metal Métal > Forever Slave

Biographie > Esclave pour toujours

Loin des terres nordiques qui sont le fief des Beseech, Tristania, Leave's Eyes ou autre Nightwish, c'est du côté méditerranéen que nous vient Forever Slave, formé à Valence par Lady Angellyca, chanteuse soprano et modèle à ses heures perdues, et Servalath à la guitare au cours de l'année 2000. Tout deux voulant créer des ambiances nouvelles et dramatiques où une voix féminine s'entrechoque avec des guitares massives et des éléments orchestraux. Chemin en fait pas très original, Leiden, Kells, Streams of Passion ont déjà exploité certains de ces éléments, sans compter Euthanasia et surtout Angtoria qui s'y sont déjà aventurer avec verve.
Que celà ne tienne, le violoniste Ignaz apporte sa touche sur ce concept, ainsi que le claviériste Leal pour dresser ces murs musicaux. Le batteur Edward, ajoute également un équilibre avec une voix masculine plutôt rocailleuse... Premier album, Alice's inferno a été enregistré par Lars Ratz, à Majorque en Espagne et mixé à Hambourg en Allemagne. [ [es] Lady Angellyca.com (54 hits)External ]

Forever Slave / Chronique LP > Alice's inferno

Forever Slave : Alice's Inferno Alice's inferno raconte l'histoire d'Alice, adolescente tourmentée, envoyée à l'asile après avoir été acusée du meurtre de ses parents. C'est dans ce contexte très gai, qu'elle doit trouver la vérité et voyager vers son propre enfer, en la personne de son subconscient. C'est dans cette atmosphère qui emprunte autant aux thèmes chers au romantisme qu'aux thèmes classiques gothiques, que Forever Slave crapule du métal bien pesé. Moins sombre que les polonais de Darzamat, moins lourd et monotone que les furieux d'Angtoria, Forever Slave livre des titres symphoniques et aériens, où se mélangent allègrement, une voix féminine soprano, des grogrements épars mais qui donne un équilibre et un contrepoint, des guitares martiales et une orchestration standard qui se fait parfois oublier.
Titre d'ouverture sensé donné l'ambiance générale, "Lunatic asylum" se fait cependant un peu décevant, artillerie métallique remontée à bloc, pas de problème de ce côté là, mais une voix un peu synthétique et un peu trop mielleuse, qui s'embourbe sur des synthés élimés à trop vouloir bien faire. "Reminiscences" sort la tête de l'eau avec des passages plus subtils, un violon que l'on aperçoit au détour d'un couloir, un synthé qui se dégourdit les doigts, "In the forest" donne également tout de suite une meilleur impression, un chant qui se livre à des mélodies plus travaillées et intéressantes, un passage calme piano-violon donnant enfin un réel contraste et du relief au titre.
Pas nécessairement la découverte de l'année (dernière), mais tout de même un disque honorable pour les afficionados du genre, Forever Slave réserve quelques perles délicates avec "The circles of tenebra" et son ambiance plus que ciselée, des accords saisissants et pulsionnels, "Aquelarre" et son jeu de double pédale, ou tout simplement "Tristeza" et ses ambiances électroniques magiques frissonnantes. On regrettera sans doute parfois le manque d'audace du chant.