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La courte biographie aromatisée au whisky résume l'impression que donne Frrt, dès la première phrase : "Formé en 2001, Frrt ça dégage". Le groupe a en effet une approche assez primaire et spontanée de la musique, pour ne pas dire brute, basique et immédiate. Trêve de pléonasme, le coeur de Frrt demeure le chant et les choeurs... Frrt se considère totalement instrumental, y compris en ce qui concerne les chanteurs.
Vous l'aurez donc compris, Frrt fait du southern rock-grindcore, pas de textes, peu de mélodies, un exemple même au niveau de la spontanéité et l'efficacité. Le groupe a partagé la scène avec Es la guerilla, Cataract, et se rapproche lui-même de Soilent Green. [ [fr] myspace/frrt (93 hits)External ]

Frrt / Chronique EP > Cowboys from bled

FRRT : Cowboys from bled Cowboys from bled, averti dès la pochette : -Ladies & Gentlemen, we are playing without lyrics-. Un groupe qui ose dire qu'il chante en yaourt, alors que d'autres tentent vainement d'arborer un bredouillant accent anglais tout pitoyable, un groupe spontané avec un chant instrumental et qui de plus le fait bien. Cowboys from bled, c'est 5 titres noirs et contrastés à l'image de la pochette, hommage à un tord-boyaux illustre et à Pantera, sûrement utile aux chanteurs dans leur exercice sonore. Titres bruitistes, avalanches saturées, le maëlström métallique distillé par Frrt expugne la rage et la noirceur, le tout bercé par un son gras à souhait, avec des riffs de grattes malicieux, jubilatoires et compacts. "Once upon the time in the bled" ne dure pas deux minutes mais donne la direction du groupe, direction accentuée dès "Cocoboy" avec ses riffs sacadés, hachés et un chant sous forme d'une troisième guitare. "Les dents de la merde" (poésie quand tu nous tiens) déboule à cent à l'heure et alterne passages très très lourds et ceux très rapides, une batterie un peu brouillon mais qui donne une atmosphère chargée et dense, un brouillard métallique étouffant débouchant sur une mort lente et douloureuse.
Le bled est terre de contraste, la preuve en musique avec "Strong beer prophecy" et sa durée fleuve, un riff lent et qui ne cesse de ralentir puis de hurler, le tout enchaîne après une période de silence sur un passage épicé, oriental et aérien, pointe de légèreté dans cet album en plomb massif. Un effort à l'image du final "Delirium tremens" et ces cris porcins, 5 titres denses dignent de servir de sarcophage à Tchernobyl.