metal Métal > The Gaia Corporation

Biographie > une corporation terrestre

The Gaia Corporation regroupe une tripotée de zicos italiens dont les groupes sont bien installés de l'autre côté des Alpes. En novembre 2004, Vincenzo (chanteur et guitariste de Vanilla Sky) et Enrico (chanteur de Remove) décident de monter un projet hard-core emo, il leur faut "un groupe" et se tournent fort logiquement vers leurs compagnons de route à savoir Brian (bassiste de Vanilla Sky), Leo (batteur de 9mm) et finalement Paolo (guitariste chez Face the Fact et Winter Beach Disco). En mai 2005, le groupe est d'attaque, compose et enregistre un premier maxi, Equilibrium, que Wynona Records signe et nous envoie via Overcome. Profitant d'un buzz incroyable, d'un réseau d'amis assez dense et de ses bonnes compos, The Gaia Corporation tourne à travers l'Italie, en Autriche et est déjà disponible aux Etats-Unis et au Japon !

The Gaia Corporation / Chronique EP > Equilibrium

the gaia corporation : equilibrium The Gaia Corporation n'étant pas un groupe de débutants, ils ont sorti une grosse prod' pour ce maxi qui dépasse à peine le quart d'heure mais qui en une intro, trois compositions et une reprise permet de mettre les choses à plat : ces mecs-là ne se sont pas réunis uniquement pour déconner dans leur cave !
"The day mother earth quit living" sert donc d'introduction, un instrumental pour faire monter la sauce, tempo trip-hop, samples discrets, fading croisé avec une montée de larsen, les premières phrases gueulées de "The deadline" peuvent nous exploser à la tronche. L'orientation est alors clairement Hard Core jusqu'à ce break émo, petites voix, notes de piano, douces guitares et le tout se mélange avec délice, les ponts sont inexistants, on passe d'un truc à l'autre, un passage avec un loop et bing la basse dans ta face ! The Gaia Corporation trouve son Equilibrium en recherchant à la fois le KO et la mélodie, le résultat sonne donc entre émo-HardCore et métalcore, carrément brut et diablement efficace.
Si Equilibrium fait mouche, si les zicos sont tous déjà bien connus en Italie, The Gaia Corporation a compris que pour faire parler un peu de soi à l'étranger, il fallait se faire remarquer, pour cela, soit on se tape une rock star (si possible jouant dans Slipknot, confère Lacuna Coil), soit on reprend un tube immortel des années 90 et on lui refait le portrait... On a donc le droit à un "Wonderwall" d'Oasis gueulé de telle façon que même torchés les Gallagher ne l'ont pas autant écorché ! Le titre se transforme en brûlot punchy et doit délivrer sa dose de kilojoules en live... Une dernière introduction bien travaillée et "One of a kind" remplit l'air, le chant clair a pris le dessus sur le chant éraillé qui prendra sa revanche un peu plus tard, bien aidé en cela par les guitares et les cymbales... Encore une fois, le combo démontre qu'il sait tout faire, même mettre sa compo sur pause et relancer son refrain en l'agrémentant d'un solo de gratte qui passe comme une lettre à la poste...
Bref, ce serait bien que la France s'intéresse à eux avant que les ricains ne les vampirisent...