Flyer - Release party General Lee Roads Flyer - Release party General Lee Roads Le public est venu en nombre puisque la salle affiche complet et le premier groupe entame bien vite les hostilités.Tang, depuis la découverte d'Another thousand days, out of this world, je les attendais de pied ferme et ils ne m'ont pas déçu en livrant un set intense et jouissif à base d'émocore incisif. D'autant plus qu'ils nous ont gâté en jouant pas mal de morceaux de ce dernier album et un inédit pas encore trop rodé, selon leurs dires, mais ma foi déjà super prometteur. Une amie me fait remarquer l'influence de Sonic Youth dans les riffs, chose qui ne m'avait pas sauté aux oreilles sur CD mais dont l'inspiration me semble plus qu'évidente bien qu'en filigrane en live. En tout cas, on attend la suite de ce petit chef d'œuvre qu'est Another thousand days, out of this world avec une impatience non dissimulée et les lives qui devraient logiquement en découdre avec encore plus d'enthousiasme.
Mêmes attentes pour Year Of No Light, à force d'en entendre du bien, on finit par avoir les canines un peu aiguisées et ce sera une belle semi-découverte (on avait déjà jeté une oreille discrète sur Ausserwelt) : de longues compositions dont le principal objet est de vous faire décoller, une sorte de post-rock-doom relevé à la sauce indé shoegaze, quelques incartades sludges et un live envoutant. A revoir rapidement. La cave aux poètes affiche complet et pourtant la salle semble moins bien pleine qu'à notre arrivée : la faute à une soirée qui a commencé tardivement et la deadline du dernier métro (minuit et demi) fera le reste malgré la qualité de ce qui nous est offert.
J'ai vu General Lee 4 ou 5 fois et je n'ai jamais assisté à une contre-performance de leur part : cette article ne dérogera pas à la règle. Des musiciens au taquet pour la célébration de leur nouveau bébé, des nouveaux morceaux de Roads semblant dans la lignée de leur précédent album, quelques pépites d'Hannibal Ad Portas dont l'excellent "Drifting" qui secouera le public une fois de plus, public plus parsemé mais totalement sous le charme de leur mixture post-hardcore très mélodique. Entre-temps et histoire de te faire regretter encore plus de ne pas être venu, tu aurais pu aller boire une bière et gagner un lot made in General Lee, comme ça sans aucun effort à produire si ce n'est celui de ton gosier, ou aller fouiller dans la distro très fournie des Year Of No Light à base de vinyles-pépites en tout genre. C'est donc une belle soirée qui aurait pu l'être encore plus sans un ingé' son qui avait visiblement laissé ses oreilles aux vestiaires. Même avec des bouchons, le son global paraissait toujours incroyablement fort et a déprécié sensiblement la qualité de la prestation des musiciens. Cela dit, on a vraiment pas envie d'en tenir compte et la soirée d'inauguration de Roads, il fallait y être. Point.

Merci : Elodie et Hiphiphip
Coucou : Thomasx2, Géraldine, Johann, Marie, Vi (...), GrégoryUproarForVeneration, Marine