metal Métal > Ethersens

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Anciennement baptisé Seenyst-Project, Ethersens est une formation dark metal progressive hexagonale, composée de membres de Talian, End. et Disphoria. Se réclamant de l'influence de groupes tels que Opeth, Nevermore, Pain of Salvation ou Dark Tranquility en passant par Neurosis et Katatonia, Ethersens enregistre en 2007 son premier effort long-format avant de se mettre en quête d'un label. C'est finalement chez Scarlet Records (Kayser) que le groupe sort au printemps 2008 cet album baptisé Ordinary days.

Ethersens / Chronique LP > Ordinary days

Ethersens - Ordinary days Guitares old-school, mélodies ténébreuses, le metal d'Ethersens joue la carte de l'heavy progressif aux ambiances dark et aux sonorités... scandinaves. Dès "Do never fall alone" il nous semble ainsi plus être en présence d'un cousin éloigné de Dark Tranquility qui aurait passé du temps avec Katatonia, que d'un groupe typiquement hexagonal. En même temps, le CD nous étant parvenu directement d'Italie (via le label Scarlet Records), on n'est plus à un raccourci géographique près. Un petit sample pour lancer la mécanique et Ethersens développe à loisir son metal progressif aux solis de gratte qui ravira les excités du manche ("From the inside...") avant d'enfoncer le clou sur le tout puissant "The Awakening". Section rythmique qui martèle un propos instrumental mené de main de maître par des guitares qui tronçonnent, un chant qui n'en fait pas des tonnes pour laisser les harmoniques exploiter tout leur potentiel.
Pas sûr qu'Ethersens révolutionnera le petit monde des musiques métalliques et affiliées avec cet Ordinary days, mais pour le reste, il n'y a pas grand chose à reprocher à ce groupe, qui, sur des sentiers musicaux relativement balisés, parvient à faire naître des émotions fugaces à fleur de peau que ne renieraient en rien des groupes dans la veine d'un Anathema ou d'un Antimatter. De gros riffs tranchants en mélopées acoustiques, Ethersens fait valoir sa technicité haut de gamme sur "Blood on the deathfloor" avant de jouer la carte de l'émotion sur la ballade old-school "Dust my valentine". Pas le morceau le plus réussi de l'album. Ambiance post-apocalyptique, longue intro rampante et saturée, chant caverneux, esquisse de mélodie écorchée vive, "Stern singt" ménage ses effets, le groupe apercevant la lumière au milieu des ténèbres avec "A new morning", sans pour autant complètement convaincre. Car le versant acoustique de la musique d'Ethersens ne séduit pas autant que son visage métallique, à la fois plus intense et raffiné ("Your sleeping truth", "... to the outside") qui donne bien plus de relief à cet effort prometteur... Un disque sombre et torturé que le groupe boucle avec "Dead memory" et un dernier titre qui conclut avec élégance ce premier opus crépusculaire porté par une mélancolie douloureuse...