metal Métal > Eulogy

Biographie > fan de Tool ?

Eulogy se démarque par son double chant, celui hargneux de Gilles (ex-Lethargy) et celui plus doux de Delf, et pourtant ces deux-là sont les derniers à avoir intégré l'aventure, avant le début de l'année 2002, l'ossature du groupe était surtout instrumentale, composée de Seb et Franck aux guitares et Michel à la batterie, tous trois ayant musicalement survécu au split de Sandblasted, la basse étant alors directement confiée à Loule, un ami de longue date. Durant les 2 ans qui précèdent cette chronique, le groupe a arrangé ses titres, en a composé de nouveaux, a donné des concerts sur la Côte d'Azur et a enregistré un maxi 5 titres au Mad Studio : Utopian belief. Ce CD sort en février 2004...

Eulogy / Chronique EP > Utopian belief

eulogy : utopian belief Eulogy est un nom qui fait tilt si on apprécie Tool, ici, il sera difficile de comparer le groupe des Bouches du Rhône avec les américains, certes, ils font du métal tous les deux, mais ça s'arrête là. Eulogy ne suit pas les traces empruntées par Nihil ou Dham lors de leurs premières productions et propose une musique contrastée, ambiances néo et tempérés, voix agressive et douce, rythmes rapides et breaks, anglais et français. Tout se cotoie et sur un titre comme "Pare-être", on alterne entre excellents passages (les plus calmes) et d'autres plus bateau "rentre-dedans". Outre le bon travail sur le son (et l'environnement graphique), c'est la voix fine de Delf (ou la voix de Delf fine...) qui retient l'attention, c'est le ciment de ces 5 titres, son timbre (coucou aux Concept of Elation) est bien plus marquant que celui de Gilles et ses mélodies assurées mettent du relief aux titres qui seraient lassants sans ces bouffées de douceur (qui savent aussi se faire plus offensives, "Blind law"). Musicalement, Utopian belief comporte beaucoup de bonnes idées mais elles sont parfois associées à de moins bonnes et les enchainements de l'une à l'autre sont si abrupts que la sauce ne prend pas toujours ("Be attracted").
Eulogy est donc difficile à suivre, mais l'ensemble tient la route grâce à la voix de Delf et à quelques très bonnes trouvailles en terme de riffs, avec d'autres concerts et le temps (le groupe est encore jeune, ils n'ont que deux ans !), ils devraient affiner leur personnalité et se faire une jolie place au rayon "métal avec chant féminin".