gojira grand mix 2009 gojira grand mix 2009 C'est dans un Grand Mix bondé que commence le set de Trepalium et le groupe ne déméritera pas, donnant tout ce qu'il a en terme d'énergie pour chauffer honorablement un parterre de fans conquis à la cause du groupe landais. Au programme de leur show : du gros métal qui syncope avec une voix qui a pour seule constante d'explorer le registre de la puissance. Même si le chant hurlé finit par lasser assez vite, le groupe compense en insufflant dans son métal brutal jouissif des passages mélodiques assez originaux qui captent l'attention. En clair, on a vu un groupe qui n'a absolument pas démérité ce soir : surtout en première partie d'un groupe comme Gojira, dont la réputation de bulldozer live n'est plus à faire. A écouter sur disque pour se faire une opinion digne de ce nom donc.
Gojira ouvre son set avec "Oroborus" le morceau qui ouvre également son dernier album en date, et pour cette tournée The way of all flesh, le concert se terminera avec un des titres phares ("Vacuity") de ce nouvel album qui truste les meilleurs places sur une setlist qui zappe The link (et oui, bye bye "Embrace the world" ou "Remembrance" !) et fait donc la part belle aux deux dernières oeuvres (10 parpaings dont 4 titres de From Mars to Sirius). Son impeccable, technicité hors norme, projections d'images et de films, connexions physiques avec le public, grands sourires et petites piques sympathiques ("vous êtes mous pour des gens du Nord" puis après le joli pogo qui a suivi : "Vous êtes susceptibles, non ?"), sur scène Gojira est dans son élément et s'amuse. Mario ne nous gratifiera pas d'un gros solo comme sur les tournées précédentes mais de plusieurs interludes (solo de cymbales, puis solo de tomes...) qui lancent plus ou moins les titres (plus ou moins car les acclamations du public cassent parfois l'élan). Les nouveaux grands moments de ces concerts sont "A sight to behold" où Jo utilise un vocoder pour jouer au robot, "The art of dying" tout simplement exceptionnelle (mais bon, c'est mon titre préféré...) et le final de feu ("Toxic garbage island" et "The way of all flesh"). Le traditionnel rappel débute en douceur avec les sons de "Terra incognita" puis laisse place à la furie de "Vacuity". La fin du concert est brutale, on est à nouveau sonné par ce mélange de classe, de finesse, de puissance et de sympathie. Il faudrait peut-être que le groupe arrête de charmer de nouveaux fans car je ne suis pas certain que la magie opère avec une telle efficacité dans de grandes arènes, comment ça je suis égoïste ?