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Biographie > Elements de métal

"Une bonne dose de métal qui arrache, un zeste de mélodies planantes, le tout saupoudré d'éléctro." voilà en quelques mots ce que dit la bio de ce combo issu de la région nantaise. Né en 2000 précisément à St-Brévin, Element est au départ un trio composé de Marc (choeurs, guitare), Arnaud (batterie) et France (basse).
Après un premier LP autoproduit, composé de 12 titres et sorti confidentiellement (500 copies) en 2002, le line-up du groupe est légèrement remanié au début de l'année 2004 avec le départ de France et les arrivées de Yohan (chant) puis Niko (basse). Le style du groupe évolue alors vers un metal légèrement plus éléctro avec l'utilisation de samples par Marc. Détail qui a son importance, le chant d'Element est en français, le combo désirant que les paroles de ses morceaux soient comprises de leur public.
Entre-temps, Element a lentement mais sûrement pris de l'assurance en tournant avec Aqme, Clone Inc., Eths et No one is Innocent, quatre groupes dont ils ont assuré les premières parties avant de sortir une démo 4 titres en août 2004.
Mai 2005, le combo sort un EP intitulé A coeur ouvert...

Element / Chronique LP > Nos corps perdus


element_nos_corps_perdus.jpg Deux ans et demi après A coeur ouvert, un premier EP où il faisait étalage de qualités évidentes (et notamment une énergie mélodique plus qu'appréciable) comme de quelques défauts encore handicapant pour se faire une place de choix sur une scène metal hexagonale parfois dynamique, parfois plus paresseuse et cerclée de clichés, Element revient sous les feux de l'actualité avec Nos corps perdus, son premier LP. Mais deux ans et demi plus tard, le groupe semble avoir mûri et, malgré les critiques que nous avions à l'époque émis à son égard, est suffisamment fair-play pour soumettre son album à notre écoute. Intro éléctro-rock bien sentie, guitares qui jaillissent de toutes parts, une section rythmique qui assure, quelques solis de gratte fulgurants et un chant rageur qui détonne ("Graine mortelle"), la mise en route est plutôt réussie. Ce n'est pas forcément original, assez orienté nu-groove metal, chanté en français, mais c'est bien carré, maîtrisé et exécuté avec une énergie qui dynamite le tout avec plaisir. Si on a déjà entendu ça ailleurs, force est de constater que tout le monde ne peut pas forécement révolutionner le genre.
Et voilà qu'Element parvient à affronter, avec ses armes, l'écueil dit "metal français", pour insuffler à sa musique du gros son qui blaste et une rythmique mid-tempo qui cimente un ensemble truffé de quelques arrangements astucieux. Une bonne capacité à sortir du lot même si les textes de Nos corps perdus peinent cruellement à sortir de la banalité ("Les démons", "Je donne", "L'orage"...). Mais en contrepartie, le combo originaire de la région nantaise fait parler ses guitares sans complexe et avec des plans tendant vers le metal progressif. C'est puissant, incisif ("La poudre et le sang"), ça alterne chant clair et hurlements plus ravageurs, basse solide, incursions éléctro discrètes mais efficaces, avec toujours à l'esprit, le souci vers quelque chose de direct, compact et dopé aux amphétamines façon Mass Hysteria. Entre mélodies agressives et instrumentations plutôt soignées, Element livre un condensé de néo-metal (cette étiquette qui ne veut d'ailleurs plus rien dire du tout) plutôt bien troussé qui devrait attiser les tympans des amateurs du genre.

Element / Chronique EP > A Coeur ouvert

Element : a Coeur Ouvert Du mélo-métal éléctro pop rock français, ce premier EP d'Element (sous sa forme actuelle) arrive sur la platine avec l'assurance d'un cocktail qui peut se révéler explosif, audacieux et forcément jouissif. D'autant que A coeur ouvert a été enregistré par Damien Bolo de Clone Inc., une bonne garantie constructeur quant à la qualité du son de disque.
Au niveau prod justement, rien à redire le son est excellent et met bien en valeur aussi bien les parties "métal" que les samples éléctro. Ceux-ci à l'honneur dès le premier titre du disque, le très puissant "L'équilibriste", un morceau qui alterne très efficacement les passages qui défouraillent avec les plages un peu plus mélodiques. Au niveau du texte, on sent que le groupe a fait un effort dans l'écriture de ce premier titre afin d'éviter l'écueil de la naïveté et de la banalité qui plombe nombre de groupes boxant dans la même catégorie qu'Element.
Le texte justement ou plutôt le chant, c'est peut-être le reproche que l'on peut faire à "A jamais éteint", deuxième titre du disque. Le rendu n'est effectivement pas vraiment extraordinaire tant le chant est parfois trop doux sur les passages calmes et d'autres fois un peu noyé par les instruments dans les moments plus musclés.
"Poussière d'étoile" est quant à lui plutôt réussi. Instrumentalement, ça cogne bien, sans jamais être brouillon, mais encore une fois le chant est par moments un peu trop mis en avant, même si le groupe fait encore une fois preuve d'un talent certain dans l'écriture des textes.
Instrumentalement, le groupe assure tout au long des trois premiers titres de A coeur ouvert, offrant un metal énergique, parsemé de samples qui mériteraient à être encore plus présents. Les vocaux, quant à eux, s'ils se font parfois trop présents sur le disque, devraient faire des ravages en live et permettre au groupe d'imposer son énergie sur scène.
Malgré ce petit bémol, cet EP au graphisme soigné se laissera écouter avec plaisir sauf que, (et oui, il y a un hic.) le dernier titre vient un peu plomber l'écoute de ce CD. Tout ce qui fait la qualité des premiers morceaux de A coeur ouvert fait défaut à "Transparents". Instrumentalement, riffs et rythmiques restent très convenus et au niveau du texte, ça ne décolle jamais vraiment. Le constat est sévère, mais ce "Transparents" porte cruellement son nom, le titre ne parvenant à sortir de la banalité que grâce à l'énergie que met le combo dans sa musique.
A coeur ouvert montre en gros plans les qualités musicales intrinsèques d'Element, mais zoom du même coup sur les défauts du groupe. Au final, A coeur ouvert est un disque un peu inabouti et aux deux tiers réussis, c'est déjà pas mal quand même...