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Métal
Gojira
Biographie > Godzilla
Depuis 1996, Gojira travaille. Depuis 1996, Gojira avait sorti 4 "démos". Depuis 1996, certains attendaient plus de Gojira. Ils sont aujourd'hui servis.
Né dans les Landes, le monstre n'a rien de japonais, il est plutôt franco-américain de part l'origine de deux de ses membres, Joe (chant, guitare) et Mario (batterie) et donc français du Sud-Ouest avec Christian (guitare) et Jean-Michel (basse).
Il a déjà mis au monde plusieurs petits avant son gros bébé... Victim qui apparaît en octobre 96, rapidement suivi par Possessed en avril 97, des petits qui l'amènent à se produire dans le grand Sud-Ouest et à se faire connaître dans les fameux milieux autorisés. A l'heure où Hollywood rachète le lézard géant pour qu'il détruise Los Angeles, les frenchies surfent sur la vague et l'onde de choc et sortent Saturate, 3ème démo, à l'automne 99. Le blockbuster cartonne au box-office, ravageant tout sur son passage, la musique déployée par Gojira fait de même mais n'explose pas autant de monde... Wisdom comes prépare la bête à sa première grosse sortie... Elle se terre en Belgique, à l'Impuls Studio, sous la protection de Stephan Kraemer et relâche toute sa violence le 19 mars 2001 au travers de Terra incognita, premier grand, gros, long et dévastateur album des Landais. Edité chez Gabriel éditions et diffusé par Next Music, il fait trés mal et met à genoux les français. Ceux qui avaient raté le monstre sur scène sur la tournée française "Immortal" ou avec d'autres groupes (sur la liste des victimes, on compte pas mal de grands noms comme les Portobello Bones, Watcha, Cannibal Corpse, Out, Edge of Sanity, Mass Hysteria...) le trouvent chez leur disquaire et prennent un malin plaisir à se faire mal à l'écoute du skeud... avant de vouloir l'affronter live (moi j'ai déjà donné... mais j'y retourne dés que possible, il me reste quelques dents...)
Aïe, la deuxième expérience live à fait nettement plus mal...
Gojira a enchaîné un paquet de dates et est retourné s'enfermer dans son studio des Milans (au milieu de nulle part) avec Laurentx Etxemendi, ils ont signé chez Boycott Recods/Next Music et le 18 avril 2003, Gojira sort du bois avec ce The link.
Mai 2004, tremblement de terre, The link alive, le DVD live est prêt, l'énorme tuerie est désormais à jamais disponible dans son salon.
A la fin du mois de septembre 2005, From Mars to Sirius met tout le monde d'accord : Gojira est un des plus grands groupes de métal de l'univers.
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Review Concert : Gojira, Tourcoing/Dunkerque 8/9 octobre 2005
Interview : Gojira, From Oli to Joe (déc. 2005)
Interview : Gojira, Interview à Boulogne/Mer (mai 2003)
Interview : Gojira, Interview à Calais (avril 2002)
Gojira / Chronique LP > From Mars to Sirius
Chef d'oeuvre. Uniquement deux mots car on manque de superlatifs pour parler de ce nouvel opus de Gojira... On avait parlé de "monument", on les avait qualifié de "monstrueux", d'"énormes" et on les pensait lancés sur une trajectoire simple et directe, mais voilà que débarque From Mars to Sirius et Terra incognita comme The link sont renvoyés aux oubliettes, paraissent fades à côté de ce petit dernier qui pose les nouveaux jalons de notre univers métallique. Gojira sait équilibrer violence et sensations, on le savait, là, ils repoussent leurs limites et les nôtres, jamais un groupe n'avait autant réussi à faire ressentir autant de choses avec une musique réputée difficile d'accès.
Au son hors du commun (et nettement meilleur que sur les albums précédents qui étaient loin d'être mauvais !), aux compos vives et tranchantes, Gojira ajoute la réflexion sur notre monde vu du ciel, notre planète océane se transforme et se détruit peu à peu, seule échappatoire : la lumière de Sirius, un soleil célébré par différents peuples (dont les Dogons) et à qui on donne un pouvoir de régénérescence... From Mars to Sirius serait donc un chemin initiatique, la voie (lactée) vers un nouveau cycle mais aussi vers l'inconnu (existe-t-il un Sirius C ?), cette route que construit Gojira est faite d'étapes de repos salvatrices ("Unicorn", le dantesque "Flying whales", "From Mars") et de passages en vitesse lumière ("Backbone", "The heaviest matter of the universe", "In the wilderness", "To Sirius"), on y croise quelques OVNIs tel ce fabuleux "Where dragon dwells" (qui est en train de supplanter dans mon coeur le "Space time")... Et encore une fois la technique se met au service de la composition, des mélodies, de la puissance pure et sans arrière pensée ("Global warning").
Intersidéral et sidérant, From Mars to Sirius est certainement l'album de la décennie... à venir ! A moins que leur prochain opus n'aille encore plus loin, ce qui semble aujourd'hui difficilement réalisable.
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Gojira / Chronique DVD > The link alive
Accroche-toi ! Gojira sur CD, c'est énorme, Gojira sur scène, c'est encore plus énorme, Gojira sur DVD, c'est aussi énorme que sur scène mais dans son salon... Si t'as pris ta claque en voyant le monstre en concert, tu seras ravi d'en reprendre une avec The link alive. Un concert mémorable à Bordeaux (dont le public montre au passage qu'il est digne de sa scène métal !) avec des lumières très travaillées, un excellent son (même s'il est en 2.1), des prises de vue intéressantes, un montage très vivant et quelques surimpressions ou effets noir et blanc du meilleur goût, voilà comment est servi ce set. Un set de quinze titres (et presqu'autant d'enchaînements !) qui fait mal, très mal... Terra incognita et The link étant assez proches, l'amalgame se fait naturellement et c'est avec bonheur qu'on retrouve tous les grands moments des concerts ("Death of me", "Embrace the world", "Space time", "Indians", "Clone"...). S'il n'y avait que le concert servi dans un joli digipak et amené par un menu sobre et délicat, ce DVD serait déjà indispensable... Mais en bonus, le groupe nous offre quelques goodies qui valent le détour ! Passons sur les photos et les remerciements d'usage pour s'intéresser aux deux documentaires aussi hilarants qu'instructifs : "Sur la route" nous emmène au coeur du The link tour et nous promène de date en date dans les festivals (Printemps de Bourges, Dour) et les salles actives de l'hexagone et celles de nos voisins (Le Florida, Les 4 Ecluses, L'Usine, Le VIP, La Poudrière, La Loco, ...), le groupe y est toujours détendu backstage et efficace sur scène. Sur la route, ils laissent vaguer leur imagination (marquée par les japanimations) et réalisent de mini-sketchs vraiment marrants, je n'en dis pas plus, c'est à voir ! Idem pour la "Gojistory", l'histoire du combo racontée par "their manager Rick", comme Ric(k) est américain, tout est traduit (heureusement !) et c'est un curieux mélange de délire complet et d'images d'archives qu'on découvre, encore une fois, on se marre (surtout quand on connaît un peu Ric !!!). Le degré de sympathie dégagée par le groupe explose le compteur et la présence dans ses bonus de leurs 2 clips en devient presque anecdotique !
Les français aussi savent faire des DVDs, avec The link alive, les amateurs de Gojira de par le monde vont s'en rendre compte, nous, on ne les remerciera jamais assez pour nous offrir ce DVD...
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Gojira / Chronique LP > The link
Derrière l'arbre dessiné par Joe se cache une forêt de gros riffs surpuissants, de rythmiques insoutenables, de mélodies lourdes, le tout étant plus ou moins mélangé. Rien de trop surprenant pour qui connaît Terra incognita et c'est le seul petit reproche que pourrait leur faire quelques détracteurs : Gojira n'a pas trop évolué... Les autres (dont je fais parti !) se réjouiront du fait que Gojira fasse du Gojira ! Et puis il y a un peu de nouveauté avec "Over the flows" un poil "expérimental" qui nous rappelle les Biocide et aussi "Connected" une petite respiration faite d'instruments certainements traditionnels, des instrus (du même genre que ceux appréciés par Max) que l'on retrouve à la fin de "Remembrance", juste avant "Torii" plage calme et tranquille, reposante. Tout ce qui fait le charme de Gojira est là, des mélodies lourdes, pesantes qui se transforment en riffs sacadés supportés par des rythmes épileptiques ("Indians", "Inward movement"), des morceaux death à faire palir Napalm Death ("Wisdom comes"), et ce sentiment de toute puissance qui envahit l'auditeur qui adhère et se fond dans la musique de Gojira, comment ne pas se sentir fort en accompagnant "The link" ou "Embrace the world". Le chant de Joe s'apparente toujours à du "noir parler" ("black speech"), ses textes oscillent entre déclamation, incantation, verdict, exutoire et exorcisme. Les mots pèsent lourd et tombent aussi dru que les riffs et les coups de grosse caisse ("Death of me"). Je terminerais la chronique avec le dernier titre de l'album "Dawn", un monument de 8 minutes signé Alone and Tired (nom sous lequel se cache Mario qui a composé ce titre seul) qui a détroné "Space time" dans mon palmarés perso des meilleurs titres de Gojira, il n'y a pas de paroles mais des changements de rythmes qui donnent des frissons et installent une ambiance qui impose le respect. Tout à l'image de Gojira.
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Gojira / Chronique LP > Terra incognita
Violent. C'est très violent. Gojira pratique un métal assez particulier puisque cette débauche de violence semble nous toucher réellement. L'ambiance est malsaine, lourde, pesante, inquiètante, ça fait mal et ça fait peur ! Dés le début, la technique des zicos nous explose à la tronche via des rythmiques intenables, des roulements monstrueux, des solos bien chauds, des harmoniques artificielles bien placées, bref, au niveau de la technique, on trouve de tout, ça joue vite, ça joue bien, pas grand chose à redire de ce côté là... Et alors, c'est du gros métal technique qui tâche et qui explose tout sur son passage ? Non justement, c'est là, l'incroyable force de Gojira, c'est la retenue, la mesure, les passages calmes et plannants qu'ils nous laissent entendre sur la plupart des titres. Là où certains auraient eu assez d'idées pour faire un album, eux les compilent en un morceau... Et y'en a 14 sur Terra incognita ! Alternent les intros divines ("Lizard Skin", "Rise"), les respirations ("04", "5988 trillions de tonnes" et "1990 quatrillions de tonnes"), les titres vraiment calmes ("Satan is a lawyer", "On the b.o.t.a") et les titres ultra méchants ("Clone", "Fire is everything"), le tout pouvant être associé dans le même morceau ("Love")... "Fire is everything" nous proposant, après une intro dévastatrice, un refrain ultra mélodieux. Et que dire de "Space time" dont le final ferait pleurer un tortionnaire ? "Now i see these mounts of fear, feel the weight of nonsense killing simplicity..." J'adore cette ambivalence, la facilité avec laquelle le groupe passe de la brutalité extrême du thrash-death-machin-core à la quiétude du doom-truc-atmosphérique. Gojira fait le grand écart et ça ne lui pose pas de problème, nous si, il va falloir qu'on s'en remette.
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