Gojira - Indisciplinés 2009 Gojira - Indisciplinés 2009 Le site Internet disait 21h, Bukowski n'a pas perdu de temps. Tant et si bien que je n'aurai pas eu l'occasion de me faire une seconde opinion live sur la formation parisienne. La faute aux embouteillages rennais. L'espace Cosmao Dumanoir, en formation réduite, accueille donc le kick off de cette quatrième édition du festival lorientais des Indisciplinés. La salle est intimiste, décorée pour l'occasion. Et c'est la soirée métal qui aura les honneurs de commencer. Miossec, ce sera pour plus tard.

A ma grande surprise, c'est Entombed qui prend la suite de Bukowski. L'autre surprise, c'est de voir la formation suédoise ouvrir pour Gojira. Qu'importe, le quatuor prend d'assaut la scène avec une envie incroyable. Le son est brut de décoffrage, un brouhaha comme on en fait plus. Bref, des conditions parfaites pour apprécier Entombed. Sur scène, on ne fait pas semblant. Pour Lars Petrov et sa bande, il n'y a pas de petits concerts. Le bougre se démène, harangue la foule, pète câble sur câble. Pas du tout familier du groupe tout en sachant à quoi m'attendre, cette entrée en matière m'a bien retourné, dans tous les sens. L'heure de concert foisonnait de moments punk, de riffs caverneux, de headbang... un pur moment d'intensité. Si on vous demande à quoi ressemble un concert de métal, citez Entombed.

Gojira - Indisciplinés 2009 Gojira - Indisciplinés 2009 Pendant que sur scène on s'affaire, petit détour par le stand merch, le tout avec des petites bulles. Le groupe qui suit a tourné avec Metallica, In Flames, Behemoth, s'est affirmé au niveau international. Une date à Lorient dans une petite salle, ça doit être beaucoup moins excitant. Je m'attends donc à voir un Gojira fatigué, trop proche de la quille. Les premières minutes du show me font mentir. C'est la guerre ! Idéalement placé à côté de la console "lights", en hauteur, je ne peux que constater l'étendue du bordel. Les bretons font une nouvelle fois honneur à leur réputation de public agité. "Oroborus", "The heaviest matter of the universe" et "Backbone" s'enchaînent dans une véritable furie sismique. Très présent sur scène, le quatuor ne laisse rien au hasard, avec une aisance incroyable. Et à regarder comment l'ingé "light" travaille, on se dit qu'il y a du boulot derrière. Quant à la setlist, elle fait enfin honneur aux albums les plus anciens. "Fire is everything", "Lizard skin", "Remembrance" sont de la partie, déchaînant les foules. "The art of dying", LE titre attendu de pied ferme par votre serviteur, prouve s'il le fallait encore que Mario Duplantier est un batteur à part. Dingue ce mec, comme Jean-Michel, à sa façon. Le groupe est détendu, Joe s'adresse souvent à son public, blague, ironise, bonne ambiance. "Flying whales" se voit offrir un gigantesque circle pit, avant que "Where dragons dwell" ne marque la fin du set. Un petit tour et puis revient, avec "Toxic garbage island" et "Vacuity" à la clé. Et voilà, c'est déjà fini.
Le groupe quitte la scène très naturellement, sans avoir mis la claque du siècle aux Bretons, mais prouvant une nouvelle fois que le groupe a encore des choses à dire. Si on vous demande à quoi ressemble un concert de métal, citez aussi Gojira.