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Biographie > Fred Astaire?

Formé à Lyon sous la forme d'un trio en 2006 (Anthony au chant et à la guitare, Aurélien au chant et à la basse, Florent à la batterie), les Fallaster avaient muté dés 2007 pour devenir un quatuor intégrant Nicolas (à la guitare et aux samples, remplacé plus tard par Antoine), Olivier remplaçant par ailleurs Florent derrière les futs. Leur premier album remarqué Everything is alright leur a permis de jouer avec du beau monde (Silverstein, Bullet For My Valentine, Enhancer, Uncommonmenfrommars...) et d'enchaîner avec un EP digital en 2009 (Mystar). A l'été 2012, c'est à cinq (Xavier arrivant en renfort à la guitare) qu'ils enregistrent au Québec chez Luc Tellier (Simple Plan) ce nouvel album qui fracasse nos enceintes en février 2013 via Emodays (Stereotypical Working Class, Hewitt, Feverish, Curtiss...). Disclosing fait honneur à l'émo/screamo et place les frenchies à un très haut niveau, ce n'est pas pour rien qu'ils sont appelés à bientôt ouvrir pour Funeral For A Friend...

Fallaster / Chronique LP > Disclosing

Fallaster - Disclosing Après une jolie introduction bien travaillée, Fallaster commence par nous dire au revoir et les premiers riffs de "Say goodbye" se promènent dans les aigus histoire de renforcer le côté plombé qui ne tarde pas à nous tomber sur le coin de la tronche. Il ne nous faut que quelques mesures pour comprendre combien les Lyonnais maîtrisent leur sujet dans les moindres détails : chant clair, chant guttural, petits échos, l'agressivité et la mélodie, vocalement tout se combine à merveille, Anthony et Aurélien savent utiliser leurs cordes vocales et se complètent à la perfection. Ils savent aussi laisser de la place aux instruments à qui la production fait également honneur, le mixage et comme le spectre des sons ne lésant personne. Il ressort rapidement de Disclosing que le juste dosage et la science de l'équilibre sont l'un des gros points forts d'un Fallaster qui sait habilement éviter les excès. Jamais, il ne tombe dans la facilité et le style "posons une ambiance de 5 minutes pour faire un truc épique", au contraire, leurs titres sont assez courts (y compris la respiration "Breathing") et les plans s'enchaînent rapidement pour ne laisser que peu de repos à l'auditeur. Jamais non plus ils n'abusent du chant hurlé ou à l'inverse des mélodies, refusant de se la jouer brutal ou de charmer certains coeurs tendres juste pour plaire au plus grand nombre.

Allez, je range à brosse à reluire quelques instants pour trouver quelques minuscules défauts à ce brillant opus... Le chant clair de "Living for you" est peut-être un poil trop haut, trop marqué émo en comparaison du reste et les petits choeurs HxC de "Hear me!" n'apportent pas grand chose au morceau, mais c'est toujours le cas avec ce genre d'ajouts qui peuvent donner quelque chose en live mais ne sonnent pas aussi bien à la maison. Voilà c'est tout. D'autres leur reprocheront certainement d'être trop bons dans ce registre pour ne pas avoir réussi à le faire sans s'inspirer de quelques autres combos (venus d'outre-Atlantique?). Pour moi, il serait temps que ceux-là puissent enfin s'extasier sur un groupe français qui n'a rien à envier à personne et qui devrait plaire hors de nos frontières pour, pourquoi pas, suivre la voie de Doyle en frayant avec quelques gros calibres sans complexe.