metal Métal > Flying Pooh

Biographie > caca volant

1995, début des expériences. 5 copains se réunissent dans le simple but de faire de la musique comme beaucoup le font... Flying Pooh est né, ça ne fait que commencer. 1996, premier enregistrement, un trois titres, synomyme de démarchage, des premiers concerts et de bonnes premières parties dans leur belle région du Val d'Oise. 1997, changement de personnel et style s'affirmant, FP grandit petit à petit, joue de plus en plus et franchit le pas en enregistrant avec leur ingé-son, Yann, un 7 titres éponyme. Le disque sort en 1999 bénéficiant d'une distri chez Tripsichord. 2000 galettes écoulées plus tard, les dates s'enchainent, de nouveaux musiciens prennent part à la folie Flying Pooh. 1999, synomyme de boulot et de compo, le groupe prend son temps pour composer adroitement. 2000, enregistrement et mixage chez le belge Kraemer pendant 15 jours de la période estivale. Résultat : Viva San-Antonio, véritable bombe surnaturelle bien pensée et surtout formidablement orchestrée. Ce CD dispose en plus d'une excellente piste cd-rom qui reflete bien l'esprit torturé du groupe...
Inclassable musicalement, les Flying Pooh (Necker, Benart, Nox, Dave, Matt, Rek, Vavar et Roons) étonnent et surprennent.

Flying Pooh / Chronique LP > Never slow down

Flying Pooh : Never slow down Ils en auront pris du temps pour le successeur de Spanking Day, avec six années bien tassées, le petit Flying Pooh est arrivé au CP. Finies donc les blagues pipi-caca, on arrive dans la cour des grands. Mais serait-ce l'âge de raison ou plutôt l'âge des désenchantements? Car ce Flying Pooh-là a un certain goût bizarre, une ambiance qu'on aurait voulu plus fougue, plus emportée, plus vivace, juste plus folle en fait. D'un côté, il y a des invariants, un goût certain pour la gente féminine, celle-là est bottée et s'assume pleinement, on la retrouve d'ailleurs sur "Busty booty babes" et "Dance with me my lov'"; ou encore la niaque à l'image de ce titre éponyme "Never slow down", mais une niaque qui a perdu un peu de sa verve. Les titres s'enchaînent bien et ont de bons riffs, mais restent un peu sages avec une prod un peu trop lissée.
Niveau inspiration, ce Flying Pooh nouvelle édition louche plus vers El Guincho, SuperJesus, ou encore Le Nombre, les choeurs y sont nombreux et frôlent même la surpopulation, on oscille entre cliché guimauve et presque fausse bonne idée comme "Holy black candy", ou l'énervant "Cabaret", ooh-oooh-oooh. Merde c'est quoi cette mode des choeurs d'arrière-cour? Ils ont même réussi à flinguer "My way", avec son super riff de basse, ses effets de guitares et ses samples sympathiques, une sauce qui monte doucement, un refrain plutôt attractif. Et là, c'est le drame. Au suivant. "O'Brother" relève le niveau, un Flying Pooh de facture classique, avec ces petits interludes un peu irréels, hors du temps, petit moment de réconciliation. On se rassurera avec "The lose", qui innove au niveau sonore et sur le plan des ambiances, un titre qui botte des culs définitivement. "So happy" fait même péter le thérémine... distortion bien crassouillette, c'est presque du très bon, ça s'énerve dans les chaumières, il y a de l'électricité dans l'air, on remonte la pente. Doucement...

Flying Pooh / Chronique LP > Spanking day

Flying Pooh : Spanking Day Les Flying Pooh, c'est comme les Flying Donuts, c'est un truc qui vole, donc intrinsèquement, ça doit pas être mauvais, effectivement avec un raisonnement comme ça, on est pas loin du compte. Troisième album en 10 ans, et toujours en autoproduction, Spanking Day fout effectivement une grosse claque, un coup de pied au cul, que dis-je ça fesse sévère dans le 9-5. Mixé par Francis Caste (Dysfunctional by choice, Sna-Fu) et enregistré entre juin et septembre 2004, les Flying Pooh mettent la barre haute. Dorénavant 6 à partager l'aventure après une perte de tromboniste et de percussionniste surune aire d'autoroute, le successeur de Viva San Antonio a été fait dans les formes.
Passant du cartoon-core au rock'n'roll, les Flying Pooh voient cet album un peu comme celui de la maturité, et on ne peut le leur reprocher.
"Super pin-up" crève l'ambiance sexy, le cliché orgue Hammond, les cris d'extases, il crève le plafond et casse les pieds du lit avec ce passage massif, guitares en mode barrage, choeurs allumeurs... Une ouverture d'album sur l'inquiètant "Get drunk" avec ses ambiances au bord de la chute, titubante, une basse effrayante, Flying Pooh se rapproche plus de Silmarils que de Watcha, et donne le LA de cet album aux ambiances plus proche des salles obscures où l'on vend du pop-corn que celles colorés où l'on pogote, six minutes vingt-sept secondes inquiétantes, d'ivresse nostagique, d'appel à l'ivresse.
Si les ambiances de ce Spanking Day sont toutes sauf identiques, une chose est sûre, il risque de tourner longtemps sur votre platine, surtout ne pas hésiter à abuser de ce genre de bonne chose. Beaume réconfortant, "Good morning sweet heart", ou crême de nuit façon Famille Adams avec "Wanna kill a rock superstar", toujours plus rock avec "Your life", les ambiances en palm-muting et les mélodies légèrements tremblante sont le fil rouge de ce Spanking Day, reliant les titres comme un collier de perles. N'oubliez surtout pas de foutre les basses à fond sur le dark-disco "Be fat !" qui fait passer la techno-hype londonienne (celle du Cargo par exemple) pour de la dance de bas étage... Be fat, be good !

Flying Pooh / Chronique LP > Viva San-Antonio

flying pooh : viva san antonio Ce qui étonne de suite avec ce groupe, c'est la propre définition que s'est donné la bande des 8 : 2 C pour Cartoon Core ! C'est effectivement une façon de voir les choses. Pour ma part, je trouve cet album curieux et complexe... encore des "c" me direz vous. Et oui ! Et encore, je peux ne pas m'arrêter là : cool, chaleureux, clairsemé, charismatique, …
Flying Pooh, avec ce Viva San-Antonio explore divers mondes, regroupe tout ça pour présenter à l'auditeur un album riche et particulièrement farfelue le rendant encore plus indispensable pour les amateurs du genre. Car oui, Flying Pooh, pour afficher son identité, joue la carte de la diversité et se paye le luxe de maîtriser tous les styles qu'il s'aventure à jouer. Flying Pooh, c'est avant tout un groupe multi-style, passant du reggae au métal sans négliger le jazz. Flying Pooh, c'est un ensemble de musiciens qui ne complexent pas devant les artistes qui les ont influencés, comme un Mike Patton ou FFF. La recherche musicale est profonde et quasi parfaite, les ambiances parfaitement respectées. A chaque titre du groupe parisien, c'est un film qui apparaît lorsqu'on ferme les yeux, du vieux polar à la science-fiction la plus morbide en passant par des comics et autres cartoons. Cartoon, on y revient…
14 plages sur cet album à la pochette et à l'esthétisme tout simplement futuriste et agréable, 14 morceaux et une multitudes d'idées, de riffs, de sons étonnants et détonnants avec toujours le même but : surprendre l'auditeur. Flying Pooh, on adore ou on déteste, pas de compromis. Moi, j'ai choisi mon camp. J'adore.
Le disque s'ouvre avec une intro très dance qui devient lourde, pesante, à la manière d'un film de science-fiction complètement barré, avec des sons d'instruments à corde, de piano, ... Tout y passe, du métal au reggae, du jazz au rock, parfois sans transition aucune mais avec une cohésion déconcertante. Bonjour l'ambiance ou plutôt les ambiances. 14 titres tous droit sorti de je ne sais où, avec quelques plages de quelques secondes et des chansons à rallonge. C'est ça Flying Pooh, et c'est pour ça qu'on les aime. C'est parti pour un bon moment de délire, avec le gang des 8 musicos, vous n'y échapperez pas ! "Rock the soul", très funky, à la seventies, envoie la bonne humeur à toutes les paires d'oreilles qui croiseront ce CD. Les arrangements sont monstrueux. La première écoute, je l'avoue, est très … déconcertante. Mais après deux ou trois passages, on se rend bien compte de la folie douce de ce groupe. "Ush-ush" est lui typiquement reggae avec des purs passages, encore une fois d'une finesse sonore agréable. Ça joue, c'est clair. Les ambiances se succèdent, pour terminer avec un dub bien emmené rappelant les expérimentations de la Fédération Française de Funk. Certainement mon titre préféré. La chaleur de la musique fait ensuite place à "Psikatrik core", morceau à l'intro dérangeante et malsaine, versant ensuite un métal lourd et gras. Quand je vous dit que ça part dans tous les sens, sans jamais perdre de crédibilité. Rap à la ICP, puis néo à l'accordage très bas, Flying Pooh l'a fait. "La fée moche" court morceau instrumental très "musique de film" précède le très curieux "Meecztow revolution" aux thèmes soviétiques ! Partant dans un délire de chanson traditionnelle, le tout agrémenté de sons électro et de grosses guitares ! Et ça le fait, c'est très expérimental, très riche en instrument mais ça le fait !!! Finir le titre en jazz soviétique, il fallait oser. Une intro lugubre et très fantastique hante la plage 7, "Sadness" laisse place à un titre un peu fourre tout, sorte de comptine funky et jazzy en même temps. mais où vont ils chercher tout ça ? En tout cas, l'ambiance "Alien" se ressent dans le super titre métal "Crache ta maille", encore dans une ambiance à la Mike Patton et consort. Un métal bien lourd et oppressant qui laisse la place ensuite à une sorte de funk métal complètement décalé et subtilement sauvage pour le plaisir des oreilles et du cerveau, car oui, la musique de FP atteint son crier gare le crâne humain pour y infiltrer sa folie. Tout y est succession de mélodie et de sons frôlant le délire : "Benny's party", c'est le titre de cette chanson. "Des bleus dans les yeux", chanté en français avec des textes assez ... spéciaux, ça bourrine, ça se calme, c'est malsain, c'est parfait. Le disque se termine par "Salamandre", morceau uniquement joué au clavier, qui rappelle le générique de fin de films. On ne sait quoi penser en écoutant cette chanson, plonger dans la mélancolie ou rester ébahie après la vision d'images chocs. Et bien sur, le skeud ne pouvait pas se clôturer sans un remix jungle carrément excellent de "Meecztow", ça avoine, c'est "barré" comme tout le disque d'ailleurs.
Il faut s'accrocher pour apprécier à sa juste valeur la complexité musicale de Flying Pooh. Parfait maître à danser et véritable agitateur d'ambiance, le groupe crédibilise son style loufoque à travers cet album d'une grande richesse au niveau de la recherche des sons. Admirablement déroutant.