metal Métal > Euglena

Biographie > Euglena et les glaneuses

Natif de Saint-Pétersbourg en Russie, Euglena est un quartet post-hardcore/sludge/black composé de Noek (chant), Sanya (guitare), Ilyas (basse) et Iga (batterie) qui se fait remarquer à l'automne 2010 par le biais d'un premier EP, intitulé An anxious surface et rapidement épuisé. L'année suivante, le groupe s'expatrie discographiquement en contribuant à un 3-way split avec les français d'As We Draw et les danois d'Hexis.

Euglena / Chronique EP > Близость

Euglena - Близость L'artwork d'Близость (proximité en français...) est annonciateur d'un hard qui tache, on pense à la pochette de How hate is hard to define de Plebeian Grandstand aussi issu de la toujours aussi recommandable écurie Basement Apes Industries (Cortez, Grandizer, Membrane, The Prestige...), et il y a de ça mais plus encore. Pour mémoire, le quatuor Euglena nous vient de Saint-Petersbourg, une ville où la température moyenne équivaut à un jour d'hiver (rude) à Dunkerque, et évolue dans un post-hardcore nerveux qui aspire aussi à quelques respirations. Mais pas trop quand même, faut pas déconner.

Le premier titre, "Еретик" (hérétique...), envoie la foudre comme il se doit : les Euglena semblent être de fervents adeptes de groupes hardcore dont le nom se termine en CH (Botch, Breach...) avec un soupçon d'über-violence en plus. Le riff s'éternise, on attend l'explosion de décibels, et effectivement, ça gicle et l'énergie produite est proche d'un Converge en mode marteau-pilon. La voix est aussi parfaite pour le genre, gorge déployée et quelques menues variations. La suite sera globalement du même acabit même si, comme on le dit plus haut, le groupe est enclin à quelques respirations comme sur la deuxième piste "Хиросима " (Hiroshima...). Bref, rien de foncièrement original mais un groupe qui remplit parfaitement son office, à savoir, fournir quelques beaux moments de violence épique et galvaniser les oreilles avec un exutwar de qualité. Un split avec les General Lee est prévu pour mars 2014 toujours via Basement Apes Industries et on peut aisément imaginer qu'une tournée suivra. Bref ça va être la guerre dans les SMAC(s) de France et de Navarre.

Et non, je ne maîtrise pas l'alphabet cyrillique, au W-fenec, on n'a jamais été aussi reconnaissant envers les deux-trois geeks qui ont inventés Google translate et le copier/coller après une soirée arrosée. Ou pas arrosée du tout probablement. Au magazine, ce qu'on invente après une cuite, ça se limite à une nouvelle peinture de Jackson Pollock sur les murs des W-C. Oui, c'est délicat. Tout comme Euglena.