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Quatuor Aixois né en 1999, Fis(ch)er s'est fait remarqué en 2002 à l'occasion de la sortie d'un maxi relativement prometteur, plaçant le groupe dans la catégorie "à suivre de près" pour les années à venir. A l'époque, le groupe évolue alors dans un style qualifié de "néo-core" : un néo-métal éruptif doté de textes humains, tout en exposant la cruauté de l'Homme. Bien évidemment, le quatuor défend sur scène cette première galette durant plusieurs mois.
Il faudra donc attendre début 2006 pour que Fis(ch)er, après un long travail de composition et d'enregistrement, s'expose à nouveau au public. Tout d'abord avec la sortie de leur premier album Instable, avec leur participation à l'Assaut Coriace mené avec leurs compagnons (Eths, Babylon Pression, Tripod) début février et ensuite avec la tournée que le groupe continue d'effectuer actuellement.

Fis(ch)er / Chronique LP > Instable

'Fis(ch)er : Instable Il y a deux façons d'aborder ce premier album, soit en connaisseur (et pourquoi pas adulateur) du maxi, soit en néophyte, découvrant dernièrement le groupe grâce à quelques pages accordées dans des magazines spécialisés ou lors de leur tournée actuelle.
Pour les sujets de la première catégorie, (il doit bien y en avoir) les écoutes inaugurales ce cet album ont dû en forcer quelques-uns à rebrousser chemin. Du néo-core de ses premières années, Fis(ch)er a ouvert les portes du mélo-core, un peu à la manière de Caedes. Distillant mélodies ou sonorités éclatantes, parfois moins habilement qu'à d'autres moments, le groupe a, sans conteste, pris un virage à 90°.
Vu sous cet angle, on pourrait alors croire à un réel drame ! Mais n'allons pas trop vite en besogne, car Fis(ch)er n'a pas pour autant pris l'ascenseur pour le 8° sous-sol ! Si certains passages semblent guindés, le groupe a su (di)gérer cette nouvelle orientation en dosant son effort entre sauvage mur de son et assimilations plus tempérées. Des titres comme "La rage au ventre" ou "Western" en sont la parfaite illustration. "Reste" et "211" de leurs cotés, témoignent d'une certaine nostalgie de ce fameux maxi : riffs tranchants, secousses mémorables, chant crié et écorché : tous les ingrédients sont à nouveau réunis, "comme au bon vieux temps". Tandis qu'à l'écoute des "Liens du temps", on ne sera pas surpris d'apprendre que les aixois ont fait plusieurs fois la première partie d'Aqme.
Les textes sont aussi un réel atout pour le groupe. Servies par Myck sur des tessitures assez aigues, avec quelques descentes plus obscures, les paroles sont toujours d'un humanisme galopant, perdant un peu de leur universalité au profit d'une vision personnelle des relations humaines et de leurs dérives. L'album est servi par une production plus que correcte, assez méticuleuse, aux antipodes d'un son clinique qui aurait sans nul doute anéantis le travail de composition du groupe. Réjouissons-nous donc de ce point fort, qui est loin d'être négligeable ! A cela s'ajoute une quantité phénoménale d'énergie rock, si ce n'est punk, déjà prégnante sur le 6 titres, rendant Instable pas autant déstabilisateur qu'il semblait en avoir l'air.
Et toi, petit nouveau dans l'arène musicale, qui fièvre d'impatience, si les lignes précédentes ne t'ont pas inspiré tu peux toujours te faire une idée de Fis(ch)er, en imaginant une audacieuse rencontre de Feverish et son mix émo-néo avec le rock'n'power-pop d'Aqme et pourquoi pas les arêtes teigneuses de Tripod, formation Coriace aux cotés de notre quatuor du jour.