Apôtre depuis 1993 d'un rock heavy et caverneux, nécessairement avec additifs illégaux, aux convergences du metal underground et du stoner doom enfumé, Electric Wizard se fait, depuis maintenant une quinzaine d'année, le chantre d'une musique radicale qui ne cherche rien d'autre qu'à s'auto-suffire par elle-même. Entendez par là que le groupe ne cherche pas vraiment à frimer avec des scores de vente phénoménaux mais plutôt à faire un certaine apologie (douteuse) d'un mode de vie où la consommation des substances stupéfiantes les plus diverses et variées est érigée au rang de loi suprême. Le principe est douteux, la mise en pratique encore plus (ce qui a valu quelques séjours à l'ombre à certains de ses membres)... mais musicalement, le groupe est l'un des pionniers de la scène stoner-doom/sludge européenne. Sorte de trip hallucinatoire au son lourd, sale et saturé, la musique d'Electric Wizard est une sorte de cocktail dégénératif de rock/metal/doom underground : une sorte d'overdose narcotique musicale aussi dépressif que cathartique dont des albums tels que Come my fanatics ou Dopethrone sont les meilleurs produits... Des stupéfiants que l'on ne pouvait forcément que chez d'exellents officines, Rise Above Records (Cathedral, Capricorns, sHeavy, Witchcraft...), ardent défenseur de la cause stone/doom, étant l'hôte contractuel de la formation anglo-saxonne.