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Un peu inqualifiable, Fluidmok oscille entre rock plombé et métal atmosphérique, un petit côté musical The Gathering, une voix qui ne veut pas rentrer dans une case pré-étiquettée, un accent particulier, des élans aériens, un phrasé assez fluide, et une basse assez prédominante, le tout sur un ensemble aux ambiances atmosphériques qui ne dit pas non aux pointes électroniques. Le chant est fortement rock, mais les guitares s'emportent parfois côté métal, parfois côté électro. Fluidmok, cela sonne comme un nom de personnage de cartoon, comme un adjectif qui sonne, qui fait tilt dans le cerveau, Fluidmok, ça arrive comme ça, sans crier gare, une démo et c'est tout, pas de press-book, pas de commentaires, pas de lettres, sobre quoi... A l'arrache comporte trois titres seulement et le titre a sûrement quelque chose à voir avec le temps passé en studio. La production est faible, le mix parfois moyen, mais bon, quand ça sonne déjà avec un son comme ça, on ne peut qu'attendre du bon d'un groupe tel que Fluidmok. Fluidmok n'est pas un groupe punk, heureusement d'ailleurs parce que composer une démo de 6 minutes, c'est assez juste, mais s'en tirer avec 15, devient beaucoup plus correct.

Fluidmok / Chronique EP > A l'arrache

fluidmok : a larrache Intro lente et progressive, la basse commence un riff hypnotique, les guitares se rajoutent par couches successives, l'une après l'autre, densifiant l'atmosphère, la comblant, lui faisant prendre conscience de ses dimensions temporelles, la voix est chaleureuse, avec un accent rond, salé, les guitares s'emmêlent, le groove devient presque électro sur ces répétitions hypnotiques, refrain plus plombé, plus massif, le chant restant au-dessus, le tout s'enflammant de facon métallique, un Masnada un peu moins énergique, reprise du couplet et de cette atmosphere tissée, brodée par trois, quatre gimmicks de guitares, et toujours cette basse massive, indispensable, qui forme cette touche étrange à "Ailleurs". Tendance beaucoup plus rock pour "Mauvaise donne", vraiment inclassifiable, voix soutenue, choeurs aigües, pour situer, disons plus Matmatah que Machine Head, guitares avec un delay façon KoRn, -Est-ce à nous, aux autres qu'on pardonne-, des paroles qu'on se surprend à fredonner, sur un riff de basse qui continue son chemin, sans faiblir, sans trésauter, l'ensemble manque parfois d'un peu plus de pêche ou de conviction, mais le mix y est sans doute pour quelque chose. Guitares pas très originales, harmoniques introductrices, petit beat, et une saturation qui se transforme en beat électro, grain organique monstrueux, la transition est sublime, délicieuse, d'une intro légère à un brouillard saturé appuyé par un beat organique électro-statique, entre Viridiana et Nic-U, les accords de guitares s'égrainent lentement, la voix oscillant sur cette basse ondulante, collaboration magique, voix mise en avant, qui défile, dessine le climat, "La grâce efficace" s'énerve, se densifie, se durcit, pointes hardcore disseminées, et cette symbiose atypique d'une basse massive au taquet et de cette guitare au beat organo-leptique, reprend de plus belle, -universel, universal-, et s'échoue de façon aérienne sur une montée en son.
Seulement trois titres, mais déjà un petit aperçu du style de Fluidmok et de sa façon particulière de broder les atmosphères, de garder une assise permanente sur la basse. L'ensemble pêche un peu par conviction et relief, mais avec un peu de travail et surtout un meilleur son, la chose ne devrait pas être trop dure à rectifier.