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Biographie > saint Fony

Fony est un groupe dont l'origine remonte à 1998 année où deux potes de lycée, Philip Brashford (guitare) et Peter Hamilton (batterie) décident de se mettre à la musique. Ce n'est qu'en 2000 que le groupe est au complet avec les arrivées successives de Steve Gush (basse), de Olly Gibbons (chant) et du frère de Peter, Christopher Hamilton (guitare). Ils ont sorti 2 démos "3 titres", une première éponyme et une seconde dénomée Join in and hide yourself avant de signer avec Casket Music en juin 2001. Cette signature et l'appui du label anglais (Fony est originaire d'Angleterre) leur offre les premières parties de Earthone9, The Lostprophets, Linea 77, Miocene ou Pist-On mais aussi pas mal de concerts à travers le Royaume-Uni pour leur propre compte. Début 2002, ils enregistrent leur premier album : Routine irregular avec Martin Barbour (Vacant Stare, Capdown) aux Philia Studios, l'album sort le 6 mai 2002 à travers le Royaume-Uni, la presse appréciant leur musique, ils ont décidé de tourner un clip, "Chore again" pour assurer encore plus largement leur promotion.Aprés un beau succés en Angleterre, le groupe est de retour fin 2003 avec Circles, un album distribué en France via M10.

Review Concert : Fony, Fony live à l'Underworld (Londres)

Fony / Chronique LP > Circles

fony : circles Les anglais sont de retour avec un nouvel album qui sort presqu'en même temps que celui de Funeral For A Friend, et dans les deux cas, ca n'est que du bonheur ! Rarement un tel sentiment de désillusion ("Fucking the sentiment") et de détresse n'aura procurer autant de joie à l'écouter. Fony a laissé derrière lui la vagué néo et entre désormais sans retenue dans le tube émo-core. Si les émotions sont toujours aussi intenses, c'est le côté core qui a pris de l'ampleur, les rythmes sont bien plus chaotiques, plus sauvages, les guitares sont bien plus tranchantes, plus rock'n'roll qui déboîtent, le Fony de Circles est donc une sorte de Cave In rocailleux, la délicatesse et cette pureté magique (d'Antenna) en moins (sauf sur "Helium" et "Circles" qui sont d'une douceur acoustique salvatrice). Le groupe joue toujours avec les effets et les breaks/syncopes ("Black widows and a film noir", "I mar the chance"), garde une dynamique du feu de Dieu ("Strobe" - your happy face -, "Nefer") tout au long de l'album qui est bien plus homogène que Routine irregular, plus punk, plus rock, plus vrai... Fony avait impressionné par sa maîtrise et déconcerté par son éparpillement, ils se sont recentrés et accouchent d'un album en prise avec son époque. Plus de 50 minutes de zik (11 titres) qui se termient avec un "Wishlist end" où les guitares se mettent à chialer elles-aussi, sublimes, peut-être même un peu trop...

Fony / Chronique LP > Routine irregular

fony : routine irregular Fony propose au travers des 12 plages (et un titre caché) de Routine irregular un néo-métal teinté d'emo-core et de rock fusionnel, il n'est pas évident de trouver des points de repère précis avec ce groupe plus original qu'il n'y paraît aux premières écoutes. On a d'abord l'impression que le groupe mêle rock torturé et passages de grosses guitares aux riffs néo-métal dans la lignée des autres combos brittons que sont Vex Red ou Cortizone. Mais cette sensation n'est qu'une idée de surface et plus on écoute ce Routine irregular, plus on perd nos repères et on ne sait plus à quoi se raccrocher pour devoir en parler (parce que aimer un disque est une chose, devoir expliquer le pourquoi du comment en est une autre !). Ainsi par exemple, le chant est la plupart du temps "clair" mais il me renvoie aussi bien à Anthony Kiedis (Red Hot Chili Peppers) qu'à Chino Moreno (Deftones) ! Sans compter les moments où les émotions s'accentuent et où on frôle l'emocore ! De la chaude douceur de "Sleep the dollar", Olly passe à la rage noirceur de "Nervegas breakdown" sans se poser de questions et nous laisse avec les nôtres. Ce petit jeu de changement radical est également pratiqué par la session rythmique qui s'amuse ("Off line", "Centrepaed") ou doit s'ennuyer ferme ("Chore again"), idem pour les guitaristes qui tantôt s'éclatent avec leurs effets, des riffs inventifs, des breaks, de l'acoustique et se jouent des poncifs du néo ("Routine irregular", "Fait accompli") mais s'enferment aussi (rarement mais ça arrive) dans des schémas et des sonorités plus classiques ("Chore again", mais pourquoi l'ont-ils choisi comme single/clip ?). Fony aime brouiller les pistes mais une fois qu'on connaît la route et qu'on les suit allégrement sur leur chemin, c'est un vrai bonheur, les mélodies comme les attaques sont bien senties et nous animent l'esprit et le corps. Personnellement, j'ai une préférence pour les passages chantés clairement et les riffs les plus rock du combo, à ce titre, le morceau caché (grattes accoustique et percus) est formidable, ça maîtrise sévère tous les registres chez Fony !