All the tears" ou "Vacuity" raviront les fans du death sans concession et des plans techniques qui ébouriffent les oreilles.
Les petits frenchies jaloux de devoir partager le monstre lui trouveront peut-être des poux. Mais il est (encore) un peu tôt pour juger The way of all flesh qui, il ne faut pas l'oublier, succède à un chef d'oeuvre. A l'épreuve du temps et du live, il y a fort à parier que cette synthèse de Gojira nous marque autant que les précédents.

Gojira / Chronique LP > From Mars to Sirius

Gojira : From Mars to Sirius Chef d'oeuvre. Uniquement deux mots car on manque de superlatifs pour parler de ce nouvel opus de Gojira... On avait parlé de "monument", on les avait qualifié de "monstrueux", d'"énormes" et on les pensait lancés sur une trajectoire simple et directe, mais voilà que débarque From Mars to Sirius et Terra incognita comme The link sont renvoyés aux oubliettes, paraissent fades à côté de ce petit dernier qui pose les nouveaux jalons de notre univers métallique. Gojira sait équilibrer violence et sensations, on le savait, là, ils repoussent leurs limites et les nôtres, jamais un groupe n'avait autant réussi à faire ressentir autant de choses avec une musique réputée difficile d'accès.
Au son hors du commun (et nettement meilleur que sur les albums précédents qui étaient loin d'être mauvais !), aux compos vives et tranchantes, Gojira ajoute la réflexion sur notre monde vu du ciel, notre planète océane se transforme et se détruit peu à peu, seule échappatoire : la lumière de Sirius, un soleil célébré par différents peuples (dont les Dogons) et à qui on donne un pouvoir de régénérescence... From Mars to Sirius serait donc un chemin initiatique, la voie (lactée) vers un nouveau cycle mais aussi vers l'inconnu (existe-t-il un Sirius C ?), cette route que construit Gojira est faite d'étapes de repos salvatrices ("Unicorn", le dantesque "Flying whales", "From Mars") et de passages en vitesse lumière ("Backbone", "The heaviest matter of the universe", "In the wilderness", "To Sirius"), on y croise quelques OVNIs tel ce fabuleux "Where dragon dwells" (qui est en train de supplanter dans mon coeur le "Space time")... Et encore une fois la technique se met au service de la composition, des mélodies, de la puissance pure et sans arrière pensée ("Global warning").
Intersidéral et sidérant, From Mars to Sirius est certainement l'album de la décennie... à venir ! A moins que leur prochain opus n'aille encore plus loin, ce qui semble aujourd'hui difficilement réalisable.

Gojira / Chronique DVD > The link alive

gojira : the link alive - dvd Accroche-toi ! Gojira sur CD, c'est énorme, Gojira sur scène, c'est encore plus énorme, Gojira sur DVD, c'est aussi énorme que sur scène mais dans son salon... Si t'as pris ta claque en voyant le monstre en concert, tu seras ravi d'en reprendre une avec The link alive. Un concert mémorable à Bordeaux (dont le public montre au passage qu'il est digne de sa scène métal !) avec des lumières très travaillées, un excellent son (même s'il est en 2.1), des prises de vue intéressantes, un montage très vivant et quelques surimpressions ou effets noir et blanc du meilleur goût, voilà comment est servi ce set. Un set de quinze titres (et presqu'autant d'enchaînements !) qui fait mal, très mal... Terra incognita et The link étant assez proches, l'amalgame se fait naturellement et c'est avec bonheur qu'on retrouve tous les grands moments des concerts ("Death of me", "Embrace the world", "Space time", "Indians", "Clone"...). S'il n'y avait que le concert servi dans un joli digipak et amené par un menu sobre et délicat, ce DVD serait déjà indispensable... Mais en bonus, le groupe nous offre quelques goodies qui valent le détour ! Passons sur les photos et les remerciements d'usage pour s'intéresser aux deux documentaires aussi hilarants qu'instructifs : "Sur la route" nous emmène au coeur du The link tour et nous promène de date en date dans les festivals (Printemps de Bourges, Dour) et les salles actives de l'hexagone et celles de nos voisins (Le Florida, Les 4 Ecluses, L'Usine, Le VIP, La Poudrière, La Loco, ...), le groupe y est toujours détendu backstage et efficace sur scène. Sur la route, ils laissent vaguer leur imagination (marquée par les japanimations) et réalisent de mini-sketchs vraiment marrants, je n'en dis pas plus, c'est à voir ! Idem pour la "Gojistory", l'histoire du combo racontée par "their manager Rick", comme Ric(k) est américain, tout est traduit (heureusement !) et c'est un curieux mélange de délire complet et d'images d'archives qu'on découvre, encore une fois, on se marre (surtout quand on connaît un peu Ric !!!). Le degré de sympathie dégagée par le groupe explose le compteur et la présence dans ses bonus de leurs 2 clips en devient presque anecdotique !
Les français aussi savent faire des DVDs, avec The link alive, les amateurs de Gojira de par le monde vont s'en rendre compte, nous, on ne les remerciera jamais assez pour nous offrir ce DVD...

Gojira / Chronique LP > The link

gojira : the link Derrière l'arbre dessiné par Joe se cache une forêt de gros riffs surpuissants, de rythmiques insoutenables, de mélodies lourdes, le tout étant plus ou moins mélangé. Rien de trop surprenant pour qui connaît Terra incognita et c'est le seul petit reproche que pourrait leur faire quelques détracteurs : Gojira n'a pas trop évolué... Les autres (dont je fais parti !) se réjouiront du fait que Gojira fasse du Gojira ! Et puis il y a un peu de nouveauté avec "Over the flows" un poil "expérimental" qui nous rappelle les Biocide et aussi "Connected" une petite respiration faite d'instruments certainements traditionnels, des instrus (du même genre que ceux appréciés par Max) que l'on retrouve à la fin de "Remembrance", juste avant "Torii" plage calme et tranquille, reposante. Tout ce qui fait le charme de Gojira est là, des mélodies lourdes, pesantes qui se transforment en riffs sacadés supportés par des rythmes épileptiques ("Indians", "Inward movement"), des morceaux death à faire palir Napalm Death ("Wisdom comes"), et ce sentiment de toute puissance qui envahit l'auditeur qui adhère et se fond dans la musique de Gojira, comment ne pas se sentir fort en accompagnant "The link" ou "Embrace the world". Le chant de Joe s'apparente toujours à du "noir parler" ("black speech"), ses textes oscillent entre déclamation, incantation, verdict, exutoire et exorcisme. Les mots pèsent lourd et tombent aussi dru que les riffs et les coups de grosse caisse ("Death of me"). Je terminerais la chronique avec le dernier titre de l'album "Dawn", un monument de 8 minutes signé Alone and Tired (nom sous lequel se cache Mario qui a composé ce titre seul) qui a détroné "Space time" dans mon palmarés perso des meilleurs titres de Gojira, il n'y a pas de paroles mais des changements de rythmes qui donnent des frissons et installent une ambiance qui impose le respect. Tout à l'image de Gojira.

Gojira / Chronique LP > Terra incognita

gojira : terra incognita Violent. C'est très violent. Gojira pratique un métal assez particulier puisque cette débauche de violence semble nous toucher réellement. L'ambiance est malsaine, lourde, pesante, inquiètante, ça fait mal et ça fait peur ! Dés le début, la technique des zicos nous explose à la tronche via des rythmiques intenables, des roulements monstrueux, des solos bien chauds, des harmoniques artificielles bien placées, bref, au niveau de la technique, on trouve de tout, ça joue vite, ça joue bien, pas grand chose à redire de ce côté là... Et alors, c'est du gros métal technique qui tâche et qui explose tout sur son passage ? Non justement, c'est là, l'incroyable force de Gojira, c'est la retenue, la mesure, les passages calmes et plannants qu'ils nous laissent entendre sur la plupart des titres. Là où certains auraient eu assez d'idées pour faire un album, eux les compilent en un morceau... Et y'en a 14 sur Terra incognita ! Alternent les intros divines ("Lizard Skin", "Rise"), les respirations ("04", "5988 trillions de tonnes" et "1990 quatrillions de tonnes"), les titres vraiment calmes ("Satan is a lawyer", "On the b.o.t.a") et les titres ultra méchants ("Clone", "Fire is everything"), le tout pouvant être associé dans le même morceau ("Love")... "Fire is everything" nous proposant, après une intro dévastatrice, un refrain ultra mélodieux. Et que dire de "Space time" dont le final ferait pleurer un tortionnaire ? "Now i see these mounts of fear, feel the weight of nonsense killing simplicity..." J'adore cette ambivalence, la facilité avec laquelle le groupe passe de la brutalité extrême du thrash-death-machin-core à la quiétude du doom-truc-atmosphérique. Gojira fait le grand écart et ça ne lui pose pas de problème, nous si, il va falloir qu'on s'en remette.