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Biographie > Le fantôme de l'intérieur

The Ghost Inside Promo Né au cours de l'année 2006 au coeur de la Cité des Anges (Los Angeles, USA), The Ghost Inside est un combo hardcore punk mélodique qui connaît une trajectoire assez météorique ce, depuis 2008 et son changement patronymique. Jusqu'alors et donc pendant ses deux premières années d'existence, le groupe a évolué sous le pseudo d'A Dying Dream avec lequel il a sorti l'album Now or never (2006, Mediaskare). Mais c'est donc sous le nom de The Ghost Inside que la sauce clairement prendre, avec l'album Fury and the fallen ones d'abord (2008, Mediaskare) et surtout Returners deux ans plus tard, toujours sur le label de ses débuts.

Désormais lancé sur les cimes du succès, notamment outre-Atlantique, le groupe tourne alors avec des formations du calibre d'August Burns Red, Bleeding Through, Parkway Drive ou The Devil Wears Prada avant de rejoindre fin 2011 les rangs de la prestigieuse écurie Epitaph (Converge, Every Time I Die, Refused, Weezer...), label par le biais du quel sort l'album Get what you give au printemps suivant.

The Ghost Inside / Chronique LP > Dear youth

The_Ghost_Inside_Dear_Youth Que les choses soient bien claires, tu as deux sortes de groupes de HardCore... T'as le groupe de HardCore qui se pointe sur scène et qui balance des gros riffs, des parpaings sur les fûts et qui gueule, ça, c'est le bon groupe de HardCore. Et t'as le groupe de HardCore qui monte sur scène et qui envoie des gros riffs, des grands coups sur les fûts et qui gueule, ça, c'est le mauvais groupe de HardCore.

The Ghost Inside fait partie de la première catégorie, celle des bons groupes de HxC. Ca se sent immédiatement, le son est puissant (on retrouve Andrew Wade assisté de Jeremy McKinnon (A Day to Remember) à la prod), ça tabasse, c'est ultra efficace, tout est au millimètre et tant pis pour les puristes si de temps à autre le groupe réfléchit à ses constructions et place des subtilités ou des samples. Et ce qui était clair jusque "Phoenix flame" (le sixième titre) devient une évidence, The Ghost Inside est plus qu'un bon groupe de HardCore, les discrètes insertions des machines comme des mélodies se font plus qu'évidentes sur un titre qui fera s'évanouir les tough guys en quelques secondes avec ses tonnes de délicatesse et de raffinement ! Un véritable ovni sur un album tout de même bien plus hard que mélodique... Au rang des (bonnes) surprises, on trouve aussi "Wide eyed" qui débute tambours battants avant que la clarté du chant de Jason Butler (Letlive.) ne vienne calmer tout le monde et finalement donner beaucoup de relief et d'intérêt à un morceau qui n'aurait pu être qu'un bourrinage en règle...

Avec un savant amalgame de titres rapides ("Move me"), lourds ("My endnote") et mélodieux ("Blank pages"), une qualité sonore exceptionnelle (ça c'est du bon grain ma petite dame), Dear youth asseoit la place de The Ghost Inside au panthéon des meilleurs groupes de HardCore, ceux qui ont su prendre le virage de la modernité sans vendre leur âme ou perdre leurs racines. Incontestablement un des meilleurs albums de métal du moment.

The Ghost Inside / Chronique LP > Get what you give

The Ghost Inside - Get what you give 3 albums au compteur (en incluant celui sorti sous le pseudonyme d'A Dying Dream) ont permis à The Ghost Inside de se tailler une solide réputation sur la scène hardcore (punk) du moment : ce, avant-même Get what you give qui propulse le groupe au sommet de sa catégorie. Et même l'industrie du disque ne s'y est pas trompée (pour une fois que ça arrive, fallait le noter). En quittant Mediaskare (Bury Your Dead, Deez Nuts, Lionheart.) pour rejoindre les rangs du poids lourd Epitaph (Bad Religion, Converge, Every Time I Die, Parkway Drive, Refused, Weezer.), la formation californienne entre dans la cour des grands et ne se prive pas d'assumer ce nouveau statut en livrant un album de patrons.

Dès lors, pas étonnant de voir les natifs de la Cité des Anges fracasser les enceintes d'entrée de jeu avec une première volée de torpilles supersoniques qui explosent littéralement les tympans comme pas deux. Une puissance de feu monstrueuse, des riffs qui taillent dans le gras en défragmentant les amplis et une hargne vocale brutalement expulsée des entrailles pour faire mal(e) : "This Is What I Know About Sacrifice" puis "Outlive" font le job et arrachent à peu près tout sur leur passage. La politique de la terre brûlée hardcore punk façon The Ghost Inside, c'est du brutal et ce n'est que lorsque les mélodies font réellement leur apparition (sur le très efficace "Engine 45") que le groupe desserre un peu son étreinte, cette emprise absolue qu'il avait jusqu'alors sur l'auditeur et expédiant ses ogives maxi-testostéronées comme d'autres enfilent des perles. Mais ça ne va pas durer.

Parce que si les auteurs de ce Get what you give aiment aussi les mélodies ce n'est pas pour ça qu'ils vont oublier de kärcheriser bien sauvagement les écoutilles de leur auditoire. En témoignent les "Slipping away" et autres "The great unknown", véritables harangues hardcore de premier choix qui facturent du riff teigneux au kilotonne, des exhortations vocales aboyées par palettes, le tout sans une once de retenue. Des morceaux gorgé de cette foudroyante efficacité qui fait ici office de ligne de conduite presque immuable. Régulièrement belliqueux et sans concession ("Thirty-three", "Face value") , The Ghost Inside n'en oublie pas pour autant sa facette mélodique chère au genre, afin de rester bankable dira-t-on ("Dark horse", "White light"), mais en garde suffisamment sous la pédale afin de remettre les c. sur la console de mix le temps d'un finish hautement inflammable ("Deceiver") et même rock dans le sens le plus hardcore punk du terme ("Test the limites"). Histoire de conclure en faisant de cet album ce qu'il a cherché à enfanter avant tout.

Une machine de guerre impitoyable.