metal Métal > Furykane

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Furykane est un quintet parisien pratiquant un savant mélange de métal, de rock et de pop. Menée par Jen, chanteuse aussi ravissante que douée, cette formation se créer fin 2005. C'est en février 2006 que Furykane foule ses premières planches afin de préparer le public à un premier EP disponible sur Internet par l'intermédiaire de plateformes telle que Jamendo. En 2007, le groupe remporte la finale française du fameux concours Emergenza et, de ce fait, se fait une place sur l'affiche du Taubertal Open Air Festival en Allemagne. Puis, l'année suivante, ils sont révélés au Fallenfest. Grosse entrée en matière vu le nombre d'année de vie du combo, le quintet commence à tourner dans les grosses salles parisiennes jusqu'à la fin 2008 où le batteur quitte le groupe. Un évènement qui permet au groupe de se consacrer à l'élaboration d'une nouvelle production. Cette dernière est un EP éponyme de 5 titres enregistré et mixé au Garage Studio (Pixies, Oneyed Jack, Silmarils) par Gaétan Bouty et sorti à la fin de l'année 2009. Durant l'été 2010, le groupe rentre en studio avec William Bastiani (chanteur dans Enhancer) afin d'enregistrer son premier album, Fake, qui voit le jour fin mars 2011.

Review Concert : Furykane, Fumuj + Furykane @ la Flèche d'Or, Paris 2011

Furykane / Chronique LP > Fake

Furykane - Fake Après deux EP particulièrement remarqués (le premier s'était notamment vendu à plusieurs milliers d'exemplaires), les cinq parisiens de Furykane passent le cap du premier album avec Fake, autoproduit et distribué par MVS Records. Détenteur d'une singularité vocale, d'un groove metalcore addictif et de références hautement intéressantes (KoRn, Emmure, In this Moment...), Fake est un disque sur lequel on ne saurait que trop vous conseiller de vous arrêter.
Pour la comparaison, Jen FK est une chanteuse de talent dont la voix rappelle celle de Maria Brink d'In this Moment (un groupe de metalcore californien qui envoie du lourd avec grâce et finesse).Tantôt en chant clair ou en saturé, le chant accompagne merveilleusement bien les instruments lourds, groovy et violents. KoRn, Black Bomb A, Danforth, Eths, l'influence de ces groupes metal ou hardcore résonne sur certains passages pour mieux disparaître face à l'évidence : Furykane a trouvé comment combiner à sa sauce rage céleste et lourdes parties instrumentales, marquant ainsi son indépendance face aux line-up habituels du metal HxC. Punchy, screamo, Jen FK passe aussi par des passages plus charmeurs et clairs ("Soft", "Absolute disgrace", Give me some action, give me some passion) avec des sonorités hardcore et néanmoins langoureuses ("Fake" - Touch me, reach me, touch me). Le metal symphonique céleste et aérien vient également s'immiscer dans le cocktail entrecoupé de cris de félins et de passages screamo délectables et bien placés ("Stfu"). Pas de growl tel qu'on le connait, rien que de l'agressivité primale, un chant féroce et féminin. Du beau metalcore qui fait pogoter, du hardcore charmeur et abrasif, merci aux Furykane.

Furykane / Chronique EP > Furykane

Furykane - Furykane "Smells like teen spirit" disait Kurt en 1991, "Smells like neo-métal spirit", dirons nous à l'écoute de ce nouveau maxi de Furykane fraîchement sorti en ce début d'année. Une décennie plus tard, cette jeune formation parisienne cultive les restes d'un style qui a bercé l'adolescence de certains et qui pour la plupart fait partie des vieux dossiers rangés au milieu des baggys, des vestes de sport et qui nous ferait presque regretter nos cheveux longs ou autres dreadlocks ébouriffées. Sauf que, comme toute formation respectable, Furykane a son écriture, sa griffe et un visuel élaboré afin de ne pas se confondre avec la tripotée de groupes qui nous vendent du gros son et juste leur attitude. Vêtus de blanc, par opposition au noir prédominant du métal, ce quintet joue avec l'image de cette couleur résultante de l'ensemble de celles-ci. Furykane se livre au jeu des ambiances, passant des riffs qui envoient du lourd aux cassures groovy à rendre dingues les voisins du dessous. La linéarité est l'ennemi de ces rockeurs qui n'hésitent pas non plus par intermittence à rendre l'air plus respirable sur des titres tel que "AOSD". Le véritable point fort de ce disque est indubitablement la capacité vocale époustouflante de sa chanteuse. En plus d'avoir des atouts physiques indéniables (Messieurs, vous ne pouvez nier que cela peut aider parfois à gagner quelques fans, prenez l'exemple d'Eths), Jen varie son chant aussi vite qu'Usain Bolt enchaînant vocalises aigües, claires, susurrées, gueulées et plaintives avec une facilité déconcertante. Imaginons un tant soit peu ce que cela peut donner sur scène : une échappée d'un asile psychiatrique où ses camarades de jeu lui donnerait le "la" pour qu'elle puisse s'exprimer dans toute sa splendeur. Au vu des vidéos de concerts tournantes sur le web, c'est à peu de chose près ce qui se trame derrière l'entité Furykane. Une bonne découverte en ce début d'année qui devrait à travers ces 5 titres attirer l'attention d'amateurs de son massif qui n'ont pas totalement mis de côté le métal qui fusionne. Selon toutes vraisemblances, ce style a encore de belles années devant lui. Tout du moins, grâce à des groupes de cet acabit.