metal Métal > A Failing Devotion

Biographie > Dévouement foireux

L'ensemble de locaux de répétition "chez Vanno" à Coudekerque-Branche ("banlieue" de Dunkerque) héberge bon nombre de groupes dunkerquois dont A Failing Devotion qui agglomère en 2009 Max (chant), Fred (basse et chant), Rémi (batterie), Tophe et Alex (guitares). Après plusieurs concerts, ils passent à la vitesse supérieure et décident d'enregistrer une démo en plusieurs étapes, la batterie est captée à Lille, les grattes et le chant au Boss Hog studio et la basse "à la maison", c'est pas évident sur le papier mais si tu écoutes ce premier éponyme, tu n'y verras que du feu. Bien entendus, ils sont repérés par Thomas des 4 Ecluses qui leur permet de travailler la scène et d'ouvrir pour Black Bomb A, un groupe à ajouter à leur tableau de chasse qui compte également General Lee, Klone, Unswabbed et qui d'ici 2013 sera enrichi des noms de Punish Yourself, Tronckh, Primal Age ou Loudblast ! L'histoire d'A Failing Devotion ne fait que commencer mais elle est déjà belle !

A Failing Devotion / Chronique LP > The fallen

A Failing Devotion - The fallen Après la belle promesse de leur premier EP éponyme, A Failing Devotion enfonce le clou et va se révéler à un bien plus grand nombre avec The fallen, un premier album explosif ! Les Dunkerquois ont travaillé localement avec Olive T'Servrancx (Black Bomb A, Zoe, As They Burn...) et R3myboy pour mettre en boîte 10 titres ultra mastoc qui ont séduit M & O Music qui délivre le tout cet automne.

Le premier sentiment, c'est que l'ensemble est plus massif et moins mélodieux, moins estampillable "metal core" que la démo, le chant clair étant plus discret et bien plus vindicatif, on se retrouve bien plus proche du métal de Machine Head que de Chimaira, Caliban ou Heaven Shall Burn. Ca bastonne donc bien davantage, à l'image de ces "One way to survive", "No regrets" ou "The fallen" lourds, rapides et saturés qui comportent tout de même quelques mélodies là où on ne les attendait pas forcément. Si en règle générale, ça taillade les cordes à haute vitesse, il arrive aussi que le tempo s'alourdisse et que le rythme baisse, les titres n'en sont alors pas moins intéressants, en témoignent par exemple "Opium" et son beau travail sur la dynamique et les chants ou "Dead letters", un instrumental aux sons acérés malgré des mesures assez tranquilles et qui prolonge parfaitement "Shameless". Et quand on croit qu'un morceau va sonner plus classique, les guitares sonnent la charge pour le relever ("My cross") et lui donner une identité qui le fera exister au sein d'un album très homogène où les samples se font une petite place et servent de liant depuis "From ignorance" jusque "To oblivion" (de l'ignorance à l'oubli donc), un ultime titre qui se cache en bout de piste sans qu'on ne comprenne vraiment pourquoi, car il mérite d'être dans le bloc avec les autres...

Laissant la plupart des parties mélodiques aux guitares ou à l'habillage, A Failing Devotion a durci son propos s'éloignant de certains modèles pour se rapprocher d'autres tout en conservant une belle qualité d'écriture, ça faisait longtemps qu'un groupe de métal nordiste ne m'avait pas autant impressionné. Etant proche de l'épicentre, je peux te conseiller de bien te préparer à la secousse !

A Failing Devotion / Chronique EP > A failing devotion

A Failing Devotion - A failing devotion Avec trois morceaux d'enregistrés, A Failing Devotion a décidé de frapper un grand coup : pour donner davantage de profondeur à leur maxi ils ont donc ajouté leur clip et un "Interlude" instrumental de grande classe qui sert de rampe de lancement au dernier titre "Catharsys", mais également de pause aérienne après deux compos dévastatrices.
A Failing Devotion donne gracieusement dans le métal core et bénéficie pour cela de tous les atouts requis : chant gueulé très bien tenu, chant clair harmonieux, guitares lourdes et incisives, rythmiques en béton et surtout ce petit supplément qui fait que l'ensemble sonne et nous percute dès la première écoute.
Il faut dire qu'avec "Destiny" on est dans direct le bain : gros riff, coups de massues répétés, petit gimmick, break et hurlement, la machine est lancée et une fois arrivé au refrain plus mélodieux avec un petit chant en écho bien senti, on sait qu'on est en présence d'un groupe qui domine parfaitement son sujet. Le solo ne fait que renforcer notre idée, pas de démesure, pas d'emballement, c'est puissant, maîtrisé, A Failing Devotion débute sa carrière là avec une compo que certains n'écriront jamais ! Choisi comme titre phare puisque clippé "Summer's gone" est bon mais n'atteint pas les sommets de "Destiny", c'est plus convenu tout en étant très efficace, notamment encore grâce à la partie claire qui tranche avec le bourrinage en règle. Après l'interlude dont on a déjà parlé vient donc déjà le moment de la "Catharsys" qui démarre tambour battant et riff tournant, agressifs et véloces, les A Failing Devotion se font doux et charmeurs quelques instants plus tard, encore une fois, le chant clair donne des frissons et l'amalgame des différentes parties (mosh/yeux doux) est réalisée avec une facilité déconcertante.
En bonus, le clip de "Summer's gone" permet de découvrir quelque peu les membres du groupe en train de jouer le titre dans leur local, faute de moyen et de temps, ils n'ont pu faire mieux mais la qualité des prises de vue et du montage donnent une idée de la volonté de paraître pro à ce groupe amateur et tu l'auras compris très prometteur !