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Biographie > Epica

Le 2 avril 2002, Mark Jansen se fait virer de son groupe After Forever, à la consternation des fans. Dans les semaines qui suivent, il remonte un groupe Sahara Dust, dont le line-up se finalise en novembre 2002, avec Ad Sluijteraux guitares, Coen Janssen aux claviers et Yves Huts à la basse. Le groupe se met alors en quête de sa chanteuse, place qui sera prise par Simone Simons.
Le groupe commence alors à travailler d'arrache-pied pour etoffer son répertoire, et fait la première partie de Anathema endécembre 2002. Après l'enregistrement de son premier album The phantom agony, qui sort en juin 2003, le groupe change de nom pour celui d'Epica. Epica se caractérise alors par la présence d'un choeur sur bon nombre de chansons. Les membres d'Epica sont des amateurs de musique de film, notamment de celle composées par Hans Zimmer (Gladiator, The Last Samuraï) et Danny Elfman (la plupart des films de Tim Burton). Epica sort Consign to oblivion en avril 2005, suivi rapidement par le très instrumental The score en septembre 2005.

Review Concert : Epica, Epica à l'Underworld

Epica / Chronique LP > The score

Epica : The score En 2002, Epica fut contacté pour composer la bande-son d'un road-movie hollandais : Joyride, le groupe composa plus que nécessaire et en profita pour sortir The score, leur bande-son personnelle ! Loin d'un album métal, ce voyage épique est plus un album symphonique qu'un enregistrement de métal symphonique. La présence de la mezzo-soprano Simone Simons se fait très discrète, présente juste sur quelques titres. Les titres "Quietus", "Trois vierges", et "Solitary ground" sont repris de Consign to oblivion.
Nappes de synthés, orchestrations de cordes très classiques, les mélodies se font tendres et douces, l'atmosphère se fait parfois discrète, un peu embrûmée comme sur l'inquiétant "Caught in a web", ou le danger surgit au tournant, sur un parapet rocheux. Les ambiances des titres se découvrent peu à peu, "Empty gaze" se fait solennel, très envoûtant, The score se fait ausi hypnotique et oppressant sur le ténébreux "Angel of death" qui avance sans accoups.
Le caractère épique transpire à travers des titres comme "Caught in a web", "The valley", à la croisée des chemins entre une bande-son comme Gladiator (Le passage quand Russell Crowe, revient chez lui en gravissant la colline...), et des thèmes plus classiques présent chez Antonín Dvorák ou Edvard Grieg. Ambiances inquiétantes et étouffante sur "Angel of death" ou "Valley of sins", la traversée de cet album n'est pas de tout repos, avec même certains passages exaltant comme"Mystica".
Véritable bande-son, c'est tout un univers sonore et métaphorique qui se déroule sous les coups d'archets et les timbales, The score est l'un des rares disques de métal que l'on peut ranger au rayon classique...