metal Métal > Glass Cloud

Biographie > La Ligue des Djentlemen Extraordinaires

Après avoir abondamment tourné aux quatre coins du globe avec leurs groupes respectifs, Jerry Roush (ex-Sky Eats Airplane, ex-Of Mice and Men) et Joshua Travis (The Tony Danza Tap Dance Extravaganza) décident de monter un nouveau projet, orienté (post?)-Djent metal/hardcore en compagnie de connaissances communes, Chad Hasty & Travis Sykes. Le nom : Glass Cloud. Le quartet se met rapidement au travail et signe chez l'une des, sinon LA référence du genre en matière de Djent/metal(core) ultra-technique (Aliases, Ion Dissonance, Skyharbor, Uneven Structure...) qu'est Basick Records. Label qui sort sans coup férir, The royal thousand, le premier album de Glass Cloud à l'été 2012.

Glass Cloud / Chronique LP > The royal thousand

Glass Cloud - The royal thousand Grosse, très grosse claque Djent/emo/hardcore métallique de premier choix, Glass Cloud, ce n'est autre que la dernière bombe à fragmentation sortie tout de l'usine Basick Records (Aliases, Skyharbor, Uneven Structure...). Un groupe composé d'ex-membres de Sky Eats Airplane, Of Mice and Men ou The Tony Danza Tap Dance Extravaganza, et qui dès le "White flag" inaugural entame les hostilités la fleur au fusil, sans forcer plus que ça mais en nourrissant déjà quelques jolies promesses pour la suite. Mélodie vs chant fugitivement écorché, puissance de feu très honorable, c'est là une mise en bouche bien sympathique mais on sent déjà que le groupe peut faire bien mieux s'il le veut, moyennant notamment d'une aisance technique largement supérieure à la moyenne.

"If He dies, he dies" sort alors l'artillerie lourde et fait comprendre que, le couteau entre les dents, Glass Cloud a voulu et a donc fait. Mettant directement les c.. sur la console de mix, le groupe frappe très fort et balance un scud monstrueux en forme de déflagration sol-Air destinée à imposer le groupe auprès du public et accessoirement de ses contemporains, histoire de montre qu'il peut être un patron dans sa catégorie. Bref en deux titres, les auteurs de The royal thousand ont déjà marqué leur territoire et ce n'est pas tout à fait près de s'arrêter puisque la suite continue sa petite entreprise de démolition auditive. Si "Falling in style" joue un peu trop la carte de l'alternance chant clair/hurlements rageurs un peu facile, "Ivy & wine" vient rapidement re-régler la mire et remettre l'église au milieu du village. Une puissance de feu dévastatrice, de la technique de pointe au service d'une précision redoutable et d'un songwriting béton, on encaisse et lorsque les américains livrent un petit interlude ("Prelude for a ghost"), on sait déjà que ce n'est là qu'une respiration avant de se remettre à facturer du riffs Djent/Metal qui démonte dans quelques minutes.

Sans surprise donc, c'est exactement ce qu'il se produit sur l'enchaînement "All along" / "She Is Well And Nothing Can Be Ill", que le groupe encastre dans les conduits auditifs en alternant tantôt calibré mélodie et tantôt passages plus déviant, voire aliénant, ne serait-ce que ce par riffing carnassier qui semble littéralement dévorer la platine. Ce, avant que "Counting sheeps" ne pulvérise définitivement ce qu'il restait des tympans de l'auditeur après le passage des premiers titres de l'album. Un disque qui gagne alors en consistance ce qu'il perd en aisance mélodique passe-partout ("Momentum"), oui, mais le résultat ne souffre guère de contestation, le premier album studio de Glass Cloud est d'une solidité à toute épreuve ("From May to now"), un disque particulièrement bien ouvragé qui n'a certainement pas l'ambition de révolutionner l'histoire du gros son mais plus simplement de le bousculer juste ce qu'il faut pour se faire remarquer. Et ça, c'est clairement chose faite. Balèze.