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Ektomorf > Chronique LP / Destroy
Quelques influences de musiques traditionnelles tziganes en guise d'intro et le groupe allume les gaz avec un "I know them" qui annonce clairement la couleur, les hongrois ne sont pas vraiment là pour rigoler. Ou alors, ils ont un sens de l'humour un peu particulier. Entre le marteau et l'enclume, Ektomorf nous pond l'énorme "Destroy" (accessoirement single de l'album), puis "Gypsy", deux titres massifs aux riffs puissants et destructeurs qui crachent leur venin pendant que le cogneur placé derrière les fûts s'applique à exécuter sa tâche sans aucun états d'âme, ça doit être une tuerie en live ce genre de truc. Brut de décoffrage, le metal du trio hongrois balancerait des parpaings à la figure de l'auditeur, ça ferait à peu de choses près le même effet.
Sans concession, "No compromise" puis "Everything" déballent l'artillerie lourde et pulvérise les enceintes directement à la roquette. Voilà le genre de truc qui dissuade ton voisin de te réveiller, un dimanche à 4h du matin pour partir à la pêche, par peur de représailles. Si la musique du groupe est par moments répétitive, un peu monolithique et surtout très influencée par Sepultura et Soulfly, le combo hongrois parvient à livrer, au milieu de ses murs de son qu'il propose, quelques petits soli de gratte bien sentis et plutôt efficace.
Qu'on se le dise, Destroy porte bien son nom, cet album est arme de destruction massive, un hymne au headbang à lui tout seul. Nettoyant les dernières poches de résistance au lance-flamme, à coup de "Painful but true", "Only god" ou "Tear apart", Ektomorf en met des tonnes à tel point que l'on finit l'album complètement rincé. Ici aucune finesse ou si peu (le final de "You are my shelter", ou "From my heart"), que du lourd, du très lourd, Destroy c'est du metal pur et dur, un exutoire à très haut dosage de violence.
De quoi atomiser les tympans de tout bon amateur de metal bien bourrin qui se respecte. même si Ektomorf gagnerait à être moins répétitif dans ses compos et à se renouveler un peu, Destroy ressemblant comme deux gouttes d'eau à I scream up to the sky, le précédent effort du groupe. Ektomorf, où le bon gros metal hongrois qui t'explose à la figure et fait du bien par où il passe !
NB : A noter que la version collector contient trois titres supplémentaires ("A romok alatt", "Nem engedem" et "Kalyi jag") lesquels s'ajoutent aux 12 morceaux déjà présents sur l'album simple.
Note :
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