metal Métal > The Empire Shall Fall

Biographie > The empire strikes back

Initié en 2008, du côté de Providence, dans le Rhode Island (USA) par un certain Jesse Leach, notamment connu pour avoir été le frontman de Killswitch Engage mais également l'homme de base de Seemless et de Times of Grace, The Empire Shall Fall est un quintet orienté metalcore qui met ses premières démos en téléchargement libre via le net dès 2009. Quelques mois plus tard, le groupe qui est du genre pressé livre déjà son premier album, intitulé Awaken, par le biais de son propre label Angle Side Side Records et pour lequel il cite des influences allant de At the Drive-in à Deftones en passant par Between the Buried and Me et Meshuggah. En 2011, le groupe se lance dans la production d'une série d'EP digitaux/vinyles dont le premier volet a pour titre : Volume I : Solar plexus. [ [us] Angle Side Side Records (6 hits)External ]

The Empire Shall Fall / Chronique LP > Awaken

Cover The Empire Shall Fall - Awaken Quand l'ex-frontman de Killswitch Engage se la donne dans le stoner qui dérouille, ça donne Seemless et ça envoie du lourd. Quand il fait mumuse avec l'un de ses ex-comparses le temps d'un projet groove-metal qui pulse dans les enceintes, ça s'appelle Times of Grace et on valide. Quand il s'entoure de parfaits inconnus pour monter un projet metal(core) tout ce qu'il y a de plus basique (mais en même temps fonctionnel), on obtient The Empire Shall Fall. Pas le meilleur chapitre de la discographie de Jesse Leach, puisque c'est de lui dont il s'agit, mais quand même, ça fait un peu mieux que simplement respecter le minimum syndical ici requis...
L'éponyme "Awaken" déflore d'entrées les enceintes et part à l'assaut la fleur au fusil, à coups de groove métallique et de mélodies taillées pour le live. Efficace à défaut d'être original mais le charisme du frontman fait (déjà) la différence. On se demande quand même si la recette tiendra la longueur et les huit titres que compte l'album. "Lord of war" + "Voices forming weapons" pilonnent les enceintes et on a la réponse : a priori oui. Un soupçon de deathcore surmonté d'une grosse débauche d'énergie dans la frappe, un batteur qui se fait plaisir et les gratteurs qui balancent du riffs en soutien, toujours pas innovant mais ça fait quand même du bien par où ça passe, même si ça sonne un peu trop comme du Soulfly en mode metalcore burné. Avec les qualités et les défauts que cela suppose donc.
Trois titres et The Empire Shall Fall a posé son sujet. Peu ou pas de personnalité artistique mais la puissance de feu d'un croiseur au service de compos calibrées pour faire mâl(e). Mission accomplie, surtout que le groupe a le bon goût de modifier un peu la mire en se lançant dans une escapade trashisante aux fulgurances deathmetal avec "Choir of Angels". En insérant quelques petites finesses métalliques, le groupe parvient à donner un peu plus de corps à son Awaken avant de repartir sur des bases extrêmement balisées ("We the people", "These colors bleed") tout en respectant à la virgule près le dogme "gros riffs/mélodies/hurlements rageurs" taillés pour le live. Et rien de plus. Mais c'est déjà ça et les américains le prouvent encore une fois avec un "Our town" chargé en testostérone, avant que "The kingdom" ne vienne définitivement plier l'affaire en laissant une énième impression de "déjà entendu par ailleurs" certes, mais également la foudroyante expression d'un machine powercore métallique plus que rôdée. L'un n'empêche pas l'autre.