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Emil Bulls 2008 Originaire de Munich, Emil Bulls est une formation métal de cinq musiciens. C'est en 1995 que cette bande de potes décide de faire de la musique sous l'impulsion de Christoph Von Freydof (chant) et Stefan Finauer (à l'époque, batteur). Manque plus qu'un nom et ce sera Emil Bulls, relatif à un film pour enfants. Le temps que les premières compositions se mettent en place et les allemands commencent à faire parler d'eux lorsqu'ils signent chez Motor Music (Rammstein, Element of Crime) en 1999. Alors que nous sommes en pleine apogée commerciale du néo-métal, style qui les inspireront, Emil Bulls sort Angel delivery service en 2001. La reprise de "Take on me" de A-Ha est d'ailleurs tirée de ce premier album, qui verra le jour quelques années plus tard aux Etats-Unis sous l'étiquette Island Records. En 2003, Porcelain marque une évolution pour les allemands qui tentent de varier les plaisirs en proposant un condensé d'émo, de métal, de hardcore, d'électro et de pop. Nul doute que les teutons viennent de trouver leur style. La récidive surgit en 2005 avec The southern comfort, album qui marque la fin de leur collaboration avec Motor Music pour Pirates Records. C'est à cette époque également que le groupe enregistre avec un nouveau batteur suite au départ du co-fondateur, Stefan Finauer aka Graint. A noter la participation sur cet album de DJ Zamzoe. En 2007, puisqu'il faut bien faire plaisir au public, un live The life acoustic sort et, comme son nom l'indique, est un concert acoustique enregistré à Munich. En 2008, Emil Bulls réussit à attirer les majors notamment Sony BMG par l'intermédiaire de Drakkar Records (Lordi, Twisted Sister) lorsque les allemands terminent l'enregistrement de The black path enregistré à Hanovre avec Benny Richter (du groupe Terenzi). A peine plus d'un an après, en septembre 2009, Phoenix, le cinquième album studio des bavarois, apparaît dans les bacs.

Emil Bulls / Chronique LP > Phoenix

Emil Bulls - Phoenix Quatorze ans déjà qu'Emil Bulls sévit et pas une seule fois ce nom m'est parvenu jusqu'aux oreilles, ni aux yeux d'ailleurs. Situation curieuse à laquelle nous pouvons trouver au moins deux explications. La première est tout simplement relative à la piètre qualité musicale du combo, d'où un timide feedback. La deuxième est à chercher du côté de la mauvaise distribution et/ou l'origine géographique du groupe. La troisième explication (optionnelle, si je peux me permettre) est à mettre sur un manque du suivi de l'actualité musicale. Même pour un webzine comme le W-Fenec, rien n'est à signaler sur cette formation teutonne. Je suis donc en partie excusé. Pourtant toutes les conditions sont réunies pour qu'Emil Bulls n'échappe à personne : une bonne distribution (Sony Music Entertainment), des textes en anglais, un métal à la production on ne peut plus propre et un style dont les majors sont friandes notamment en Amérique du Nord.
Ce nouvel album, le deuxième sur l'étiquette Drakkar Records, arrive bien vite. En effet, il n'a fallu seulement qu'une longue année et un changement de guitariste pour que Phoenix soit mis en boîte après le précédent The black path. Pas le temps de souffler à l'image de "Here comes the fire", le premier titre, qui vient littéralement tout dévaster sur son passage. La panoplie sonore du jeune métalleux est au rendez-vous : riffs taillés au burin, rythme groovy et lourd, basse qui ronfle, grosse gueulante parsemées de voix plus claires. Bien que l'originalité fasse défaut aux allemands, aucun faux départ n'est à signaler. Ce cocktail de hardcore, de métal, d'émo et de pop par moment fait mouche mais dérange assez vite au final par son manque de personnalité. Les structures couplets-refrains trop téléphonées ont tendance à tourner l'auditeur vers l'ennui, d'autant plus que la voix claire typée émo de Christoph Von Freydof, que l'on retrouve chez Funeral for a Friend ou Silverstein, n'arrange pas les choses. Certaines chansons sortent heureusement du lot à l'instar de "Ad infinitum" avec son riff à la Lamb of God et son solo pas forcément excellent mais bien placé et la très bonne "The storm comes in". Mais comme à chaque fois, la voix du refrain vient souvent casser le trip. Un boulet difficile à enlever, ce qui est dommage car les influences et les intentions semblaient bonnes. On ne reniera en aucun cas le travail fourni par les Allemands sur Phoenix mais la prochaine fois, peut-être faudra t-il prendre plus de recul, éviter la précipitation ou repousser une éventuelle pression.