metal Métal > God Forbid

Biographie > et dieu, il est d'accord ?

Originaire du New Jersey, God Forbid c'est de la puissance en barre au service d'un métal intègre. Entre thrash mélodique, un son comme un Sepultura ou un Pantera, et hardcore à la Hatebreed, God Forbid n'est pas né à la suite de l'explosion KoRn. Ayant tourné auparavant avec Sevendust, God Forbid est d'une détermination sans relâche quand il s'agit de tourner et d'asséner sa musique, de marteler son thrash assasin et sa violence hardcore. Pas de demi mesure pour God Forbid, puissance, efficacité, quand il s'agit de faire mal, ils sont au rendez-vous. Determination, c'est 47 minutes de maelström et d'intégrité (sic).

God Forbid / Chronique LP > Determination

god forbid : determination Intro soumise, synthé pathétique, très sombre et malsain, une double pédale qui rentre au galop, harmoniques dissonantes, bend morifiant, barrage de guitare à couper le souffle, et ce n'est que le début de "Dawn of the millenia" qui introduit ce Determination de fureur. "Nothing", rien à voir avec le groupe normand, rentre dans le lard, sans sommation, avalanche de batterie, une guitare qui volète lourdement, et un chant qui impressionne, puissant, rageur, hurleur et maîtrisé. Pas de relache pour God Forbid, la technique est dans l'attaque sans relâche, passage plus calme, le calme avec la tempête, encore plus forte niveau guitare, la basse s'engage, tout slap dehors, dans un passage syncopé bientôt suivant par une guitare en dead note qui appuie là ou ça fait mal. A peine le temps de souffler que s'enchaîne "Broken pomise", riff nuancé de guitare, appuyé efficacement par une batterie vengeresse, thrash assasin, thrash mélodique, voix d'acier et déluge d'une grosse caisse sans répit. La guitare alterne sur la stéréo, met du piment et du groove dans l'ensemble, les breaks sont rapides et vite passé, pas le temps de s'attarder, changement de tempo, et montée en régime du riff, la locomotive est à fond le train, ouvrant la voie à un passage calmé, tout est dans l'atmosphère et les coups de guitares et le break mortel qui suit. Violence vocale, harcèlement rythmique, riffs métallique qui déborde, course poursuite sans issue, rage et fureur en pleine lutte sur "Broken promise" mené à 100 à l'heure. Ambiance plus classique pour "Divide my destiny'" toujours très puissant et énergique, break carré, batterie millimétrée, une guitare qui change de gamme sans accros, une basse qui manque ici un peu d'appui, mention spéciale sur le mouvement le grosse caisse qui suit. Commençant ces morceaux avec une réelle rage, une colère vorace, God Forbid ne s'arrête pas sur le côté speed et technique de sa musique. Légère amorce d'intro, vite relègué à l'arrière plan, par un riff qui rappellera le dernier System Of A Down, mais dans une autre dimension, barrage de son, de guitare, basse et guitare de concert, puissance de la rythmique, "Network'" est encore un condensé de God Forbid. Passage très inspiré, sur un break de batterie cyclique, une guitare qui résonne, puis entame son accroche speed pour annoncé un chant toujours aussi rageur. "Wicked" montre enfin une basse jouant au premier plan, groove atonique cinglant et surprenant. Les guitares enchainent riffs en coup de fouet, et solo technique assez décalé dans se paysage hardcore thrash. Un peu de repos pour des oreilles bien échauffé par l'avalanche de métal chauffé à blanc, "Determination" et ces deux parties se déroulent doucement, mélangent interessant de deux guitares hallucinées, puis départ violent et impertinent, la nuance en palm-muting apporte une certaine diversité sonore, parmi l'étalage de God Forbid, profusion de riff, de solo, de break. Le retour de la vengeance pour la partie deux, ambiance plus acoustique, plus pérennéenne, moins pressé, les sensations qui s'en dégage ne sont pas celles qui fusent pour parer au plus pressé. Chuchotement plus intérieur, plus réfléchi, mais toujours ces jaillissements spontanées de solo, la basse ronronne, la batterie trépigne, l'ambiance est travaillé au maximum pour décoller à la verticale sur une puissance rageuse, basique, efficace, qui vont droit au but, sur une fin à rebours. "A reflection of the past", déconvenue sonore improbable, et pourtant si réelle, parcours mélodique inérieur, cheminement gravifique mirobolant, une guitare très posée, qui s'accompagne avec douceur et décadence, une corde mal accordée, mais 1 minute 49 d'extase, avec le déluge final. Cataclysme sismique et sonore, "Dead words on deaf ears'" recèle en son sein une noirceur huileuse, laminée jusqu'a combustion par l'acharnement de God Forbid, guitares moins speed, plus insidieuse, et reprise du palm-muting si efficace, thrash oblige, syncope de batterie, intervention concluante, insistance du déluge. God Forbid s'adresse là, à un public amateur de métal speed sur un coulis de thrash, le tout très rageur et coléreux, pour se voir secoué violemment du début à la fin, se faire asséner une solicitation sans ménagement.