metal Métal > Epidemic

Biographie > épidémiologique ?

Je vais brièvement raconter l'histoire d'Epidemic à travers de celle de son frontman Boris B., c'est un jeune néerlandais qui joue dans Frozen Sun, un groupe qui reste très confidentiel, même aux Pays-Bas. Avide d'aventures, Boris part en voyage à travers le monde sans destination précise, de plages en plages, il bronze au chaud soleil de la Thailande, de l'Egypte, du Mexique... Désirant réussir quelque chose dans la musique, il débarque un jour dans ce qu'il juge être la ville la plus appropriée pour réaliser son rêve : Los Angeles. Il intègre le groupe Trigger Pimp. Pendant ce temps là, Tim Ganard (batteur) et Jimmy Mc Daniel (basse) jouent ensemble dans Wingnut Supreme. Quand leur groupe se sépare, Bruce Allan qui était ingénieur du son/producteur décide de les rejoindre, à trois, ils fondent American Murder. Boris les entend et décide de quitter son groupe pour les rejoindre... Nous sommes alors en 1999, après plusieurs démos et pas mal de concerts en Californie le groupe signe chez Elektra. C'est après les évènements du 11 septembre que le groupe décide de changer de nom pour Epidemic. Ils enregistrent leur premier album éponyme avec Rick Parashar (Pearl Jam, Nickelback) et avant même qu'il ne soit mis en vente, le groupe apparaît sur l'énorme tournée Nickelback / Jerry Cantrell. Sorti avant l'été 2002 aux USA, cet album sort à l'automne en Europe.

Epidemic / Chronique LP > Epidemic

epidemic Plutôt que de mettre les titres au dos du boîtier, Epidemic a préféré y mettre en évidence le code barre, les tites sont sur le côté du côté face, utilisant ainsi la transparence du cristal... Ca n'a l'air de rien, mais c'est un petit détail très révélateur, le groupe, bien que métal, est très délicat, le slow appuyée par un orchestre de "Burden of a thought", le dernier titre ne fait que renforcer cette idée. Pas très éloignés des récentes sorties que sont le Silence de Blindside ou l'album éponyme de 30 Seconds To Mars, Epidemic mélange guitares tranchantes, production sans bavure et chant éclairé. Les refrains sont renforcés, les mélodies se retiennent immédiatement, leur métal est très cool, avec un soupçon de néo, pas mal d'effets, aussi bien sur le chant que sur les guitares ("Equilibrium"). L'album est très homogène avec quelques passages où la tension monte ("Generic the norm") et d'autres plus reposant... la guitare acoustique de "Disconnected" et sa voix chaude sonnent très rock, tout comme l'intro du morceau qui suit "Currency of cynics" qui s'électrise par la suite, pour faire une transition en douceur, pour ne pas brusquer l'auditeur.
La petite partie multimédia du CD propose le clip de "Walk away" où le groupe joue le titre "live" dans un parking souterrain assez sombre, le néant de la créativité mise à part quelques plans avec la tronche des zicos ou des bouquins. Le making of dudit clip n'apporte pas grand chose non plus, sauf qu'apparement, ils se sont donnés beaucoup de mal pour un résultat plus que moyen... Reste la séquence de la salle de répétitions où ils discutent du fichus clip mais où l'on découvre rapidement leur endroit (et quelques tatouages).
Malgré ce ratage multimedia, Epidemic sort un bon premier album, certes il ne marquera pas l'histoire mais est très agréable à écouter.