metal Métal > Ed-Äke

Biographie > mâle de krahn ?

Comme bon nombres de groupes Ed-Äke se compose des "restes" (sic) de deux autres combos qui cessent leurs activités... Ici, ce sont les histoires de Dawaa et de Homesick qui s'achèvent et celle de Ed-Äke qui commence... en octobre 2000. Le combo basé dans le Val de Marne enregistre une démo l'année suivante pour démarcher les salles et unifie leurs forces au sein de l'association Reaktion Enchaine (Kalaazar, WickedSchool). Avant d'enregistrer (à quatre) ce premier EP appelé Stade kritik, ils ont déja partagé des scènes avec Boog-ïa, AqME et Wunjo. Ce nouveau CD autoproduit (sous la direction artistique de Francis, batteur des Dysby !) semble donc être la dernière marche avant l'album pour les désormais cinq Ed-Äke ((Dymon (chant), Jeb et #99 (guitares), Flow (basse) et Niko (batterie)).

Review Concert : Ed-Äke, Ed-Äke + Crack ov Dawn en klub sandwich (oct.2006)

Interview : Ed-Äke, Decadance & interview (août 2010)

Ed-Äke / Chronique LP > In loving memory of a dead rock band

Ed-Äke - In loving memory of a dead rock band En 2003, Ed-Äke nous envoie sa démo Stade kritik, en 2010, on reçoit leur excellent album Decadence and poetry, à cette occasion, je faisais remarquer que le groupe n'avait pas hiberné pendant 7 ans mais que son premier LP paru en septembre 2007 (In loving memory of a dead rock band) n'était pas arrivé jusque nos oreilles. Ni une ni deux, le combo s'est empressé de nous faire parvenir une copie de ce disque pour que ma collection soit complète... A l'heure où pas mal rechigne à assurer la promo de nouveautés avec des vrais disques ("télécharge donc un .rar de .mp3 en tapant XHQ76, tu vas adorer"), un tel geste ne pouvait que nous toucher, voilà donc une review (rapide) de ce skeud qui vaut toujours le détour, même 3 ans après. Comme je pouvais l'imaginer, c'est le chaînon manquant entre une démo métallique et un album profondément rock n roll. Avec "My lady loves", on se fait écorcher d'entrée de jeu même si le jeu se calme et s'adoucit quelque peu dans la suite du titre. Le Rock n'est pas mort, le groupe non plus, loin de là, c'est pas parce qu'ils laissent de côté de temps à autres les grosses distos qu'il faut les enterrer, au contraire, ça donne pas mal de relief et du punch à l'ensemble.
Découpé en deux chapitres de 6 plages chacun (vinyle style ?), la galette connaît un double interlude en son coeur : "Interlude part one" un instrumental un peu barré d'une part, "Interlude part two" dont le chant et la guitare calmes, posés, chaleureux nous invitent à se retrouver de l'autre côté (du vinyle ?) avec "A scary tale". Les guitares, électriques ou/et acoustiques s'entrechoquent, la rage et les mélodies se croisent, cette deuxième partie est plus dense, plus riche, plus accrocheuse avec des architectures plus complexes ("I'm a fake part two") et quelques renforts de douceur bienvenus ("Someone else").
Bref, avant de nous éblouir avec son Decadence and poetry, Ed-Äke avait annoncé la couleur, celle d'un rock qui ose puiser dans de vieux pots pour envoyer du gros, gardez vos épitaphes et vos éloges, leur rock est bien vivant.

Ed-Äke / Chronique LP > Decadence and poetry

Ed-Ake - Decadence and poetry Voilà un putain de bon album. Ed-Äke a pas mal évolué depuis les sons métalliques de son Stade kritik, et si on n'a pas reçu l'album In loving memory of a dead rock band (sorti en 2007), on avait pu voir en live que le groupe s'était choisi une voie plus claire, calmant le jeu des distos et évitant de suivre toutes les pistes. Mais même avec ce souvenir d'un groupe plus carré, je ne m'attendais pas à une telle débauche de classe et d'énergie en lançant Decadence and poetry. Un punk valse avec une damoiselle sur le digipak et à l'intérieur même topo, ça envoie du riff Rock sans rechigner sur les litres de sueur tout en restant aiguisé, net, propre, "sharp" quoi. Ed-Äke se permet même de claquer des titres aux allures plus pop qu'on imagine aisément retourner des stades entier. Un exemple ? Ok, prenond la la ligne de basse de "Heads or tails", simple et pure, elle permet de construire un morceau avec un rythme efficace, quelques riffs, un mini solo et une mélodie ensorceleuse par dessus le tout, emballé, pesé, le stade est retourné. En tout cas, ça fonctionne avec moi ! Et que l'influence soit plus power pop, métal gentil (MetallicA période Load/Reload), grunge ou stoner (le gros des troupes), ça marche toujours grâce à des refrains martelés et marquants ("Sold five dollars", "You don't know me"), alors certes ça peut sonner parfois simpliste mais en grattant ce qui sonne comme une évidence, on a une somme de détails plus ou moins importants qui solidifient les compositions et en font des tubes sans failles.
Arrêtons de jouer avec les mots, mettons de côté les références, jouons nous aussi au plus direct et au plus efficace : Decadence and poetry est un putain de bon album. Et français messieurs dames ! Non pas qu'on fasse du nationalisme primaire mais on a tellement pris de claques par les ricains par le passé que quand (et ça arrive de plus en plus souvent) ce sont des compatriotes qui atteignent ce niveau, il nous semble important de le rappeler. Voilà ce qu'il faut retenir, c'est un putain de bon album.

Ed-Äke / Chronique EP > Stade kritik


ed-ake : stade kritik Y'a des fois où on a beau aimer ce qu'on entend, on a du mal à écrire dessus. C'est pas le trac de la page blanche, c'est juste un manque d'inspiration... Et la chronique de ce Stade kritik de Ed-Äke me pose ce sacro-saint problème : par quel angle attaquer ? Pas évident parce que le groupe touche un peu à tout... néo, hardcore, mélodie, français, anglais, ... et on s'y perd tout en sachant qu'on écoute toujours le même groupe... Après une "Revolution" introductive (et inutile ?) le vif du sujet est attaqué par "Y" à des gros riffs enchaînés suivent d'autres gros riffs mais cassés cette fois-ci, le coup du couplet tout calme est bien réussi et la relance en mélodie est bien jouée (on s'attend à truc qui explose, mais ça viendra plus tard). Le chant est assez "spécial", mélodieux, lourd, caverneux, plannant, il y en a plusieurs couches ("Heavy dudes from the stars") et toutes ne sont pas aussi bien maîtrisées, c'est perfectible, tout comme le son d'ensemble même si ça tient très bien la route ! Les textes sont majoritairement en anglais sauf deux titres en français ("Acid" et " Stade kritik", la piste à moitié cachée), l'utilisation de notre langue semble exciter les Ed-Äke puisque ces deux titres ont quelques passages bien dingos, notamment le refrain de "Stade kritik". Diamétralement opposée à cette folie, on a "Someone", morceau plombé, dont le tempo est très ralenti sur les couplets doublement chantés, les guitares se laissent aller, c'est sur ce genre de titre que le groupe doit s'éclater en live. En plus d'assurer un bon rythme, Niko s'amuse avec ses tomes sur "Heavy dudes from the stars" (et sur d'autres titres aussi mais c'est là que c'est le plus marquant !), quant à Flow et sa basse, il s'offre quelques petites séances de slap qui ne passent pas inaperçues, celle de "The whining lust" étant la plus intéressante car elle accompagne bien les guitares tortueuses (non pas que ça joue lentement mais qu'elle ne trace pas toujours tout droit !).
Ed-Äke, c'est un joyeux bordel métal, ça ne plaira pas à tout le monde sur CD, mais sur scène, le groupe doit mettre tout le monde d'accord.