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Furaya > Chronique EP / Furaya Maxi
Pour schématiser, Furaya officie dans un hop-core qui ne réinventera, du moins dans l'immédiat, pas le genre mais qui sait tout de même apporter une pierre de plus à l'édifice. Globalement les morceaux se situent entre la vague azuréenne menée par Caedes, Onfz-d ou encore Kubrik et les Coriaces marseillais de Babylon Pression. "Bernard" et "Bullshit" font penser aux premiers alors qu' "Africa" fait plutôt pencher la balance du coté de la Canebière. Enfin, tout cela n'est question que de quelques kilomètres.
Trêve de géographie. Le groupe envoie ses messages critiques grâce à l'impressionnant flow ("Bernard", "Amnésique") de ses deux chanteurs. Furaya exprime aussi bien son hostilités vis-à-vis du puritanisme exacerbé qui déferle aux USA, ou des idées véhiculées par l'extrême droite, que l'attitude occidentale face à la situation désastreuse du continent africain. Même si les instrus sont loin d'être ridicules ("La rage", "Impitoyable"), je trouve que ce sont les textes et leur scansion qui apportent la réelle valeur ajoutée au groupe en créant une puissante collision rap-métal.
Bien que manquant parfois d'un peu d'amplitude, la production est satisfaisante, permettant une très bonne mise en relief des voix sur un fond métal équilibré. Seul regret : que ce disque soit sorti en 2004, alors que le genre commence à se mordre la queue, mais comme c'est bien ficelé, honnête et bourré d'énergie, on ne peut qu'acquiescer.
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