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Métal
Enhancer
Biographie > NNCR
Enhancer c'est un mélange ou plutôt des mélanges...
Le mélange du rap et du métal.
Le mélange de la sueur et des machines.
Le mélange de la brutalité des riffs et de la douceur des notes.
Le mélange de plusieurs groupes dans un esprit, celui de la Nowhere.
Le mélange de 3 chanteurs, 2 guitaristes, un sampler, un bassiste et un batteur.
C'est le mélange de 2 studios, l'Impuls pour le côté métal, le Twin pour le côté rap.
Le mélange du sérieux pour faire avancer le groupe et du bordel festif pour fêter ça , o)
Le mélange de deux groupes (Sunny's et Neurone) qui à partir de 1996 ne forment plus qu'un.
Le mélange de 2 démos Boy's band creator et Biatch pour servir de base à la composition d'un album.
Le mélange de la rue comme moyen de faire monter la sauce et de la scène pour montrer à tous qu'elle a pris !
Le mélange du côté indépendant / underground du label Jaff et du côté grande distribution / major de BMG pour sortir cet album.
Et le monde sera meilleur...
Et puis le succés (+ de 10.000 albums vendus assez vite)
Et puis les préprods d'un autre album après une énorme tournée
Et puis la signature sur une major (Barclay/Universal)
Et puis le single, le clip, Enhancer partout avec son Street trash
2006 : Electrochoc !
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Interview : Enhancer, Enhancer en long et en large (novembre 2000)
Enhancer / Chronique LP > Electrochoc
Un mini-site avec un gros poste de radio, une BD, un jeu vidéo de baston, les Enhancer n'ont pas lésiné sur les moyens pour faire monter la hype autour de leur nouvel opus et en général, l'intérêt dudit album est inversement proportionnel aux moyens investis pour faire monter la sauce, c'est donc avec des oreilles prêtes au pire qu'Electrochoc débarque chez moi. Ambiance séries B musclées, superbe digipak, joli livret, DVD bonus, le produit est sublime mais là encore, ce n'est pas tout... Et dés la première écoute, pas de doute, les Enhancer ont donné leur meilleur avec leur troisième album. On oublie Street trash et seule la nostalgie laisse un peu de considération à Et le monde sera meilleur..., Electrochoc est la bombe qu'il fallait à la fusion néométal-rap pour qu'enfin le style soit crédible en France. Les diverses tentatives précédentes n'étaient que parcellaires et trop inabouties pour faire durer le plaisir... "Intro" sert de rampe de lancement à "Hot" et qui propulse du gros son dans nos feuilles ? Ni plus ni moins que David Banner, un rapper sudiste (du Sud des Etats-Unis, pas de Marseille, hein ...) qui donne du poids aux présentations de la rencontre/collision entre les différents mondes, le relais est pris par Kool Shen (NTM) et les grattes/samples/rythmes des NNCR entrent en ébullition. Paroles débiles et/ou délirantes qu'on ne peut s'empêcher de gueuler comme un con (C'est pour les oufs, les poufs, the roof is on fire), rimes approximatives (devant le clip de Jay-Z, pire qu'un match à Chelsea, faut qu'on mouille le jersey, moite comme un club jazzy, même si t'es un peu lazy...) mais le tout est terriblement efficace. Les 6 premières minutes d'Electrochoc font leur petit effet, par la suite, ce sera plus inégal même si le groupe a une approche rock assez sympa ("Dirty dancing", "Mes potes"), se permet un clin d'oeil aux biatch ("Girls")... Il faut attendre l'apparition de Marz, autre rapper ricain (de Chicago), sur "La pression" pour la faire remonter (la pression), ses deux autres apparitions (sur le robotique "Electrochoc" et sur l'ironique "West side de Paname") apportent beaucoup d'énergie et un dynamisme différent de celui apporté par la mélodie de "Fat", les grattes sur "Toxic" ou les choeurs de "A 100 à l'heure". Le "TN" caché est un mix de plusieurs messages chopés sur différents répondeurs, des fans mais aussi quelques guest star comme les AqME, Watcha, Wunjo ou les Svinkels...
Electrochoc est un album indispensable que les kids graveurs devront aller acheter pour en profiter pleinement grâce au DVD "bonus". Là encore, les Enhancer n'ont pas fait les choses à moitié en blindant leur DVD, la plupart des groupes n'offrent pas autant de contenu sur leur DVD à acheter sans album... Il y en a pour 2h30 !!! Les clips, "Ma musique" en live au Bataclan et des énormes vidéos sur l'enregistrement de l'album, des délires, de longs passages de la tournée Street trash, de quoi ravir tous les fans ! Parmi le tout, on retiendra aussi les deux titres joués avec papa Gitlis, immense violonsite qui s'amuse autant que ses fistons (très émus) à foutre le dawa... Reste cette question, comment être fan de musique et appeler ses fils David et Johnattan...
Derrière leurs airs de petits branleurs les Enhancer ont bossé dur et frappent fort avec Electrochoc, ce sera dur de faire aussi bien dans l'avenir mais qui sait ce dont ils sont encore capables...
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Enhancer / Chronique LP > Street trash
Pas évident d'attaquer la chronique de ce Street trash quand on vient d'écouter le nouveau Pleymo... AqME mis à part, les groupes de la Nowhere sont tous rentrés dans le rang, plus ou moins confortablement signés. Là où leurs premières productions rugueuses montraient une certaine "rage urbaine", le côté lisse, propre sur lui et évitant les risques des albums sortis cette année par Wunjo, Pleymo et Enhancer mettent en exergue le côté "banal" du néo-métal, ce qui était une nouveauté il y a quelques années (celles de leurs débuts) est aujourd'hui un mouvement qui rapporte, à des années lumière de ce qu'avait amené les KoRn, Helmet et autres. Malgré tout, cet album n'est pas à foutre dans une poubelle de rue (le "trash" de leur street n'étant pas celui du thrash métal...), les franciliens ont certes arrondi les angles et évité les vagues (en évitant les titres trop rap et les titres trop expérimentaux -seule exception le bonus "Mega squatt" plutôt réussi) mais ont gardé leur énergie et le jeu des 3 chanteurs est toujours aussi intéressant ("Street trash", "Music business"), le sens du tube potentiel est lui aussi de nouveau de la partie grâce à des mélodies plus ou moins marquées ("Cinglés", "Contre-temps"). A côté de ces titres qu'on attendait sur cette deuxième galette on a "Peu importe" et "Pas sommeil" qui semblent bâtis pour le live et des "Enhancer" ou "Tes haines" (en bonus) largement dispensables mais que les kids ultra fans réclament... Là, où Enhancer déçoit vraiment c'est quand ils quittent l'ambiance délire-kids-jump-fiesta pour se la jouer philosophe ("Existence", "Contre-temps") ou de jouer la dénonce avec un pathétique "Paname", on préfère les entendre sur des sujets plus légers et la recherche d'une nouvelle star académinable que de jouer avec le flow sur la misère parisienne (même si les grattes sont plutôt inspirées). Si cet album est moyen, c'est qu'il y a du moyen, du moins bien et également du vraiment pas mal, on y arrive avec les trois épisodes de "La malette" qui tiennent l'opus et l'auditeur en haleine, des variations sur le même thème ma foi fort sympathiques. Le must de ce Street trash arrive en fin d'album quand débarque Gérard des Svinkels, Jimmy Mac et AMS pour "Ma musique", premier titre vraiment réussi unissant rap et métal, le beat est posé (un poil trop au début ?), s'énerve, les guitares se mettent en route et la densité augmente, binaire et excellent, le morceau est porté par des textes hauts en couleur et en sonorités, enfin un bon titre de rap sur un album métal...
Production ultra lissée, "livret" bien foutu, titres convenables dans l'ensemble, dommâge que ce deuxième opus s'embourbe par moments que j'aurais bien aimé voir remplacé par des morceaux plus dans le style des "Nefast" et "Badtrip"... Cette atmosphère plus brute, avec du contact et du punch, on la retrouvera certainement sur scène, c'est là qu'Enhancer donne certainement encore le meilleur.
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Enhancer / Chronique LP > Et le monde sera meilleur...
La première chose qui nous vient à l'esprit en balançant le skeud d'Enhancer dans le lecteur (et non dans le secteur) c'est "ENFIN !" parce que si il y a un album qu'on attend depuis longtemps, c'est bien celui-là !!! Les facilités fianancières qu'il y a en France à produire un disque font qu'il aura fallu du temps aux Enhancer pour pouvoir présenter la galette.
Et quelle galette à première vue puisqu'on a le droit à 19 titres ! 19 pistes sur le CD qui ne font pas 19 morceaux étant donné la présence de 3 "Internul" qui font office de transition. Pour le 1er du nom, on a le droit à un blabla ragga avec un petit fond de boite à rythme, pour le deuxième, un délire très court et pour le dernier unjoyeux bordel avec un synthé bontempi ressorti du grenier. Moi, je rangerais également "EDA" au rayon de ces interludes (pas si nuls) qui servent d'intro pour les morceaux qui les suivent. A ces quelques pistes, on rajoute le très chaud "VOST" où sur une basse, quelques accords au piano et une rythmique syncopée s'entrechoquent des gémissements compréhensibles dans toutes les langues... Et on rajoute aussi l' "Intro" qui donne le ton de l'album, une petite voix toute gentille chante une petite chanson, on s'attendrit et BING, ça tombe, des cris d'horreur et de gros riffs sanglants font exploser les enceintes, pas de repos, pas de répit, Enhancer "Trace" la route. Une voix trafiquée (genre Pérusse) se balade jusqu'au gros refrain de service, ça pulse à mort et bang : break avec des petites notes de gratte et un flow hiphop pour des paroles difficiles à suivre tant le récit change tout te temps de direction (pour semer les contrôleurs ?).
Enhancer mélange rap et métal, ça on le sait et ça ne nous dérange pas. Mais il y a un problème sur cet album et il survient avec "Foutage de gueule" qui n'est que rap, largement influencé par Nique Ta Mère et consorts. Moi, je "kiff" pas ce genre de trucs, les zicos ont presque disparu, restent les chanteurs et un batteur boîte à rythme, c'est très fade. Heureusement, c'est le seul titre "rap" de l'album, il y en a quand même deux autres un peu trop rap à mon goût. Ce sont "Kids", sorte d'hymne à la Nowhere assez spécial et bizarre, et "Et le monde sera meilleur..." qui même s'il est marrant est assez chiant.
Ici, on préfère le son lourd des grattes qui arrachent tout que le haut débit des paroles sur fond sonore, et avec les "On the road again", "Contrôle pas" ou "Sex skunk skate squat" on est plus que bien servis. Là, les rythmes sont savamment étudiés pour tout casser, faire jumper les foules et les faire hurler des répliques du style "que le grand Cric me croque...", "Enhancer ... Represent" ... Les breaks rappés passent comme une lettre à la poste tant les cascades de riffs qui les suivent sont énormes ! Avec "Nefast", on tombe même dans le gros chaudron métal avec beaucoup d'effets sur les guitares, un leitmotiv KoRnique qui traîne et finalement des trucs qui tombent de partout, comme le ciel nous tombait sur la tête , o)
Au milieu de tout ça, on retrouve aussi une "TN", un morceau traditionnellement dédié à la Team Nowhere, très mélodique, les paroles placeent tous les membres de la fine équipe en situation, encore un hymne pour les kids... S'enchaîne "Badtrip" qui installe une ambiance calme mais peu rassurante, le phrasé rap se met en branle puis ça part en vrille dans les aigus, le chant devient incompréhensible, incontrôlable. Un sombre délire qui n'a rien à voir avec le "Sporte toi bien" qui lui délire grave avec des paroles hilarantes. Ca part dans tous les sens de Poelvoorde à Chantal Goya "Qui dit vin dit pot-de-vins, haut les mains, peau de lapin, enlève moi ce putain de maillot de bain si tu veux pas finir dans le ravin", c'est nawak, le dico des rimes est resté au placard, c'est le nouveau son qui va faire jumper les kids sur des non sens absolus. Enhancer s'amuse, se sent bien et se prend surtout pas la tête ! La preuve, s'il en fallait une c'est "Glock II" où le sample balance des nappes de chants grégoriens couvertes par de lourdes platrées de riffs gras.
Enfin, je terminerais par le meilleur, le hit absolu selon moi, le "Hardcore version dancefloor" qui résumé bien le bordel Enhancer : des gros riffs, des paroles déballées à 100 à l'heure, des breaks bien sentis, une rythmique diabolique et une envie de prendre du bon temps sur le dancefloor.
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