metal Métal > El Comer Ocho

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Originaire d'outre-Quiévrain et plus exactement de la région de Liège, El Comer Ocho est un quartet belge, formé en 2008, pratiquant un crossover de deathcore solidement burné, de stoner hardcore abrasif et de grind thrashisant bulldozer. En 2010 et notamment après avoir ouvert pour des groupes de la trempe de Dark Tranquility, ceux qu'on appelle également EC8 sortent leur premier album via Grizzly Inc./Goodlife Recordings : Clinical life / chemical lie.

El Comer Ocho / Chronique LP > Clinical life / chemical lie

El Comer Ocho On ne le dit pas assez et pourtant, en matière de musique (sérieusement) amplifiée, lorsqu'il s'agit d'aller à la castagne, le Belge est du genre à se mettre en première ligne, à affronter les éléments en restant droit dans ses bottes et à distribuer autant qu'il reçoit. Oeil pour oeil, dent pour dent. Or El Comer Ocho est belge... Du coup, Clinical life / chemical lie, son premier album, est un sauvage condensé de death metal, de stoner et de hardcore qui défouraille sévère. Riffing monstrueux, groove pachydermique et batterie mitrailleuse lourde, un chant qui oscille entre le gras taillé pour le live et l'écorché vif conçu pour ébrécher les tympans les plus entraînés, des titres concis et percutants qui rentrent dans le lard comme personne, EC8 cogne d'abord et pose les questions après. Ici on appelle ça avoir un feeling de tueur. Et comme en plus, le groupe est doté d'un impressionnant arsenal offensif, mais frappe en chirurgical mode sniper activé, fatalement, son album fait de sérieux dégâts dans la tuyauterie.
"Enter the void", "The other one made me sleep", "Crashtoast", en même pas dix minutes, le groupe a déjà empilé trois titres sur la platine et l'auditeur lambda s'est fait copieusement piétiner les tympans. Alors forcément au quatrième morceau ("Block eleven"), cette histoire belge tourne à la boucherie sans nom. Une véritable agression deathcore aux accents stoner, entre double pédale frénétique et brutalité viscérale, le tout furieusement encastré dans le cerveau de l'auditeur (ou tout du moins ce qui lui reste de neurones après les quatre premiers parpaings) avec l'énergie du désespoir. Faut dire aussi que les EC8... y font pas semblant quand il s'agit de perforer les neurones au trépan ou au contraire de bétonner tout ça en coulant une chape de plomb tout autour du studio ("El portero", "These bitter drops"). Bourrin, primal et complètement décomplexé ("Even not a second", "The glass"), Clinical life / chemical lie est sans conteste la grosse baffe métallique du moment, histoire de commencer cette nouvelle année la fleur au fusil (d'assaut).

PS : il y a quand même dans cet album un morceau calme... si, juste un, "The I felt...", histoire de faire croire quelques secondes qu'on va pouvoir sortir la tête de l'eau. La bonne blague ! (belge).