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Biographie > Godsmack : bonté divine

Issu d'une famille de musiciens et après avoir cumulé les expériences scéniques, Sully Erna lâche la batterie pour prendre la place de chanteur au sein de son propre groupe. Un an de travail plus tard, voilà les compositions de Godsmack qui tournent en boucle sur les ondes de Boston et bientôt du pays tout entier. All wound up fait son petit bonhomme de chemin jusqu'à exploser les audiences radiophoniques et attirer l'attention d'Universal. En 1998 le groupe revoit et corrige All wound up et Godsmack est né. S'ensuit une tournée à la hauteur de la puissance sonore du quatuor avec un point d'orgue en Europe où le groupe ouvre pour Ozzy Osbourne. Les premières années du nouveau millénaire sont mises à profit pour sortir Awake, deuxième effort studio, et apparaître sur la bande originale d'un blockbuster. Le groupe en profite pour changer de batteur et ouvrir la porte à Shanon Larkin, briseur de fûts connu pour son hyperactivité sur scène. Faceless, troisième livraison discographique du quatuor, atteint les sommets des charts pour y rester un bout de temps, la notoriété de Godsmack ne faisant que se renforcer. Le groupe finit sa tournée en ouvrant pour Metallica et retourne en studio pour mettre sur bande IV qui s'annonçait comme un retour à un métal 110% américain.

Godsmack / Chronique LP > Faceless

Godsmack - Faceless Passé le cap du deuxième album, les Américains de Godsmack changent de batteur à la faveur de Shanon Larkin avant d'entrer en studio pour mettre en boîte Faceless. Si le groupe était déjà adulé par ses fans (et pas qu'aux Etats-Unis), la sortie de l'album en 2003 allait mettre tout le monde d'accord, à grands coups de riffs lourds et de rythmiques tout aussi pesantes.
C'est les amplis avec le volume à 11 que le quatuor entame les hostilités et une introduction titillant les oreilles du fan. Presque pas le temps d'imaginer le début d'un riff monstrueux qu'il arrive de nulle part, servi par une rythmique loin des standards du genre. En tout cas ça sonne live et ce n'est pas l'enchaînement avec "Faceless" qui laisse une minuscule seconde de repos. L'absence d'intro et le jeu de question-réponse à la guitare sont encore une fois une réussite. Non pas que cela regorge d'une originalité débordante, mais les quatre Américains créent une ambiance pesante et malsaine, portée avec brio par le growl de Sully Erna. Ça marche du feu de dieu et on prierait presque pour que ça ne s'arrête pas. "Changes" et "Make me believe" nous font retomber sur des rythmes plus proches des sentiers battus avant que "I stand alone" et ses accents stoner prenne la suite. Et quelle suite mes enfants ! Derrière les fûts, Shanon Larkin fait des prodiges, du lourd, du très très lourd. Plus tard, la même recette sera appliquée pour "Dead and broken" où le groupe s'appuie de tout son poids pour une succession de riffs qui sert la voix top niveau de Sully Erna. Bande originale d'un road trip de bikers sur la route 66, le groove et la puissance de Godsmack rappellent que les Américains sont quand même loin d'être mauvais quand il s'agit de faire décoller des salles entières. "I fucking hate you" et son message divin font œuvre de paix pour un temps, mais c'est "Releasing the demons" qui déchaîne les enfers avec une ligne de guitare typiquement 90's.
N'en déplaise aux aficionados du néo-métal, Godsmack prouve qu'au début des années 2000 il est possible de combiner succès incontesté et intégrité musicale. Comme dirait tonton Zegut, "ça défouraille les cages à miel". Amen !