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Biographie > Es la Revolucion !!!

C'est au sein de Knockoutz ou Insulate que les membres de Es La Guerilla ont commencé à faire parler la poudre et juste avant la fin du millénaire (1999), ils ont décidé de changer d'horizon pour mener leur guerre scènique... Kevone au chant, Sid et Siam (ex-L'Esprit Du Clan) aux guitares, Keo à la basse et Mehdi à la batterie sortent un maxi en 2001, tournent à droite à gauche (avec entre autres Dysfonctionnal By Choice, Noxious Enjoyment, Lazy...), sortent un album en 2004 (...The movie), tournent encore et retournent en studio, avec Francis Caste, pour bosser sur El dia de los muertos qui sort en 2005 sur le label Several Bleeds Records et via la distrib d'Overcome...

Es La Guerilla / Chronique LP > El dia de los muertos

es la guerilla : el dia de los muertos Forcément c'est avec "Alpha" que ça commence, un riff serpente, la disto est bien grasse, une deuxième guitare plus lumineuse se pose, le premier coup de baguette fait frémir une cymbale, le médiator remonte le manche, la tension monte et comme à la parade, tout se met magistralement en place avec un petit solo, nous voilà dans "Alpha", dans El dia de los muertos, Es La Guerilla ! Alors qu'on pouvait s'attendre à une entrée fracassante, c'est en douceur et en noirceur que les Franciliens mettent en alerte nos esgourdes. Il ne faut quelques secondes au 2ème titre pour atteindre le vif du sujet, le chant fait son apparition et comme pour les guitares, les harmoniques sont vraiment artificielles ("Behind the hills of sand"), le but n'est pas de charmer mais de coller à la rugosité des rythmiques et des sonorités car ces drôles d'oiseau (assez proches du Pelican) cherchent à nous ébourriffer, à nous faire partager sa fête des morts et donc à nous mettre 6 pieds sous terre... Tandis qu'une guitare nous recouvre joyeusement de ses riffs terreux, l'autre nous incinère avec des solis brûlants qui éclairent notre de braises et de racines ("Napalm in the morning" qui rappelle l'adage américain "Napalm le matin, ça fait du bien").
Isis, Neurosis, Cult of Luna, le sludge core actuel tend à adoucir les angles, Es La Guerilla garde un son et des compositions bruts, laissant les éclaircies à la base rythmique plus qu'aux guitares comme sur "Omega"... Mais là n'est pas la fin car à cette demi-heure Es La Guerilla ajoute un bonus : "The last rebel", titre qui puise sa force dans l'évocation du passé, loin de dépoussiérer ce morceau de Lynyrd Skynyrd, Es La Guerilla lui ajoute de la rouille et une certaine fébrilité (dans le chant) montre qu'ils ne sont pas totalement insensibles.